Slam avant tout, mais aussi soul, rap, electro, funk et même Disco : Clemix et Yao ont fait forte impression au Whalll

Les salles du WHalll Centre Culturel de Woluwe-Saint-Pierre permettent de découvrir des artistes très différents et d’horizons très variés. La salle Fabry où je me suis retrouvé, le vendredi 25 mars, accueillait Yao et Clemix. On parle de slam, mais pas que.

J’y suis allé par curiosité, le slam n’est pas directement dans mes affinités musicales mais comme il y allait aussi de soul, de funk, d’afro, et aussi de disco, je me suis dit que ça pouvait être sympa.

Bonne idée. YAO, c’était tout simplement fantastique, touchant, intimiste, fragile et percutant. Parfois dérangeant mais toujours vrai et très authentique. Ce n’est pas que de la musique racontée, c’est aussi chanté quand les moments le permettent, accompagnés d’une musique jazz, funk, afro très très plaisante. J’aime le jazz, c’est une grande  passion pour moi et entendre des textes (je précise en français) où l’on comprend toute la portée des textes, c’est sublime. Rajoutez-y la voix de Yao, porteuse et accrocheuse tant elle est grave et forte.

Voilà un chanteur qui aurait toutes les chances de faire un triomphe dans un festival comme Couleur Café ou LaSemo (et pourquoi pas plus loin?), un bel avenir tout dessiné.

En deuxième set, je découvre Clemix (Clémentine)  au piano. Je m’avoue très surpris, elle commence son set par nous raconter avec humour et ironie des histoires désabusées et tristes même. Il y en a pour la période si difficile que nous avons passée pendant deux ans avec le Covid. On comprend que les sons hip-hop, électro et autres aient été mis sur le côté parce que ce n’était pas le moment. Mais à gauche, bien que dans l’ombre, ces boîtiers qui m’ont toujours passionné étaient bien là, en stand-by.

Finalement, finie la morosité, la machine se met en route, Clemix se met à manier les mots, les sons, les beats et le groove disco (elle aime le disco!) qui ne laissent pas le public indifférent. La complicité s’installe, on en redemande et elle en redonne. On ne résiste pas et la longue expérience scénique de l’artiste va nous emporter avec elle. Comme ça fait du bien.

Bref, voilà deux très beaux plateaux. Ça manquait de public, c’est dommage. C’est une période encore très difficile pour les gens de retrouver les salles mais en tout cas écouter, acheter la musique de ces artistes, ce n’est que du plaisir.

Voilà aussi quelques photos de leur prestation sur ma page facebook : Axel Tihon Photography. Merci au Whalll et bravo pour cette magnifique programmation.

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