La date belge de son One Last Time Tour passait samedi dernier par le Sportpaleis d’Anvers, et Rod Stewart fut fidèle à sa légende orchestrant un show complet de deux heures devant des fans comblés.
A 79 ans, il est toujours bien là le Rod, alternant les hits avec bonheur et faisant toujours preuve d’une belle aisance sur scène, même si son band lui laisse de temps à autre quelques moments de répit qui lui permettent de changer de tenue et de souffler un peu.
Comme les Stones, Mc Cartney, The Who ou Deep Purple, Rod Stewart fait partie de cette génération d’increvables qui a un âge où beaucoup pratiquent le canapé-charentaises, se produisent toujours sur scène avec un bel enthousiasme.
La voix est toujours là, même s’il a plus de difficultés à atteindre certaines notes haut perchées qu’à sa période dorée, mais dans l’ensemble Rod et son band sont plus que convaincants. L’homme n’était plus venu en Belgique depuis 2016 et son public était ce soir bien au rendez-vous.
Certains regretteront le prix assez élevé des tickets, mais voir une telle star sur scène, peut être pour la dernière fois, avec une production flamboyante et épaulé d’un band de premier plan ça se paie. Et puis la majorité du public ayant passé la cinquantaine il y a fort à parier que beaucoup d’entre eux ne se déplacent plus que pour quelques concerts par an, ce qui ne devrait donc pas leur poser un trop gros problème financier.
Quand on aime, on ne compte pas comme dirait l’autre !
Et c’est donc sur le coup de 20h30 que Rod et son band déboulent sur scène et on est parti pour deux heures de classiques avec Addicted to Love, une reprise de Robert Palmer suivi de Your Wear it Well. Le ton est donné.
Le lightshow est superbe, la scénographie magique, le son de bonne qualité et les écrans géants sont vraiment géants pour un confort maximal des spectateurs assez éloignés de la scène. Sur scène trois choristes et deux violonistes féminines complètent le band de base, ce qui donne plus de force et de panache aux interprétations.
Et Rod le performer dans tout ça? Il est bien toujours là !
Alternant petits pas de danse énergiques, et arpentant la scène régulièrement d’un bout à l’autre pour aller chercher le public, l’artiste change aussi plusieurs fois de tenues, passant d’un costume très glam à paillette, chemise blanche et gilet jaune, à des tenues plus flashy, et au port d’une veste tigrée très seyante.
Question hits, on n’est pas en manque avec Forever Young, sa superbe interprétation et sa partie instrumentale aux guitares flamboyantes, la tradition écossaise étant aussi assez présente avec une démonstration de tapdance par les choristes, un super solo de guitare et des percussions impressionnantes.
The First Cut is the Deepest , I Don’t walk to talk about it, et le formidable Maggie May acclamé par la foule complètent la liste. Saxo, violons, harpe, rajoutent des touches musicales étonnantes et les orchestrations se savourent jusque dans les moindres détails.
Suivent I’d Rather go Blind, l’excellent Young Turks, Baby Jane, Downtown Train avant que Rod ne disparaisse en coulisses pendant que ses choristes nous gratifient d’une interprétation explosive de I’m so Excited des Pointers Sisters.
Quelques minutes plus tard retour de Rod The Mod avec Tonight’s the Night et You’re in my Heart ( The Final Acclaim) illustré sur les écrans par des images de son club de foot de coeur le Celtic de Glasgow, qui sera encore une fois champion cette année, c’est certain nous confie Rod.
Suivent Have I Told You Lately, Lady Marmalade chanté par les choristes pendant que Rod part enfiler un nouveau costume, avant de revenir terminer le show avec It Takes Two et Some Guys have all the Luck.
Le rappel sera composé des très attendus Da Ya think I’m sexy? (le single le plus vendu de l’histoire du rock !) et de Sailing, durant lequel Rod et les choristes arborent des jolies casquettes de capitaine de navire.
L’hymne idéal pour se quitter définitivement, qui est bien évidemment repris en choeur longuement par la foule.
Avons nous vraiment vécu son dernier passage sur scène chez nous? L’avenir nous le dira.
Mais une chose est certaine, Rod Stewart malgré le poids de l’âge garde toujours en lui cette énergie d’interprétation et cette voix rauque exceptionnelle qui a fait son succès, et sur scène il reste un grand performer présent à jamais dans le coeur de son public fidèle.
Une star intemporelle incontournable et immensément respectable.
Chapeau bas Sir Stewart !
Jean-pierre Vanderlinden / Photos (accréditation ok) Fabian Braeckman
Setlist Sportpaleis 11.05.2024:
Addicted to Love (Robert Palmer-cover)
You Wear It Well
This Old Heart of Mine (Is Weak for You) (The Isley Brothers-cover)
It’s a Heartache (Bonnie Tyler-cover)
Forever Young
The First Cut Is the Deepest (Cat Stevens-cover)
I Don’t Want to Talk About It (Crazy Horse-cover)
Maggie May
I’d Rather Go Blind (Etta James-cover)
Young Turks
Baby Jane
Downtown Train (Tom Waits-cover)
I’m So Excited (The Pointer Sisters-cover)
Tonight’s The Night (Gonna Be Alright)
You’re in My Heart (The Final Acclaim)
Have I Told You Lately (Van Morrison-cover)
Lady Marmalade (The Eleventh Hour-cover)
It Takes Two (Kim Weston-cover)
Some Guys Have All the Luck (The Persuaders-cover)
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Da Ya Think I’m Sexy?
Sailing (The Sutherland Brothers cover)












