Vendredi soir, la salle Fabry du Whalll vibrait d’une belle énergie, prête à accueillir le concert de Besac-Arthur pour la sortie de son nouvel album, À l’intérieur. Le public, affluait dans la salle, impatient de découvrir les nouvelles sonorités de cet artiste qui ne cesse de repousser les limites de sa créativité.
Dès les premières notes, il était clair que Besac-Arthur avait préparé une expérience immersive. Accompagné sur scène par le griot du Burkina Faso Zouratié Koné, qui est reconnu comme un maître du djembe, du dumdum, du tama (talking drum), du longa, de la kora, du ngoni et du balafonil, il a su bien vite créer une atmosphère unique, mêlant habilement les influences africaines et les sonorités contemporaines.
Le griot, véritable virtuose, jonglait avec plusieurs instruments traditionnels, dont la kora, une harpe africaine à la sonorité envoûtante. Ensemble, ils ont tissé une toile sonore riche et complexe, où chaque note semblait raconter une histoire.
L’album À l’intérieur se dévoile comme un voyage introspectif, et le concert en était la parfaite illustration.
Besac-Arthur, Sébastien Haciane à la ville, a interprété plusieurs morceaux de son nouvel opus, chacun d’eux résonnant avec une jolie profondeur émotionnelle.
Pour n’en citer que quelques uns, nous avons eu droit à Un Monde, Au Bout des doigts, A l’intérieur, l’excellent Légitime Défense, Il y a, Humans, Je perds le Nord, Des Rois ou Revoir l’Océan qui clôtura le show en beauté.
Sa voix, à la fois douce et puissante, portait des paroles chargées de sens, évoquant des thèmes universels tels que l’amour, la quête d’identité et la résilience. Les arrangements musicaux, savamment orchestrés, mettaient en valeur la fusion des cultures, créant un dialogue entre les rythmes africains et les influences modernes, américaines et européennes.
Le public, séduit, a rapidement été entraîné dans cette aventure musicale.
Les applaudissements et quelques cris d’encouragement fusaient à chaque morceau, témoignant d’une belle adhésion des spectateurs.
L’artiste possède une réelle présence charismatique, et sait comment capter l’attention de son audience, alternant les moments de douceur et même des courtes lectures un petit carnet à la main, et des passages plus énergiques, où la kora du griot prenait le devant de la scène, transportant chacun vers des horizons lointains.
Il faut souligner une fois encore le côté convivial et la très bonne acoustique de la salle Fabry, un endroit très agréable pour découvrir des artistes dans d’excellentes conditions d’écoute.
En conclusion, le concert de Besac-Arthur au Whalll a été bien plus que le simple lancement de son album ; c’était une célébration de la musique comme vecteur d’émotions et de partage.
À l’intérieur s’affirme comme un projet audacieux et différent d’un homme globe-trotter pour qui les voyages sont une grande partie de sa vie, et sujets à de belles rencontres. Ce concert a su en capturer toute l’essence.
Besac-Arthur sera assurément un artiste à suivre de près dans les années à venir.
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Hugues Timmermans









