
« Il est petit, il est poilu, c’est Petit Poilu. Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais?… que se passe-t-il? Ça se bouscule et tout bascule! Une speedy souris, un chemin qui rend mini, un enfant troll glouton, une bouche en boxon, de l’aide, de l’entraide et des dents de lait… Vas-y, Petit Poilu, Fonce! »

Résumé du tome 29 de Petit Poilu par Dupuis : Rapetissé lors de son passage dans un étrange chemin, Petit Poilu atterrit dans un garde-manger bien rempli. Installé sur une part de gâteau, il y rencontre Soussou, une gentille souris. Mais voici que Profitroll, l’enfant troll, saisit la part de gâteau et l’enfourne dans sa grande bouche de glouton ! Assis sur la langue de Profitroll, au cœur d’une bande de dents plus cariées et cassées les unes que les autres, Petit Poilu va tout faire pour sauver les pauvres petites dents de lait ! Un album sous le signe de l’aide et l’entraide !

On ne sait pas s’il va faire dentiste quand il sera grand. Il a de toute façon le temps de changer d’avis encore quelques fois, au fil des aventures imaginées par Céline Fraipont et Pierre Bailly. Mais, il est vrai que ce n’est pas la première fois que Petit Poilu s’aventure dans la bouche fourre-tout d’un personnage dont les intentions, méchantes et/ou gentilles, ne sont pas forcément claires depuis le début. Et les dents, non plus. Faut dire qu’à force de s’empiffrer de cochonneries, il y a moyen de faire souffrir ses quenottes.


Il y a du travail et ça tombe bien, Petit Poilu était réveillé tôt, ce matin, par le chat, pour une fois, plutôt que par son tonitruant réveil. Il n’était pas pressé mais ravi, une nouvelle fois, de se laisser faire par l’imprévu fantastique. Oh, même s’il y a parfois un moment où il serre fort contre lui la photo de ses parents, un coup de blues qui ne dure jamais longtemps, car il a toujours de nouveaux amis sur lesquels compter. Et on peut toujours compter sur lui et son coeur sur la main. Pas besoin de mots (les planches de Pierre Bailly sont toujours aussi muettes et pourtant tellement peps et éloquentes), juste la magie de l’instant qui vous pousse à faire ce qui est le mieux pour les autres et donc pour vous.

De l’infiniment grand (ce trollounet) au minusculement petit (Petit Poilu, Soussou la souris ou Dentifine et Adent, les dents), les auteurs s’amusent une nouvelle fois comme des petits fous à faire péter les couleurs et les émotions, à jouer à accélérer ou ralentir le rythme auquel nos yeux de (moins) jeunes lecteurs passent de case en case. Cette fois-ci, le décor est un peu redondant mais les bonnes idées sont toujours au rendez-vous, Petit Poilu est un coffre à trésors toujours inépuisables et rempli de messages inspirants.

À lire chez Dupuis.

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