Hellmut Lotti Goes Metal a enflammé le Cirque Royal !

Né à Gand en 1969, Helmut Lotti a commencé sa carrière par des imitations d’Elvis dont il est fan depuis son plus jeune âge, avant d’entamer une carrière classique grand public qui va cartonner et qui l’emmènera donner des concerts en Europe et aux USA. Mais depuis peu, notre homme a révélé une de ses autres passions : son amour de la musique hard rock et metal. Et c’est pour une date de sa tournée Hellmut Lotti Goes Metal que l’artiste posait ses valises ce jeudi au Cirque Royal.

L’histoire de la métamorphose a commencé il y a quelques mois lorsqu’une radio flamande le met au défi de reprendre un titre metal et il reprend alors Run to the hills de Iron Maiden. Une version tellement convaincante que le Graspop Festival l’invite à y donner un concert metal et que notre HeLLmut, qui a désormais dédoublé la lettre « L » de son prénom fera un véritable carton devant une foule énorme de metalleux surpris dans un premier temps, mais surtout bien vite scotchés par sa prestation qui n’a rien à envier aux meilleurs groupes du genre.

Et l’entourage de l’artiste a eu le nez fin, car au vu des répétitions tellement concluantes, la décision d’enregistrer le concert du Graspop avait été prise et l’accueil incroyable du public aidant, la captation se transforme bien vite en une sortie de disque live en cd ou vinyle qui se vend comme des petits pains.

Rapidement au vu du succès public et de la demande qui va avec, une tournée se met sur pied et les dates se rajoutent les unes après les autres devant des salles bondées, comme ce soir au Cirque.

Il était donc temps pour nous de vibrer sous les riffs du combo d‘Hellmut, et sous la puissance de sa voix absolument incroyable.

Car s’il restait encore de rares sceptiques dans la salle avant le show, ils ont dû baisser leur garde devant la qualité de la prestation d’un Hellmut qui prouve qu’avec la voix exceptionnelle qu’il possède il peut tout chanter, et de quelle manière !

Dès l’entame du show le band attaque avec Holy Diver, le classique intemporel de Ronnie James Dio. Excusez du peu !

Le son est puissant et clair et Poison d’Alice Cooper enfonce le clou de bien belle manière. Très à l’aise dans un registre totalement différent l‘homme prend un plaisir évident à jouer à la rockstar devant un public bien vite déchainé. « Je ne suis pas un chanteur classique » déclarait il il y a peu sur les antennes de la RTBF,  » je suis un crooner qui chante du rock ! ». Et il ne doit pas insister beaucoup pour nous convaincre.

Il enchaine alors avec Smoke on the Water, Run To The Hills, et une version superbe du Easy Livin de Uriah Heep avant de nous proposer Darkness, un titre de son cru qu’il a composé avec son band et qui ne fait absolument pas tache dans le répertoire prestigieux qu’il interprète ce soir. On se dit même qu’il pourrait désormais mener plusieurs carrières de front et nous sortir des albums metal de reprises mais aussi de titres inédits qui pourraient faire l’objet de prochaines tournées. Car quand on a cette facilité vocale et que sans crier gare on parvient à séduire en quelques mois le public metal pourtant assez pointu, on peut se permettre de remettre le couvert.

Dans certains titres, Hellmut parvient même à faire mieux que l’original ce qui n’est pas une mince affaire !

La setlist se déroule totalement jouissive, avec des titres comme Still Loving You, When The Lady Smiles, un incroyable Thats Allright servi à la sauce Ace Of Spades, clin d’oeil à Elvis et Motörhead, puis Gimme all Your Lovin’, avant un traditionnel Tiritomba transformé en brûlot metal étonnant.

Ensuite c’est le frère d’Hellmut qui monte sur scène, fondu de metal depuis son enfance c’est lui qui a initié le chanteur à ce style de musique et qui l’a poussé à franchir le pas sur scène. Très bon chanteur lui aussi, il reprend Breaking the Law de Judas Priest dans une version sidérante où il fait le lead alors qu’Hellmut dédouble parfois la voix en montant à la tierce. Perso je n’avais jamais entendu ça dans un concert de metal. Incroyable !

Le concert se poursuit avec Nothing Else Matters, Paranoid, I Was Made For lovin You, une formidable version hard de Que Je T’aime spécialement choisie pour les villes francophones, Born to Be Wild, Here I Go Again et Paradise City des Gun’s où sa voix nous rappelle celle d’Axl Rose au temps de sa splendeur.

C’est avec Highway to Hell repris en choeur par tout le Cirque Royal qui lui fait une énorme ovation qu’Hellmut Lotti quittera la scène avec la satisfaction du devoir accompli.

Au sortir de la salle si on tend l’oreille on n’entend que des commentaires satisfaits louant le savoir faire d’un chanteur que certains raillaient encore il y quelques mois. Je dis bien certains, car j’ai aussi rencontré des fans de metal qui m’ont avoué suivre sa carrière depuis des années, et assister régulièrement à ses concerts.

Comme quoi en musique il n’y a pas de frontières, et c’est très bien comme ça !

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman (photos prises sur la tournée au Capitole de Gand)

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