Mignon? Chocottes, une ville hantée, qui fête Halloween comme nulle part ailleurs, sauf chez Germain qui n’a pas la chance d’avoir un fantôme à la maison

© Pailler chez Kaléidoscope

Bienvenue à Chocottes, obscure ville où Halloween règne en maître toute l’année. Pour cause, chaque bicoque est hantée. Toutes sauf une… trop mignonne que pour être de la fête.

Résumé de Mignon par Kaléidoscope: Dans la ville de Chocottes, habiter une maison hantée est une véritable fierté ! Malheureusement, Germain n’a pas cette chance. Chez lui, pas l’ombre d’un monstre ou d’un démon du sol au plafond… Mais cette année, pour la fête d’Halloween, Germain a un plan. Au grenier, il a découvert un vieux grimoire contenant une incantation mystérieuse censée invoquer la créature la plus terrifiante qui soit ! Du moins, c’est ce qu’il croit…

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Cette maison sobre (et pourtant à côté du cimetière) au royaume de l’effroi, c’est celle de Germain, à son plus grand désarroi. Pas de vampire au grenier, pas de clown dans le caniveau, pas même un revenant dans un placard: la vie de Germain est trop normale, pas assez paranormale, il est la risée de ses copains. Encore plus quand vient le 31 et qu’il n’est pas convié à la grand-messe, le tour du voisinage abominable.

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© Pailler chez Kaléidoscope

Mignon, en lettres phosphorescentes, semblant calligraphiées par le Démon, dégoulinantes, cache forcément bien son jeu M… onstrueux. « KANDA DAMBADA », c’est ce qu’a hurlé Germain sur base d’un vieux grimoire en espérant mettre fin à sa quarantaine et avoir enfin son monstre à lui.

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Résultat? Pas l’animal de compagnie que notre héros espérait. Une petite biche (améliorée), un genre de pokémon trop chou, trop câlin pour être honni. Bon, va falloir faire avec, les invitations sont déjà lancées et Germain sent déjà que ça va capoter, il entend déjà les moqueries alors qu’il voulait flanquer la frousse à ses « amis ».

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En quatre chapitres, dont un fameux retournement de situation, Jérémy Pailler a imaginé un monstre quelque part entre Gremlins et Ghostbusters, carburant à la nostalgie des 80’s, les aventures insouciantes à vélo et les frissons cinématographiques antiques avec supplément popcorn. Sa créature se révèle craquante à l’extérieur, mais croqueur à l’intérieur quand elle se met dans un état pas possible, que la colère la submerge, quand on s’en prend à Gabriel, par exemple. L’auteur possède une patte prodigieuse; étrange et fascinante, pour faire exister les ectoplasmes, leur donner paradoxalement de la matière, une ampleur physique et néanmoins intangible.

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Ce petit livre, format roman richement illustré, est un régal pour les yeux et le moral, tout en nous apprenant à quel point la différence peut être porteuse. Le travail de l’auteur est merveilleusement épouvantable.

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À lire dès 3 ans chez Kaléidoscope.

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