Le Maître des Neiges: les voyages forment la jeunesse autant que la sagesse

Des neiges éternelles, il y en a de moins en moins. Raison de plus pour s’y installer, confortablement, comme dans de la ouate, à l’appel d’Isabelle Garcia-Chopin et Clémence Pollet. Nous évadant, nous faisant prendre de la hauteur, nous et nos mômes, les deux auteures nous montrent le chemin initiatique et contemplatif vers l’Himalaya, l’imaginaire.

© Garcia-Chopin/Pollet chez Glénat Jeunesse

Résumé de l’éditeur : Sur les contreforts de l’Himalaya, là où les montagnes sont les plus hautes du monde, se trouve un monastère au toit rouge et or qui fait la fierté des Tibétains. Derrière les murs de ce sanctuaire vit le « précieux soleil », un chef spirituel considéré par les Tibétains comme un bouddha vivant. Quand cet homme vient à mourir, au terme d’une vie bien remplie, le Maître des Neiges est envoyé en mission : il va devoir trouver l’enfant souverain dans lequel s’est réincarné le « précieux soleil ». Aidé dans sa quête par un jeune novice du monastère, et guidé par les divinités qui lui indiquent en rêve où se rendre, le Maître des Neiges n’a plus qu’un but : aller à la rencontre de l’enfant, quitte à braver tous les dangers. Entre croyances et tradition, ce conte spirituel nous fait découvrir une culture unique et nous emmène dans une quête forte à travers les montagnes tibétaines.

© Garcia-Chopin/Pollet chez Glénat Jeunesse

Des ponts cassants, des brigands, de la fièvre, des monts et des vaux, et pourtant rien pour empêcher la quête universelle de soi et des dieux. Quand le souverain Rinpotché est mort, le Maître des Neiges s’est mis en route, longue et tumultueuse, avec son jeune élève Sengué Namgyal. Sans vraiment savoir où aller, ils ont suivi leur instinct et les signes divins, voyageant léger quitte même à perdre le peu qu’ils avaient. Sans haine ni violence, obstiné par le but: trouver le « précieux soleil » réincarné, cet enfant dont le regard brille entre tous, qu’indiqueront trois chevaux: un blanc doré, un noir feu et un gris argent.

© Garcia-Chopin/Pollet chez Glénat Jeunesse

Conjurant les rebondissements sous la calme sagesse (celle-là qui est tout autant forgée que la jeunesse lors des voyages), Isabelle Garcia-Chopin a forgé une histoire, riche en texte, aussi linéaire que ce que la terrible chaîne montagneuse tibétaine pouvait le permettre. Le périple est tout de même accidenté sous la douceur des tons et des traits de Clémence Pollet, mais l’intrigue se vit de bout en bout, sans trop de surprises puisque le duo arrivera à bon port.

© Garcia-Chopin/Pollet chez Glénat Jeunesse

Résolument, c’est dans les sensations, la découverte d’une culture, d’un paysage à couper le souffle et d’une mythologie qui a moins pignon sur rue, que les deux raconteuses tirent leur épingle du jeu et nous emportent loin. Il y a de la neige mais aussi de la verdure, la nuit mais aussi l’éclair solaire, puis il y a cette confrontation à un autre mode de vie, qui n’a pas d’autre choix que de prendre son temps pour arriver à ses fins. Parce que ce n’est pas la voiture qu’on sort du garage mais le yak qu’on tire de l’étable. Faisant éclore toutes les couleurs et leurs chaleurs, mais aussi le vide et les reliefs, Clémence Pollet signe de fort jolies illustrations, tranquilles et inspirantes.

© Garcia-Chopin/Pollet chez Glénat Jeunesse

Titre : Le maître des neiges

Récit illustré

Texte : Isabelle Garcia-Chopin

Illustrations : Clémence Pollet

Genre : Conte, Initiatique, Jeunesse, Spirituel

Éditeur : Glénat Jeunesse

Nbre de pages : 48

Prix : 14,50€

Date de sortie : le 04/11/2020

Extraits : 

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