S’il est un groupe qui indiscutablement approche de plus en plus du gotha de la scène rock-stoner-metal européenne, c’est bien Black Mirrors. Avec son dernier album Tommorrow Will Be Without Us sorti chez Napalm Records, le band bruxellois se déploie entre évocations chamaniques et images fantasmagoriques. Ils étaient en concert il y a quelques jours à l’Orangerie du Botanique, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils y ont mis le feu!

Fort d’un dernier opus qui mêle rock alternatif, accents grunge, et riffs heavy, le band (désormais à cinq sur scène avec le concours du bassiste Gino Caponi) est régulièrement encensé par la critique, et s’impose on stage grâce à un show maîtrisé et hautement électrique mené par Marcella Di Troia leur charismatique chanteuse qui, à chaque prestation, se donne à fond avec une énorme générosité.

C’est d’ailleurs le cas de tous les membres du groupe, avec en tête Pierre Lateur, l’autre âme pensante du groupe, guitariste emblématique s’il en est ,qui martèle sa guitare avec une énergie peu commune.

Mention particulière aussi pour le nouveau batteur Yannick Carpentier, incroyable drummer capable d’exploser ses fûts, puis de les caresser dans la seconde qui suit avec un talent fou. Il m’a réellement impressionné.

Quand au deuxième guitariste Pierre Guillaume, et au nouveau bassiste, ils abattent un boulot exceptionnel.
Le groupe tient là son meilleur line-up en live, et est désormais passé à un niveau supérieur dans sa route vers la cour des grands.

Démarrant le show avec » Anthropocene » et « Lost in Desert », il nous propose ensuite ce qui pour moi est désormais un classique incontournable : « The Mess ».
Quel titre, et quelle version absolument jouissive !

Parmi les 16 titres joués ce soir là on peut épingler entre autres » Hatefull Hate, I’ll Kill You », « Funky Queen », « Through the Eyes of a Giant », « Tomorrow wil be without us », « Tears to Share » et « Burning Warriors » qui clôture le set.
En rappel, Marcella guitare folk en bandoulière (elle joue de la guitare sur 2 titres), nous offre une superbe ballade touchante « Ode to my Unborn Child » qui passe très bien l’épreuve de la scène, avant que Black Mirrors ne refasse parler les décibels avec un ultime « Snake Oil » brûlant et énergique qui mettra l’Orangerie à genoux.

Dans le public les sourires sont légions et le stand merchandising ne désemplit pas. C’est très bon signe.

En 2023 Black Mirrors assurera le support act de la tournée européenne de The Answer, une étape supplémentaire de leur ascension populaire et artistique mille fois méritée.

Un grand groupe est né, il s’appelle Black Mirrors, et il faudra désormais compter avec lui !
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman