
Qu’est-ce que vous croyez, vous, que les animaux sauvages prennent leur bain avec leurs rayures? Ben non, banane. Quand ils se lavent, ils enlèvent leurs rayures, leur combinaison. Comme les humains leurs vêtements. Anne Schmauch et Grégoire Mabire en témoignent dans un album jeunesse qui fait Volte-Face, avec un zèbreau et un tigreau.
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Résumé de À qui sont ces rayures par Mijade : Zak le petit zèbre est bien embêté: il vient de tacher son costume à rayures et il n’a plus rien à se mettre! Pas le choix‚ direction la laverie pour le nettoyer. Le problème‚ c’est qu’un petit tigre a eu la même idée que lui. Paniqué‚ Zak saute dans son costume à rayures encore trempé et prend la poudre d’escampette. Mais voilà que tous les animaux qu’il rencontre le fuient en hurlant! Se pourrait–il… qu’il se soit trompé de costume à rayures?


Quand on ne distingue plus les rayures du reste, à force de poussière ou de gadoue, forcément, il faut se résoudre à laver son poil. D’où cette laverie où les zèbres comme les tigres et autres girafes peuvent porter leur pelage. Mais, pas tous en même temps… tout le monde pourrait ne pas revenir vivant. Pas de cessez-le-feu ni de cessez-les-crocs, les lois de la nature et de la chaîne alimentaire sont toujours de mise même quand on est nu comme un ver.

Ou comme un zèbre. En attente que sa machine soit finie, Zak a été surpris de voir un jeune tigre traverser la ville pour se diriger lui aussi au lavomatic. Panique! Ni une ni deux, Zak ouvre la machine et pense prendre sa combinaison. Tant pis si elle est mouillée, à la vitesse où il va fuir son ennemi intime, elle aura vite séché! Peut-être, sauf que notre poulain blanc (ben oui, il est privé de ses zébrures) a pris la mauvaise pioche. Du jaune strié de bandes brunes, il a pris l’apparat de Télio, le tigreau. C’est donc pour ça que tout le monde s’enfuit sur son passage. Zak ne ferait pas de mal à une mouche, mais déguisé en tigre, il a une autre prestance! Ça change la vie! Mais il n’est pas au bout de ses surprises et de son cauchemar. Car même chez lui, il n’est plus le bienvenu.

Pas de documentaire, ici, mais une histoire fantaisiste et décalée, plutôt bien vue et bien amenée par Anne Schmauch et Grégoire Mabire. Les dessins de ces animaux légèrement anthropomorphisés, avec une tirette au milieu du ventre, sont réussis et rigolos Tandis que les quiproquos sont rythmés. Pourtant, dans l’écrin de ces 24 pages, je suis un peu resté sur ma faim. Je me suis dit qu’au vu de l’originalité du pitch de départ, il y aurait eu matière à aller plus loin, à faire plus loufoque et hilarant. Mais ça reste fun.

À lire chez Mijade.

