Rhino : deux frères, deux fronts, deux destins dans la tourmente de la Luftwaffe

Dans le ciel d’Europe, deux pilotes autrichiens découvrent que la guerre ne fabrique pas des héros, seulement des survivants.

Yann/Camp chez Zéphir/Dupuis

Reinhold ‘Rhino’ von Himmeldorf n’avait rien d’un as. Aristocrate autrichien fragile, méprisé par un père ancien pilote de 14-18 et proche du Maréchal du Reich Hermann Göring, il cherche sa place dans le fracas du front de l’Est. Il la trouve aux commandes du Henschel Hs 129, ce drôle d’oiseau trapu, blindé comme un char, conçu pour une seule mission : détruire du blindé soviétique à bout portant. Canon de 75mm, mitrailleuses lourdes, attaques en rase-mottes… le «Panzerblitz» frappe à quelques mètres du sol. Avec les « Cœurs Verts » de la Jagdeschwader 54 en couverture, l’unité de ‘Rhino’ éventre colonnes de KV-2 et positions avancées autour de Leningrad. Une guerre sale, mécanique, harassante.

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Pour tenir, le jeune aviateur avale de la pervitine. Tandis que les victoires s’additionnent, la lucidité se fissure.

Yann/Camp chez Zéphir/Dupuis
Yann/Camp chez Zéphir/Dupuis

À l’opposé, Ludwig, le frère préféré, joue les chevaliers du ciel sur le front de l’Ouest. Aux commandes d’un Bf 109 de la prestigieuse JG 53 « As de Piques », il patrouille sur la Manche. Basé à Guernesey, loin du chaos russe, l’aîné s’accroche à une parenthèse presque paisible et à une romance interdite avec une jeune Anglaise d’origine juive. Deux visions de la guerre : la neige et le métal contre le ciel clair avant que tout ne s’effondre car ici il n’est pas question d’exploits… mais de survie..

Yan reste fidèle à sa marque : pas d’héroïsation, mais des hommes ordinaires happés par une machine de guerre qui les dépasse. La filiation avec Le Grand Duc saute aux yeux. Au dessin, Julien Camp impressionne. Avions, armements et blindés sont d’un réalisme chirurgical.

Cette nouvelle saga prend son envol… et on embarque sans hésiter.

À lire chez Dupuis/Zéphir.

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