La Fontaine de l’espace : On a souvent besoin d’un plus petit que soi… encore plus face aux martiens

Ah, les fables de La Fontaine et des autres (Ésope et tous les anonymes qui ont contribué à la tradition orale et la diffusion de ces histoires), comme leurs morales souvent universelles, elles demeurent intemporelles. À tel point qu’on les retrouve parfois, de manière inattendue, dans un décor tout à fait différent. C’est ce qu’il s’est passé quand Benjamin Harper et Pedro Rodriguez ont voulu s’approprier Le lion et le rat. Ce dernier devenant souris.

© Harper/Rodriguez chez Les Aventuriers de l’étrange

Résumé de l’éditeur : On a souvent besoin d’un plus petit que soi… Alors que les animaux vivaient en paix, de redoutables limaces tentaculaires envahirent soudainement la Terre à grands coups de lasers destructeurs. Une Résistance s’organisa alors autour d’un lion féroce et indomptable – jusqu’au jour où il fut fait prisonnier, anéantissant ainsi tout espoir de liberté. Mais c’était sans compter sur une petite souris débrouillarde…

© Harper/Rodriguez chez Les Aventuriers de l’étrange

Depuis La Fontaine, notre bonne vieille terre est restée la même mais le ciel s’est rapproché. Si les Grecs et autres hommes antiques le regardait, le touchait des yeux, l’homme moderne y est allé, pour la beauté mais aussi les menaces qu’il en a ramenées. Est-ce pour ça que dans le monde imaginé par Harper et Rodriguez il n’y a aucune trace de l’être humain ? Le règne animal a repris ses droits, selon la loi du plus fort.

© Harper/Rodriguez chez Les Aventuriers de l’étrange

Mais les extra-terrestre, eux, sont toujours bien là et n’ont pas oublié leurs rêves de conquête terrestre. La guerre du monde va recommencer mais face à ces drôles de pieuvres vertes surarmées, même le roi lion, Napoléon (mais ressemblant plus à Coeur de Lion, qui a déjà eu quelques adaptations animalières), ne fait pas le poids. La fin des haricots ? Peut-être. D’autant que le lion qu’on présente courageux est un peu trop sûr de lui et de son équipe du big five (et consorts) et ne veut pas s’encombrer de cette souris qui a le coeur vaillant mais ne lui semble pas faire le poids. S’ils savaient.

© Harper/Rodriguez chez Les Aventuriers de l’étrange

Quand tout ce beau monde supérieur est mis aux arrêts, Daisy, elle, peut se faufiler entre les mailles du filet, libre de ses gestes et de sa conscience, de sa volonté de sauver le monde qui a voulu la mettre au ban. La suite, vous pouvez l’imaginer si vous avez lu cette fable très populaire de La Fontaine mais les auteurs, sous licence poétique, réserve quelques surprises qui chatouillent et plairont beaucoup aux jeunes lecteurs. En mode Buzz L’éclair anthropomorphe, Pedro Rodriguez réussit un chouette album, très dynamique et mignon. Une très bonne surprise qui n’est pas qu’une soupe faite dans un vieux pot. C’est bien mieux que ça.

© Harper/Rodriguez chez Les Aventuriers de l’étrange

Notons que cet album est issu de la collection américaine Far out fables/folk tales/fairy tales pilotée notamment par Benjamin Harper et riche de plusieurs titres avec différents dessinateurs (Alex Lopez, Omar Lozano, Fern Cano…). En voici quelques-uns. Passeront-ils un jour la frontière francophone ?

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Titre : Le lion & la souris vs. les envahisseurs de Zurg

Récit complet

D’après la fable de Jean De La Fontaine

Scénario : Benjamin Harper

Dessin et couleurs: Pedro Rodriguez

Traduction : Margot Hubert et Marc-Antoine Fleuret

Genre : Anthropomorphe, Fantasy, Science-Fiction

Éditeur VF : Les aventuriers de l’étrange

Éditeur VO : Stone Arch Books (dans la collection Far out fables)

Nbre de pages : 32

Prix : 14,50€ (13,80€ directement sur le site de l’éditeur)

Date de sortie : le 26/02/2021

Extraits : 

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