Passion, voyage et liberté : le triptyque gagnant du Palais des mille vents de Kate McAlistair

Le Palais des mille vents est un merveilleux roman d’aventure, de passion, d’amour qui dure une vie, d’évasion, de voyage, de liberté. Un roman avec un héros mémorable, Morgan-Aleksander, et une princesse-guerrière, Chali la belle… C’est passionnant, c’est envoûtant, c’est empli du vent qui balaie les steppes de Mongolie sur des kilomètres, sans que rien ne vienne l’arrêter. C’est tout ce que j’aime ! À tel point qu’il est particulièrement difficile de laisser les héros poursuivre leurs vies et leur voyage sans nous après la dernière page… Mais il semblerait que ce roman soit le premier volet d’une nouvelle saga… Espérons que ce soit vrai.

« Lahore, 1838. Adolescent, Morgan vit sous le joug de son père, un mercenaire aussi cruel qu’ivrogne. Il tombe amoureux de Chali, une jeune princesse mongole, mais celle-ci doit épouser le petit-fils de l’empereur du Penjab. Morgan s’efforce de l’oublier en prenant sous son aile Maura, une fillette venue rejoindre son père, le colonel Fleming, redoutable chef de la police de l’empereur.

Un jour, c’est le drame : alors que Morgan tente de s’opposer à son père ivre, ce dernier tombe du balcon et se tue. Fleming l’accuse du meurtre. Le jeune garçon parvient à lui échapper et s’enfuit dans l’Himalaya. 

Dix ans ont passé, Maura est mariée à un botaniste qui oeuvre dans le renseignement. Au cours d’une réception au Palais des mille vents, en Russie, elle reconnaît Morgan. A nouveau sous son charme, elle manœuvre pour qu’il devienne le guide de l’expédition de son mari. Attiré par Maura, Morgan refuse tout d’abord. Mais lorsqu’il comprend que cette expédition est en réalité une mission de sauvetage de la princesse Chali, à présent veuve et pourchassée par des tueurs, il n’a plus qu’un désir : venir en aide à celle qu’il n’a jamais pu oublier… « 

Comment vous conter ce roman qui n’est que passion, sentiments, émotions ? Il y a l’histoire, bien sûr. Et c’est au bord d’une rivière que Morgan rencontre Chali pour la première fois. Elle est majestueuse sur son cheval avec son aigle sur le dos. Cet aigle qui chasse implacablement. Cet aigle qui sera le prétexte de leurs rencontres au lever du jour, avant que la pleine lumière inonde les campagnes. Et Morgan, qui fait marcher son pur sang dans l’eau afin de le soigner et de lui permettre de récupérer toute sa mobilité. Parce que ce livre est aussi une déclaration d’amour aux chevaux, à la faune sauvage en général et aux rapaces en particulier.

Et puis il y les drames… Et la fuite de Morgan vers le nord, vers les montagnes pour échapper à la mort. La fuite pleine de tristesse, de difficultés, d’inconnues. La fuite sans se retourner, en abandonnant tous ceux qui lui sont chers. Et Morgan n’est alors qu’un enfant, intelligent, débrouillard mais un enfant… Et l’on vibre avec lui, on respire avec lui, on pleure avec lui…

C’est aussi l’histoire des caravanes de commerce qui, jadis, traversaient des continents pour offrir la soie de Chine en Inde et les épices indiennes en Russie. Ces convois d’hommes, de femmes, d’enfants, de bêtes, de carrioles, de marchandises qui avancent au rythme lent des chameaux, encerclés par des chevaux et leur cavaliers armés. Car les bandits guettent, les territoires à traverser sont vastes et peu sécurisés. C’est la loi du plus fort et il est régulier que les caravanes soient attaquées. Puis, il y a l’arrivée dans les villes, les arrêts salvateurs et réconfortants dans les caravaneserails, pour boire une soupe chaude, faire sa toilette, dormir au sec et prendre le temps de la fête…. Car les habitants se font une fête de recevoir les caravanes et leurs denrées.

Ce roman est aussi l’histoire d’une deuxième chance. Celle qui peut être offerte à chacun d’entre nous si l’on sait la saisir. C’est l’histoire d’une résilience. D’un enfant qui devient homme, d’un garçon qui devient chevalier. D’un père et d’un fils qui se choisissent. 

Magnifique, envoûtant, Le palais des mille vents souffle le vent des steppes mongoles, de la liberté vraie, de l’amour par-delà les années… Un récit qui m’a portée loin, aussi loin que peut le faire l’une des histoires du conte les mille et unes nuits… Car c’est de l’ordre du merveilleux. Bravo !

Auteure : Kate McAlistair

Titre : Le palais des mille vents – L’héritage des steppes

Editions: L’archipel

Sorti le 14 octobre 2021

Nbre de pages : 460 pages

Prix : 22 €

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