Dans Le Monstre d’Einstein, Ryu Miyanaga, prodige de Square Enix, nous conte une ballade gothique riche en enseignements

Un graphisme pur et délicat au service d’une histoire sur la différence et la tolérance. La première oeuvre de la mangaka Ryu Miyanaga nous arrive tout droit des Editions Casterman.

Le monstre d’Einstein, tome1

Résumé de l’éditeur : Dans un petit village de pêcheurs perdu sur une côte désolée, Lerew rêve plus volontiers de ravir le coeur de Mary que de partir en mer avec son père. Mais les filets remontent de plus ne plus vides, il faut donc se risquer à sortir dans les eaux périlleuses pour les équipages et leurs embarcations. Après un accident qui le laisse plus mort que vif, Lerew est sauvé par un sorcier à la réputation sinistre… L’existence du garçon est bouleversée à jamais: le voici projeté dans un périple qui pourrait aussi bien être une renaissance qu’un malédiction.

Perdu entre mythe et folklore, la jeune mangaka Ryu Miyanaga nous emmène dans un univers regorgeant de décors et de créatures fantasmagoriques. C’est la première fois que la jeune prodige de Square Enix, publie en français. Pourtant elle a travaillé sur des séries telles que Full Métal Alchemist ou Soul Eater. La présente série sera composée de trois tomes. Elle fait référence à certains classiques comme Mary Shelley, Merlin l’enchanteur ou encore Stoker sans tomber dans la facilité et faire un copier-coller. Elle décrit un monde gothique ou la féerie est partout.

Les valeurs abordées font de son récit une oeuvre intemporelle. C’est peut-être pour cela que ce manga se lit comme un conte ou une ballade celtique à la fois tendre et mélancolique. Ce parcours initiatique va pousser nos héros à devoir affronter les regards des autres et à affronter les préjugés. On comprend vite que la bêtise humaine n’a ni âge, ni genre.

Le graphisme utilisé peut au début dérouter le lecteur. Je vous avoue que, dans la première page, j’avais l’impression d’être sous LSD. Mais une fois « concentré » sur les traits de l’illustratrice, on distingue mieux les contours des objets, des décors ou encore des personnages. Ces traits sont d’une finesse dingue. Les décors organiques sont riches et détaillés pour nous immerger, un peu comme le ferait une lame de fond vers la féerie et l’étrange.

La magie graphique que Ryu Miyanaga couche sur ce début de trilogie est d’une douceur et d’une technicité folle. Elle a su me transporter dans son univers. Que dis-je, m’emporter littéralement, comme les deux parias de son histoire au gré de la délicatesse et la précision de son coup de crayon. Son histoire intemporelle nous guidera, tel un caboteur, de rencontre en rencontre. Espérons que notre drôle de couple puisse trouver le bonheur et la place qu’il leur revient.

Titre: Le Monstre d’Einstein

Tome: 1

Scénario: Ryu Miyanaga

Dessin: Ryu Miyanaga

Genre: Aventure/Fantastique/seinen

Éditeur: Casterman

Collection: Sakka

Nombre de page: 272

Prix: 9,45€

Date de sortie: le 20/01/2022

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