Devant une salle comble, Michel Jonasz en concert piano/voix a fait vibrer le Whalll

Après le succès de plus de 300 concerts en piano-voix, le chanteur et son génial pianiste Jean-Yves d’Angelo ont décidé de reprendre la route pour une quatrième saison avec un nouveau tour de chant. Au programme: des pépites rarement jouées piochées dans le foisonnant catalogue de Michel Jonasz et, bien évidemment, les chansons incontournables qui ont traversé le temps.

L’Auditorium du Whalll affiche complet ce 12 janvier pour le spectacle en duo de Michel Jonasz et Jean-Yves d’Angelo, son célèbre pianiste qui a collaboré au cours de sa carrière avec d’ illustres artistes tels que Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Julien Clerc, Goldman, Pagny, Chamfort et bien d’autres.

Les deux hommes déboulent sur scène en toute décontraction et débutent le spectacle avec « Du blues, du blues, du blues ».

L’énorme complicité entre eux est évidente mais sur ce premier titre la voix de Jonasz me fait un peu peur car moins assurée, moins groovy, et plus nasillarde que dans les souvenirs que je gardais de prestations passées de l’artiste auxquelles j’ai assisté il y a quelques décennies. Heureusement cette première impression quelque peu mitigée va doucement s’estomper au fil des titres.

On nage ce soir entre des moments d’exception comme cette version duo de  » La boîte de jazz « , une autre très réussie de  » Super nana « , la reprise du  » Hoochie Coochie Man  » de Muddy Waters ou de « Lucille », un nouveau titre au texte poignant avec « La maison de retraite », un moment intime avec Michel au piano pour  » Les fourmis rouges «  et d’autres titres que j’ai trouvé moins convaincants comme  » Le Bolero « ,  » Tombent les feuilles  » ainsi que cette deuxième cover blues  » Every day i have the blues  » d’Aaron Sparks qui clôture le show, porté plus par l’excellent Jean-Yves d’Angelo, magistral durant tout le set, que par Jonasz himself.

Bref, un concert pour ma part inégal, qui a bien entendu remporté tous les suffrages des admirateurs inconditionnels de Jonasz qui remplissaient la salle et lui ont fait un triomphe, mais qui a laissé l’observateur neutre que j’étais un peu sur sa faim.

Mais ceci n’enlève en rien le respect qui est dû à un artiste talentueux qui laisse au patrimoine de la chanson française un grand nombre de pépites intemporelles gravées dans le coeur de ses admirateurs.

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos : Fabian Braeckman

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