Ghost s’est produit à Forest National devant un public conquis, et a mis le feu !

Enfin, les fans de Ghost ont pu, mardi dernier (le 03 mai 2022), célébrer la grand messe avec leur groupe favori dans un Forest National bien rempli. Il faut dire que groupe jouit aujourd’hui d’une énorme notoriété et que son dernier album en date, « Impera », est une vraie réussite.

(c) JP Vanderlinden

Sur le coup de 19h, c’est Twin Temple, le seul et unique fournisseur de Doo-Wop satanique, qui a ouvert les hostilités. Fervent adorateur du diable et méticuleux conservateurs du rock’n’roll, ce duo vêtu de noir a créé un son qui allie l’idéologie satanique aux mélodies classiques du rock des 50’s et des 60’s. Et c’est franchement sympa.

Avec la voix charmante d’Alexandra, sorte d’Amy Winehouse satanique, et les arrangements éblouissants de Zachary James, des chansons comme « The Devil (Didn’t Make Me Do It) » et « I’m Wicked » témoignent de leur étrange et contagieuse appartenance à Satan. Une très sympathique découverte qui donne envie de découvrir leur album sorti sur Rise Above Records.

(c) JP Vanderlinden

Ensuite, ce fut à Uncle Acid & The Deadbeats de débouler sur scène.  Le combo est un groupe de doom psychédélique britannique originaire de Cambridge et largement influencé par le heavy metal des années 70.

Ça flaire bon le Black Sabbath, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le groupe a proposé une prestation bien torchée qui a dû en ravir plus d’un, malgré un son un peu brouillon et une visibilité réduite du band perdu dans la pénombre.

(c) JP Vanderlinden

21h, c’est l’heure de Ghost !

Ponctuel comme une horloge suisse, le groupe suédois entame son show en grande pompe avec force lights et explosions. D’où je suis placé, un peu plus haut que la table de mixage, le son est bon et la setlist redoutable. Tobias Forge, alias Papa Emeritus IV,  est un maître de cérémonie classieux qui mène ses Goules Sans Nom masquées à la baguette.

(c) JP Vanderlinden

Son contact avec le public est très facile, et il a vite fait de se mettre la foule en poche. Sur « Cirice », le vocaliste a arboré ses ailes de chauve-souris, un gimmick du plus bel effet, et c’est en Papa Emeritus IV qu’il nous est apparu plus tard pour interpréter « Call Me Little Sunshine ».

Ghost nous a offert un show impressionnant totalement maîtrisé de bout en bout, qui s’est  clôturé avec une reprise personnelle de Metallica “ Enter Sandman ” et les désormais classiques “Dance Macabre” et “Square Hammer” en rappel.

(c) JP Vanderlinden

Bref, un gros spectacle, pour un groupe aujourd’hui au sommet de sa carrière, qu’on lui souhaite encore longue et fructueuse.

Jean-Pierre Vanderlinden

Quelques photos du concert de Ghost le 03/05/2022 par JP Vanderlinden

Setlist:

1. Klara Stjärnor (Jan Johansson)

2. Miserere mei, Deus (Gregorio Allegri)

3. Imperium

4. Kaisarion

5. Rats

6. From the Pinnacle to the Pit

7. Mary on a Cross

8. Devil Church

9. Cirice

10. Hunter’s Moon

11. Faith

12. Spillways

13. Ritual

14. Call Me Little Sunshine

15. Helvetesfönster

16. Year Zero

17. He is

18. Miasma

19. Mummy Dust

20. Kiss the Go-Goat

Encore:

21. Enter Sandman (Metallica cover)

22. Dance Macabre

23. Square Hammer

Un commentaire

  1. Bizarre. J’étais aussi assis un peu au-dessus de la table de mixage, légèrement sur la droite en regardant la scène et le son était infect, noyé dans les basses. Il faut dire que neuf musiciens pour un pop rock somme toute basique, c’est carrément exagéré. Pour avoir vu le groupe, à Anvers et à l’AB par le passé, la pilule m’a paru amère. Mais bon, on sait qu’à Forest ce problème est très courant.
    Hélas, la Setlist est aussi bien moins excitante que pas le passé avec trop de titres de l’affreux Prequelle, fatras de pop rock émasculé qui a, je l’admets attiré un tout nouveau public novice assez surprenant et surexcité. Des tas d’excellents morceaux des débuts sont ainsi passés à la trappe. Heureusement, le nouvel album bien mieux produit, relève un peu le niveau. Je me serais aussi bien passé des niaiseries guitaristiques. A croire que le nouveau public visé sont les pré-ados qui n’ont jamais vu un groupe rock de leur carrière (Kissssssss?)
    Du coup, pour moi le bonheur de la soirée fut sans conteste Twintemple. Aussi excitant qu’étonnant. Aussi désuet que novateur. Drôle, décalé, et musicalement savoureux.

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