Il y a la vengeance et aussi l’éradication: si l’homme se comporte en dépit des lois de la nature ou des divinités; alors il n’a pas d’autre choix que de trembler

Technologie, magie et résurrection s’entrelacent dans un ballet sanglant… Bienvenue dans The Kingdoms of ruin.

Résumé: Dans un monde qui s’est développé grâce à la magie, les sorcières vivaient aux cotés des humains conformément à ce que leur avait demandé la grande divinité. Mais un jour, la révolution industrielle et mécanique a rendu l’existence de ces dernières inutile. Ainsi, l’Empire de Rydia a lance une chasse aux sorcières afin de supprimer la magie, une puissance que la science ne peut pas expliquer. Adonis est un jeune homme qui a été élevé et formé à la magie par Chloé, une sorcière qu’il aime éperdument. Malheureusement, sa bien-aimée est victime de cette purge. Le jeune homme jure alors de tuer tous les humains pour se venger.

Après être sorti de sa prison, Adonis semble inarrêtable. Dépourvu lors de la mort de sa bien aimée, il semble avoir acquis la puissance lui permettant d’assouvir sa vengeance. Et quelle vengeance: anéantir l’humanité sans distinction! Et on constate très vite que notre anti-héros ne transigera pas, il veut une annihilation totale de la race humaine. Meurtri dans son âme, Adonis parviendra-t-il à surmonter sa peine et à donner une chance aux humains qui l’ont trahi lui et le clan des sorcières.

Cette épopée sanglante est menée de main de maitre par un excellent Yoruhashi. Ce mangaka japonais parvient à nous mettre tout de suite en phase avec son « Héros ». On comprend son désir de vengeance et son comportement impitoyable. Le dessin est dynamique et le découpage des cases y est pour beaucoup. La trame est bien exploitée et le trait fin de l’artiste lui permet d’avoir un travail détaillé de l’environnement mais aussi des vêtements. Les expressions des visages soulignent également l’aspect solennel et sans pitié de la Dark Fantasy.

Le scénario tient la route et nous promet beaucoup de plaisir et de rebondissement. Il n’y a pas l’ambiguïté sur les différents protagonistes (pour l’instant) et les enjeux. On repère facilement les deux camps qui s’affrontent et que les pertes civiles ne semblent pas les gêner outre mesure. On constate également que le front se situe déjà dans le camp ennemi et que les pertes seront totales. Le fait d’opposer un monde technologique à un monde empreint de valeurs écologiques/ culturelles nous fait penser à certains thèmes déjà évoqués dans d’autres licences (Final Fantasy…). Ne reflète-t-elle pas également le monde d’aujourd’hui?

Les bases de l’intrigue sont bonnes et on est littéralement projeté au coeur de la bataille. Il n’y a pas de limite de violence. De part et d’autre, c’est une guerre totale et tant pis pour les dégâts collatéraux. La vengeance sans pitié d’un coté et la domination implacable de la science de l’autre nous questionnent sur l’évolution de nos sociétés. Les éditions Kana nous proposent une jaquette vernie et une première page en croquis des plus réussies.

Titre: The Kingdoms of Ruin

Tome: 1

Scénario: Yoruhashi

Dessin: Yoruhashi

Traducteur: Rodolphe Gicquel

Genre: Dark Fantasy/ Seinen

Éditeur: Kana

Nombre de page: 208

Prix: 7,45€

Date de sortie: 04 juin 2021

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.