Galerie| Bienvenue en l’an (202)1 après J.-C…ovid; bonne art-née et, surtout, la santé et les plaisirs dessinés en bonne compagnie

Ça ne fait pas un doute, c’est une sacrée/maudite drôle d’année dont nous venons de tourner la page en espérant que la page blanche qui s’étale sous le nombre 2021 nous apportera une bulle d’air. Pour bien la commencer, voici mes voeux, mon appel. Et, pour l’illustrer, procurer l’éclaircie tant souhaitée, voici rassemblés tous les beaux dessins, qui font chaud au coeur, que j’ai pu trouver dans mes mails ou mes réseaux sociaux. En rien, ces auteurs ne cautionnent ce que j’écris, mais je trouvais qu’il y avait du sens à les rassembler ici, tant ils prolongent ma quête et brillent d’espoir pour cette année à venir.

© Laurent Lefeuvre

En 2021, il faudra aller de l’avant, sans retourner au « comme avant » qui a sans doute participé à notre perte, à nos pertes, à la merci de l’ennemi Covid-19. Et des ennemis qui sont en nous-mêmes, parfois. Car oui, tous, nous avons dû régresser face à un virus que nous n’arrivions pas à cerner, et au sujet desquels les politiciens, experts de la santé ou hommes et femmes du feu médical, et tous les autres jetés dans le grand bain médiatique, ont dit tout et son contraire.

Ce qui apparaissait abracadabrantesque est quelques fois devenu vrai, ce qui avait les allures du discours crédible et convaincant est plus souvent qu’à son tour révélé abracadabrant. La puissance des réseaux, en lesquels chacun trouvera de quoi assouvir ce en quoi il croit, a compensé les nombreuses lacunes communicationnelles dans le chef de nos gouvernements et de nos médias assoiffés d’immédiatetés (les flashs infos se sont multipliés pour balancer des infos et réalités qui le lendemain étaient dépassées) et de facilité, déconcertante, improvisée, criminalisante, infantilisante, réprimant quitte à scinder la société. Étouffant! « Fermons tout, restez chez vous ad vitam aeternam, peut-être moins si une solution est trouvée. » La solidarité aux balcons (qui ont accueilli par après ceux qui dénonceraient leurs voisins, par exemple), des premiers mois, n’a pas disparu, elle s’est métamorphosée, mais elle a laissé sa place aux gros titres qui font réagir et exacerbent ce qu’il y a de pire en nous. Mais je suis sûr que le meilleur était là, peut-être pas assez vendeur.

Le meilleur, il n’y a que ça qu’on peut se souhaiter, durablement, de manière illimitée. Si quelque chose a foiré dans les voeux que le monde entier s’est adressés l’année dernière, tâchons de faire mieux. Je vous souhaite une bonne année et, plus que jamais, la santé. Je nous souhaite de faire santé, autrement que par écrans interposés. Je souhaite à chaque passionné par son métier, mais à ceux aussi pour qui ce métier ne les botte pas plus que ça mais leur permet juste de vivre, de pouvoir retrouver durablement son activité. Je souhaite aussi à ceux qui ont connu une crise existentielle, professionnelle, de trouver le rebond qui les guidera ailleurs où ils trouveront leur compte. Je nous souhaite du bon temps mais aussi du bon sens, de la tolérance, de la tendresse, de l’humanité, de l’envie d’aller de l’avant, de la possibilité d’ouvrir nos portes et nos fenêtres pour aller vers l’extérieur, sans plus avoir peur.

En ces temps où, la preuve par l’image a pullulé, sauf que désormais on fait tout dire par l’image, j’ai rassemblé les pépites dessinées, les bons voeux crayonnés que j’ai pu trouver à fleur de réseau et qui ont éclairé ce jour de l’an qui a eu des airs, cette fois, d’un jour de plus. Comme toujours (mais sans doute avec moins de naïveté et plus de référence au drame qui s’est passé, sept jours sur sept, mois après mois, pour l’homme qui restera un animal social), les dessinateurs de BD ou de presse, auteurs jeunesse, ont mis leur talent à profusion pour, de manière frontale ou décalée, présenter leurs meilleurs souhaits pour l’année nouvelle. On y trouve des héros et des anonymes, des auteurs bien installés ou des émergents. Je vois surtout en eux l’écho matérialisé sur papier d’un monde de la culture que les mesures liberticides et diverticides ont condamné, mis en sourdine. Dans le monde de la Culture, nombreux sont encore en sursis. Nous aussi. Si les livres, après que les rayons aient été cernés comme des scènes de crime, il reste encore beaucoup à faire. Pour aller au théâtre, aux concerts, dans les musées ou au cinéma. Souhaitons-nous que 2021 les fasse rugir du plaisir de rouvrir, au plus vite. Parce qu’ici, en tant que chroniqueurs, ils font vibrer nos plumes et nos âmes. Ils nous font vivre. Épanouissons-nous, en 2021. Bon voyage bédéphile dans cette galerie remplie de bonnes intentions, de poésie, d’audace. Chers auteurs qui en êtes les maîtres d’ouvrage, je vous réciproque tout ça. Et bien plus encore.

(Alexis Seny, créateur et journaliste pour Branchés Culture)

PS : Avis aux auteurs, éditeurs, qui seraient absents de cette sélection, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos images par mail (alexisculture@outlook.com) ou notre Page Facebook. Avis aux lecteurs, allez voir les pages Facebook, Instagram, etc. de tous ces auteurs, prenez-en plein les mirettes pour bien commencer l’année.

PS 2 : Merci à Daniel Gerber et Jean-Pierre Dionnet qui ont fait aussi un petit travail d’archivistes à la recherche des voeux éparpillés sur la toile.

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