Un des concerts les plus attendus de ces dernières semaines était sans nul doute celui de Thirty Seconds To Mars qui a eu lieu le 12 juin dernier à Forest National. Et même s’il s’agissait du petit Forest (sans les balcons) l’ambiance fut énorme du premier au dernier titre.
Thirty Seconds to Mars, communément stylisé 30 Seconds to Mars est un band américain, originaire de Los Angeles en Californie et formé en 1998 par Jared Leto (chant, guitare, basse, claviers) et son frère Shannon Leto (batterie et percussions). Fort de six albums à ce jour, dont le dernier excellent It’s The End Of The World But a Beautiful Day sorti en 2023 et qui contient le mémorable single Stuck, le groupe s’est lancé dans une tournée internationale qui s’arrêtait ce soir là dans la salle bruxelloise. Et il flottait dans l’air un parfum d’impatience et d’excitation de la part des fans, prêts à faire la fête avec leur groupe favori.
C’est Jaguar Twin qui ouvre les hostilités.
Brandon Roy Wronski à la ville est un chanteur, auteur-compositeur, musicien et producteur américain musicien qui outre une carrière comme chanteur dans des groupes alternatifs a démarré une carrière solo sous le nom de Jaguar Twin en 2018. Aujourd’hui il collectionne les dizaines de millions de flux, de vues vidéos et d’écoutes radio sur les stations américaines.
J’avoue n’avoir été que moyennement séduit par sa prestation et son rock alternatif qui se laisse écouter avec plaisir, mais sans plus.
Mais place aux héros de la soirée 30 Seconds To Mars
Sur le coup de 21h, les lumières de la salle s’éteignent et le public est invité à participer à un décompte qui se déroule sur l’écran géant et annonce l’entrée en scène du groupe. Pendant ce temps sur les écrans latéraux ont distingue les musiciens, Jared Leto en tête qui en coulisses marchent vers la scène en adressant quelques signes à la caméra.
Le public hurle et le décompte s’arrête subitement à 30.Thirty, thirty , thirty, thirty répète la voix du décompte, et celui ci n’ira pas plus loin. Le band déboule sur scène avec un Jared majestueux vêtu d’un manteau-cape et de lunettes futuristes. L’ouverture Up In The Air est immédiatement sublimée par les canons à confettis et les pièces pyrotechniques.
Le show est lancé et c’est parti pour une (quasi) hystérie de nonante minutes en compagnie du duo de frangins et de leur guitariste, troisième membre du groupe pour la scène( les musiciens additionnels changent souvent).
Kings ans Queens, Walk On Water, Rescue Me et son habituel envahissement de scène par les fans invités à rejoindre le roi Jared sur scène, une petite intro acoustique pour Seasons, Hail to the Victor et son solo de guitare, Hurricane, This is War et A Beautiful Lie s’enchainent à grand renfort d’effets pyrotechniques e festival de flammes en tout genre.
Il est clair que 30 Seconds To Mars a piqué plein d’idées à Kiss, notamment pour les images en coulisses diffusées lors du décompte avant l’arrivée on stage, et ne parlons pas de la pyrotechnie directement inspirée des premiers concerts du band légendaire, et du lance flammes que Jared brandit régulièrement fièrement vers le plafond de la salle qui nous rappelle méchamment le numéro de cracheur de feu de Gene Simmons.
La voix de Jared Leto reste néanmoins impressionnante de justesse et de puissance, aussi à l’aise sur les titres plutôt metal alternatif ou progressif, que sur les hymnes de stadium rock qui nous font irrémédiablement penser à U2 avec cette manière de tenir la note de longues secondes comme le fait si bien Bono.
C’est l’heure de la partie acoustique avec Jared à la guitare et du choix du public, avec des titres comme Vox Populi, A Modern Myth, Buddha for Mary suivi par Do or Die.
La dernière partie du show est explosive et va crescendo avec Stay, City of Angels, Night of the Hunter, From Yesterday et Attack.
En rappel Stuck électrise la foule et le ton monte encore avec The Kill ( Bury me) et Closer to the Edge qui voit un nouvel envahissement de la scène orchestré par King Jared, toujours heureux d‘être au contact de son public.
Ballons colorés, confettis, explosions, mur de feu et effets pyrotechniques en tous genres, 30 Seconds To Mars impressionne et confirme qu’il fait aujourd’hui partie des tout grands groupes de scène et qu’assister à leurs concerts est sans aucun doute la certitude de passer un bon moment et de vivre un show impressionnant.
Dommage que le choix du groupe de se produire en trio sur scène le force obligatoirement à faire appel aux techniques de parties sonores préenregistrées, mais c’est de plus en plus le cas aujourd’hui pour énormément d’artistes.
En résumé, 30 Seconds To Mars, nous propose un mélange d’authenticité et d’audace, d’hymnes vénérés et de remplissage à demi oubliable portés par un show totalement maîtrisé et savamment orchestré.
Ne faisons donc pas la fine bouche sur une prestation qui fut réellement bluffante !
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman













