Salsa mortelle au Gougou Bar: encore une enquête de l’inspecteur McCullehan par l’enfant terrible Pierre Schilling

© Schilling chez Les requins marteaux

On dirait que c’est un enfant qui a dessiné ça ! Mais un enfant terrible ! Avec son style sans esbroufe, le trentenaire suisse, Pierre Schilling, s’est trouvé un personnage déglingos auquel faire vivre des aventures complètement folles. L’inspecteur Mc Cullehan n’était pas pour mais il reprend du service dans l’écurie des Requins Marteaux qui portent décidément bien leur nom aux côtés des diva(gation)s du dancing.

© Schilling chez Les requins marteaux

Résumé de l’éditeur : L’inspecteur Mc Cullehan a décroché. Fort de ses derniers succès, le détective, qui a fait la renommée de son service, souhaite profiter pleinement d’une retraite bien méritée. Seulement ça ne fait qu’une semaine et un jour et demi qu’il a quitté les forces de police, et face aux menaces de nouveaux criminels, il se voit contraint de raccrocher l’insigne à son costume. Bientôt accompagné de Davis, son ancien coéquipier maladroit et trouillard, devenu entre-temps formateur autoritaire à l’École de Police, ils vont tenter de résoudre une sale affaire de meurtres en série, dans une ambiance de boîte de nuit à flics et de cocktails exotiques…

© Schilling chez Les requins marteaux

Aussi vrai qu’il vit en Suisse, c’est la mythologie américaine un peu crasseuse et foutraque, prêtant à sourire et à la caricature, que Pierre Schilling explore avec un inspecteur aux méthodes peu conventionnelles. Enfin qui l’étaient, parce que Mc Cullehan a raccroché. Mieux vaut partir au sommet qu’en dégringolade. Mais encore faut-il arriver à faire passer le goût du risque et de la résolution d’intrigues à s’arracher les cheveux. Si bien que quand le téléphone sonne une première fois, de la part de son supérieur, l’ex-limier est catégorique.

© Schilling chez Les requins marteaux

Mais l’idée fait son chemin et il se remet dans le coup, laissant sa femme pour retrouver son fidèle (et complètement bête) associé Craig Jennifer Davis, passé (dé)formateur à l’école de police. Et voilà le barbu et le frisé partis en repérage dans le Gougou Bar de « Popo », le king bling-bling. Gougou danseuses et autres tombent comme des mouches sous les actes effroyables d’un serial-killer. Selon les premiers indices, un apprenti-keuf sorti du rang pour se retrouver du mauvais côté de l’uniforme pourrait être le suspect N°1. Mais force est de constater que toute l’école de police semble se donner rendez-vous dans ce tripot.

© Schilling chez Les requins marteaux
© Schilling chez Les requins marteaux

Au pays des Jean-Francisson, Marcelson, Johnette et autres prénoms américanisés à l’excès, dans un franglais suisse presque parfait, sans compter les nombreuses trognes impayables, Pierre Schilling établit un univers barge et coloré, parodique mais inventif dans lequel le lecteur n’est jamais au bout de ses surprises. S’il prend ses personnages pour des cons, l’auteur arrive à faire l’inverse avec son public. Au rythme routinier de six cases par page au format italien (sauf rares exceptions), Schilling nous fait triper et impose son redoutable et what the fuck humour, jouant des moyens illimités qu’on prête aux enquêteurs dans les fictions blockbusters et des petits moyens naïfs de ses héros.

© Schilling chez Les requins marteaux

Alors que l’on s’attend à ce que certains se mangent une salade de doigts, c’est sur des notes de salsa que l’investigation se clôture. Avec des snipers dans tous les coins et des balles qui provoquent le rire lacrymo!

© Schilling chez Les requins marteaux

Série : L’inspecteur Mc Cullehan

Tome : 2 – Encore une enquête de l’inspecteur Mc Cullehan

Scénario, dessin et couleurs : Pierre Schilling

Genre : Humour, Parodie, Polar

Éditeur : Les requins marteaux

Nbre de pages : 96

Prix : 20€

Date de sortie : le 04/06/2021

Extraits : 

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