Gwenaël, Ferrari, Gonzalbo & Drakoo: une équipe au top pour poser les jalons d’une histoire plus qu’intrigante: le Serment de l’acier

À chacun son passé, à chacun son histoire. Et si on en avait amputé une partie pour satisfaire les desseins des « Héros » du peuple? La question est posée dans Le serment de l’acier. Un diptyque que je vous chronique, tome après tome.

Résumé de l’éditeur : Alors que les peuples du Vaste Pays se remettent à peine de la guerre civile qui a ravagé leurs terres, voici qu’on assassine, au coeur de la cité de Torrède, l’un des héros du conflit. Estèla Ascensal, jeune auxiliaire de la garde aux capacités particulières, est appelée à l’aide par les miliciens pour enquêter sur le meurtre. Dans le même temps, Aelis Mendigal, ancienne combattante de Torrède, quitte la ville. Elle est chargé par les autorités de rechercher un scribe disparu aux confins des Provinces Onarques. Entre Torrède et les confins, les deux intrigues vont peu à peu révéler leurs liens, liens faisant ressurgir les vieux démons d’un conflit fratricide aux plaies encore béantes.

Ce premier tome est une belle entrée en matière. Gwenaël nous propose un scénario somme toute classique et dense mais nous promet un bon développement. Les personnages ont de la profondeur. Leurs caractères et leurs psychologie, parfois différents entre les peuples qui se manifestent, vont enrichir la trame du scénario.

Pour l’aspect graphique, c’est Elisa Ferrari qui en a la charge et je dois dire qu’elle est bien aidée par Axel Gonzalbo à la couleur. Le trait est moderne et le découpage terriblement dynamique. Petit bémol, les scènes de combats sont parfois trop figées et manquent de fluidité. Mais, pour le reste, que ce soit les vêtements, les armes, les décors ou les expressions faciales il n’y a rien à redire. Les traits sont fins, précis et c’est un régal pour les yeux.

Les éditions Drakoo nous offrent une belle première partie d’un diptyque soigné et complexe. Mais j’ai peur que deux tomes soient trop juste pour exprimer le plein potentiel de la série et exploiter tout son univers. Le petit lexique présent sur les premières pages avec les différents peuples est très sympa et montre tout le magnifique coup de crayon de Elisa Ferrari.

Alors, la promesse est-elle tenue, verdict tout de suite!

J’espère que La chute des seigneurs, tome 2 du Serment de l’acier, ne sonne pas le glas de la belle complicité de Gwenaël et Ferrari.

Résumé de l’éditeur : Tandis qu’à Torrède, en pleine inauguration du tournoi de Rampa, Estèla poursuit les traces d’un assassin, ailleurs, en territoire hostile, Vuk et Aelis ont retrouvé le scribe disparu. Pour les uns, le chamin du retour s’annonce, pour l’autre, la traque du meurtrier à travers la cité continue. Sur les routes du Vaste Pays, comme dans les rues de Torrède, Estèla, Aelis et Vuk vont devoir faire face à bien des obstacles et leur détermination sera mise à rude épreuve. Et si, derrière tout ça, se cachait un seul et même adversaire?

Cette aventure aux multiples rebondissements et héros nous entraîne une nouvelle fois ailleurs. Entre désert, cité médiévale ou tentes tziganes, Gwenaël et Ferrari bouclent leur aventure de main de maître. Ils sont parvenus à nous faire voyager mais également à répondre à l’ensemble des intrigues qui composent le diptyque. Ce n’était pas gagné. Même si j’avoue que j’aurais aimé avoir encore un ou deux tomes de plus.

Comme sur le premier tome, Elisa Ferrari nous propose des illustrations de belle qualité. Les détails qu’elle dissémine dans ces cases sont très plaisants. Les traits expressifs de ses visages permettent de vite comprendre les enjeux et la tension qui anime les protagonistes. Il faut souligner aussi, encore une fois, le fantastique travail de d’Axel Gonzalbo sur les couleurs.

Le scénario, quant a lui, répond parfaitement à nos attentes. Gwenaël tient toutes ses promesses et comble le lecteur. Malgré une histoire dense avec beaucoup d’histoires entremêlées, il parvient à surmonter la difficulté de la faire tenir sur 2 tomes. Aucune question ne reste en suspens. Bravo.

J’espère que nous retrouverons nos deux artistes et leurs héros, ou de nouveaux, pour d’autres aventures. Il faut souligner également le travail des Editions Drakoo pour son choix de développer des histoires courtes aux univers variés et toujours avec une belle qualité d’impression (couleurs et choix de papier).

Titre: Le serment de l’acier

Tome: 1 – Une gloire fantôme

Scénario: Gwenaël

Dessin: Elisa Ferrari

Couleur: Axel Gonzalbo

Genre: Aventure/Héroïc Fantasy

Éditeur: Drakoo

Nombre de page: 46

Prix: 14,50€

Date de sortie: le 24/06/2020

Titre: Le serment de l’acier

Tome: 2 – La chute des seigneurs

Scénario: Gwenaël

Dessin: Elisa Ferrari

Couleur: Axel Gonzalbo

Genre: Aventure/Héroïc Fantasy

Éditeur: Drakoo

Nombre de page: 48

Prix: 14,50€

Date de sortie: le 25/08/2021

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