Au coeur du naufrage: en crayon embarqué et aventurier, petite visite privée, didactique du Titanic, dès 7 ans

© Elvis/Le Moine/Maury chez Milan

Les Aventureurs, c’est une nouvelle collection de documentaires en BD. Chaque éditeur semble devoir avoir la sienne, ces dernières années, à destination des premiers lecteurs, dès 7 ans. Avec Premiers pas sur la Lune et Une ascension explosive – les volcans, Au coeur du naufrage – Le Titanic inaugure celle des Éditions Nathan. Félix Elvis et Lucie Le Moine, au scénario, Aurélien Maury, au dessin, et François Codet; à l’essentielle relecture scientifique, nous entraînent ainsi 110 ans en arrière, à bord du plus fameux et plus fragile paquebot transatlantique, dans un style ligne claire immédiat.

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Résumé d’Au coeur du naufrage par les Éditions Nathan : France, 1912. Louise est tout excitée : sa famille a pris la décision de quitter la France, direction les États-Unis et leur promesse d’une nouvelle vie ! Mieux encore pour la petite passionnée de mécanique : ils vont traverser l’Atlantique à bord d’un gigantesque navire, le « Titanic » ! Louise est bien décidée à explorer tout le bateau – ses ponts, ses chaufferies, ses restaurants ou encore sa salle de radio – mais aussi à rencontrer le maximum de passagers. Très vite, elle va se lier d’amitié avec Hannah, une Allemande qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau et qui va lui permettre de découvrir le luxe de la première classe. Mais une tragédie met un terme à ses découvertes : le 14 avril, en pleine nuit, le « Titanic » heurte un iceberg et, en quelques heures, s’enfonce définitivement dans les flots. Notre héroïne réussit à monter sur un bateau, mais ce drame marquera profondément l’histoire, comme la culture populaire.

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C’est clair, se taper 3h15 du film d’anthologie de James Cameron, ce n’est sans doute pas la meilleure des manières pour partir à l’abordage du Titanic avec des marmots. Pourtant, cette histoire, si elle est simplifiée, a tout pour leur plaire. Un bateau et un grand voyage, ça fascine. En plus, quand on est enfant, à un moment, on aime bien tout détruire. Les Kapla et autres Duplo s’en souviennent. Et, sans risque de spoiler les parents qui nous lisent, le Titanic finit quand même tragiquement fracassé contre un bloc de glace. Autre qualité de cette aventure à portée des jeunes matelots, il y avait des enfants à bord et un immense terrain de jeu (269 mètres de long, 9 ponts passagers et une mixité sociale bien marquée) et de découverte. C’est sur Louise que les auteurs ont jeté leur dévolu. Avec ses parents, fermiers n’arrivant pas à sortir de la pauvreté, elle voit dans le Titanic l’opportunité du rêve américain. Ils embarquent.

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Dans une ligne claire bonhomme et souriante, qui invite à suivre Louise, du plan d’ensemble au rapproché, les auteurs explorent de fond en comble le navire, au fil des opportunités que se crée la jeune héroïne. Parce qu’on a vite fait de s’échanger les vêtements avec la copine qui la surclasse et qu’il y a toujours un membre de la famille qui occupe un poste-clé au coeur d’une ville flottante comme celle-là. De la cuisine à la salle de réception, en passant par les saunas et la salle des machines, le lecteur se trouve aux premières loges, à travers les classes et à l’abri du danger.

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C’est très didactique sans empêcher la fiction vive, ça bouge bien, sans trop de texte (un dossier explicatif permet d’aller un peu plus loin). Au coeur du Naufrage utilise bien le format bande dessinée, dans son cadrage, son découpage, sa manière d’utiliser les doubles planches pour promener le lecteur et faire le tour de la question et des réponses. Ce chouette petit livre de 54 pages, vite engloutis, a bien ciblé son public et ne le laissera pas de glace, je pense.

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À lire chez Milan/Les Aventureurs.

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