Dans cette drôle de rentrée, les artistes nous apportent le bol d’air pur, la folie qui nous manque tant et Chambres avec vues renaît au SPW

Avec le confinement, le secteur artistique, on le sait, a été lourdement impacté. Et le parcours d’artistes namurois, Chambres avec vues, n’y a pas échappé. Grâce à l’assouplissement des mesures et au respect des gestes barrière, certains ont néanmoins pu s’exposer pour notre plus grand plaisir. Chambres avec vues dévoile ses artistes dans les bâtiments du Service Public de Wallonie de l’Avenue gouverneur Bovesse à Jambes. Suivez le guide dans les méandres de la galerie.

C’est ainsi que vingt artistes issus du Service public de Wallonie se dévoilent au sein même de leur bâtiment de Jambes. Et c’est avec un grand plaisir que j’ai rencontré quelques-uns d’entre eux et que j’ai pu m’émouvoir devant leurs oeuvres.

Les bâtiments se prêtent super bien à une galerie d’art. On se promène sous les arches et on voyage de salle en salle. Chaque salle est accompagné d’une signalétique au sol qui invite le badaud à passer la porte.

Passez, vous allez rencontrer beaucoup d’artistes aux univers bien différents. De la vannerie au travail de la laine.

De la photo travaillée au street art et aux croquis.

Mais, trois artistes, plus encore, ont attiré mon regard, et attisé ma curiosité.

La première est Sophia Siniapkine alias SOSINI. Son art est géologique. Grâce à ses études en géologie et ses recherches sur les pierres, elle s’est très vite rendu compte de la poésie qu’elles détenaient. Que ce soit en macroscopique ou en microscopique, les « cailloux » dégagent une beauté folle. Cet enchevêtrement de couleurs et de structures forme une mosaïque empreinte de la nostalgie de la création de la Terre et de l’Univers.

La deuxième est Elaine Dufrasne pour son travail d’inspiration de l’art japonais du Kintsugi. En reconstituant un vase et en y ajoutant des métaux précieux, cet art nippon transcende le simple objet usuel en y rajoutant une âme, grâce au souvenir qu’il contient. De quoi recycler l’objet cassé qui devient une oeuvre d’art à part entière. Notre jeune artiste utilise ces mêmes principes dans ses créations.

Last but not least, Magali Vanhamme. En travaillant sur calque, cette architecte de formation parvient à insérer du mouvement dans sa toile. Des ombres diaphanes ont tendance à apparaitre ou disparaitre, ou à créer de la luminosité. Il y a une vie dans son art. Ces « toiles » non encadrées ont l’air suspendues et intégrées dans le décor. Il émane de ces oeuvres une grande sérénité qui contraste avec une artiste débordante de d’énergie.

Bref, allez leur rendre visite et ressentez leurs vibrations, leurs sensibilités et vivez l’instant présent. Merci aux artistes avec qui j’ai pu converser pour leur gentillesse et pour le partage de leur passion. Dans la situation que l’on vit pour l’instant, ces artistes nous apportent le bol d’air pur, la folie qui nous manque tant. Merci à eux pour ce super moment. Voici les dernières dates d’ouverture des différentes galeries: le mardi 22 septembre et le jeudi 24 septembre de 12h à 14h.

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