« Sex and Jealousy », incontestablement LA comédie jubilatoire de l’été !

Lorsqu’un homme (Bernard) découvre que sa femme (Jacqueline) le trompe avec un industriel arrogant (Robert), il n’a plus qu’une idée en tête : se venger ! Sous un faux prétexte, il piège Robert et le met devant une alternative : soit Robert accepte que Bernard vive à son tour une aventure avec sa femme, soit Bernard n’aura d’autre choix que de le tuer. En essayant d’échapper à ce choix cornélien, Robert va déclencher une avalanche de quiproquos plus hilarants les uns que les autres…

C’est dans le cadre enchanteur et verdoyant du festival « Il est temps d’en rire » que s’est jouée à cheval entre les mois, de juillet et d’aout pour cause de météo capricieuse, « Sex and Jealousy » cette nouvelle création théâtrale de Marc Camoletti.

Lorsqu’on cite le nom de cet auteur de théâtre de boulevard célèbre, on ne peut que s’attendre à de l’excellent comme l’ont été d’autres succès de sa plume comme Boeing Boeing, Duos sur canapé ou Pyjama pour six. Et il faut bien avouer qu’une fois de plus l’auteur fait mouche et nous entraine dans une comédie tourbillonnante qui, passée la mise en place des personnages, ne laisse aucun répit aux zygomatiques des spectateurs et fonce sur les chapeaux de roue.

La mise en scène de Nathalie Uffner qui est aussi la directrice artistique du Théâtre de la Toison d’Or est formidable, et permet aux comédiens de se lâcher complètement et de s’en donner à coeur joie dans cet imbroglio truculent où mensonges et quiproquos s’entremêlent avec bonheur.

Tous les comédiens sont exceptionnels et se donnent à deux cent pour cent d’un bout à l’autre de la pièce. Antoine Guillaume est parfait dans le rôle de Bernard, le mari trompé et jaloux, Delphine Ysaye  campe avec brio son épouse Jacqueline, Catherine Decrolier est irrésistible dans son habit de gouvernante fofolle et pas très futée (ses Mèdèèèèèème sont désopilants !), Julie Lenain endosse parfaitement son rôle de call girl délurée, tandis qu’Odile Mathieu se fond avec talent dans le rôle de l’épouse trompée et revancharde de Robert, exceptionnel Thibaut Nève qui remporte de loin la palme du personnage le plus hilarant de la pièce. Il est grandiose ! 

Mention spéciale aussi au décor, et à la création des lumières signées Alain Collet qui épousent parfaitement le cadre naturel du site, ainsi qu’ à la création sonore de Laurent Beumier qui illustre parfaitement l’ambiance du Paris des années 50.

« Sex and Jealousy « constitue au final une incontestable réussite, portée par le jeu parfait des comédiens, dont il faut souligner la difficulté d’interprétation en plein air, ce qui me fait rajouter une étoile de plus à leur performance.

Bravo !

Jean-Pierre Vanderlinden

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