Quand Le Chant du Bison se fait entendre sous la plume d’Antonio Perez Henares, il captive et t’emporte avec lui dans une préhistoire plus vivante que jamais

C’est le roman le plus déroutant qu’il m’ait été donné de lire. Captivant, passionnant, totalement enthousiasmant, il fait revivre la préhistoire comme vous ne l’avez jamais vue. Oubliez les fresques mornes et les squelettes des hommes des cavernes. Antonio Pérez Henares leur insuffle la vie, la passion, les émotions. Ils se mettent en mouvement sous nos yeux et nous partons avec eux sur un périple de près de 600 pages. Impossible à lâcher. Lu en moins de 48 heures. C’est désarçonnant d’intérêt, de précision. Les notes en bas de pages confirment aux plus curieux les sources et l’origine des informations intégrées au roman. Car c’est avant tout un roman. L’histoire d’un garçon qui deviendra un homme sur les chemins de la vie. Ce livre est un bijou. Je n’imaginais pas y trouver autant d’intérêt, de savoir, de plaisir et d’évasion. Chapeau !

Résumé de l’éditeur : « Chat-Huant est encore un enfant lorsqu’il voit arriver dans grotte celui que l’on surnomme l’Errant, que tout le monde craint et respecte. La solitude du petit garçon et son intelligence poussent le grand homme à l’emmener dans son long périple.

Un voyage initiatique commence alors pour le jeune Homo sapiens, qui découvre de nouvelles contrées, de nouveaux clans, leur art, le pouvoir des femmes… Il va aussi s’approcher le la vallée des Premiers Hommes, où vivent Terre d’Ombre et les Néandertaliens.

Mais alors que les Lunes de glace deviennent de plus en plus rudes, alors que chaque nuit est une occasion de mourir, Chat-Huant et Terre d’Ombre comprennent qu’ils n’auront pas d’autre choix que de s’affronter pour tenter de survivre. »

Antonio Pérez Henares est né en Espagne en 1953. Écrivain et journaliste, il est l’auteur de nombreux romans historiques, dont la célèbre trilogie préhistorique Nublares, Le fils du héron et Le dernier chasseur. Le chant du bison est son premier roman traduit en France.

Ce roman m’a cueillie au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. Comme tout le monde, j’ai entendu parlé et étudié la Préhistoire. J’ai appris que les hommes de Neandertal étaient rustres et avaient le front fuyant, j’ai vu (à la TV ou dans les livres) des reproductions des peintures des premiers Homo sapiens. Mais cela restait des crânes, des grottes froides et humides et une période lointaine dont tout le monde est mort et enterré.

Avec Antonio Pérez Henares, les fresques sont créées sous vos yeux. Elles prennent vie par la lumière dansante d’une flamme portée à bout de bras par l’artiste qui les a créées. Elles ont du sens, une raison d’être, une origine et un objectif, celui de la mémoire des clans.

Et les hommes qui habitent les cavernes, qu’ils soient Néandertaliens ou nos ancêtres plus directs, ont des vies, des espoirs, des attentes, des amours, des tristesses, des rancœurs, des alliances. C’est la vraie magie de l’auteur: être capable de susciter un intérêt et nous captiver en relatant une histoire à cette époque.

Toutes ces mains, toutes ces vies prennent du sens et s’animent sous les mots de l’auteur. Les notes en bas de pages apportent des précisions sur les éléments intégrés au roman, sur les recherches passées ou actuelles, sur l’état des connaissances.

Mais c’est avant tout un roman que nous propose l’auteur. L’histoire de vie d’un jeune garçon rejeté par son clan et qui n’a pas de feu auprès duquel s’asseoir. Et lorsqu’un sage entre dans sa vie, le petit garçon n’a qu’un seul rêve, pouvoir repartir avec lui.

C’est auprès de lui qu’il va grandir, sur les chemins, de grotte en grotte, de clan en clan, qu’il va apprendre et devenir un homme. C’est donc plus que toute chose une histoire de transmission, de quête de soi et de partage de valeurs.

C’est aussi un roman qui nous recentre sur l’humanité (au sens propre) qui nous habite et qui habitait déjà ces êtres qui nous ont précédé. Passionnant, captivant. Un roman que l’on peine à quitter et dont on souhaiterait qu’il se poursuive encore et encore, jusqu’à la fin des temps. A lire absolument.


Auteur : Antonio Pérez Henares

Titre : Le chant du bison

Editions : J’ai Lu

Sorti le 16 mars 2022

Nbre de pages : 599 pages

Prix : 8,90 €

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