De Londres à Ur en passant par Bagdad dans l’entre-deux guerres et dans les pas d’une romancière de génie : La dame de l’Orient-Express

Tout est réuni dans ce livre pour vous emporter au loin. On embarque aux côtés d’Agatha Christie à bord de l’Orient-Express pour un voyage mythique qui lui a inspiré de nombreuses intrigues. On chemine le long de la voie, on traverse les étapes et les villes. Paris, Milan, Venise ne sont que le début du voyage. Et le train poursuit sa route emportant avec lui ses passagers et les lecteurs qui se laissent bercer par les mots de l’auteure.  Lindsay Ashford réussi le pari de ne pas trahir l’événement réel qu’elle raconte dans la vie de la célèbre romancière tout en y ajoutant des personnages fictifs qui apportent une vie plus intense à ce voyage. Dépaysant, évadant… Et en ces temps de confinement, la lecture idéale. Structurée en chapitres courts, elle balise la lecture d’étapes incontournables où l’on s’arrête avec plaisir. 

« Octobre 1928, Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout Agatha Christie croit voir le fantôme d’Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l’Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité. Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l’a rendue célèbre. Et rien ne l’oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman. 

Elle a trente-huit ans. A bord de ce train mythique qui doit l’emmener à Istanbul, elle fait la la connaissance de deux femmes, Nancy et Katherine. Elles aussi cachent leur passé. La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologique. Et c’est à Ur, en Mésopotamie, qu’un drame se noue,.. aux répercussions inattendues. 
Inspiré d’un épisode de la vie d’Agatha Christie, La Dame de l’Orient-Express mêle réalité biographique et éléments fictionnels. »

C’est avant tout un récit de voyage. Et c’est pour ça qu’il est aisé de se laisser guider. On embarque dans le train à Londres pour rejoindre une destination lointaine qu’est Ur en Mésopotamie. Lieu de nombreuses découvertes archéologiques.

C’est pour découvrir un épisode de la vie de la romancière que j’ai commencé cette lecture. Puis l’actualité m’a contrainte à le poser, longtemps, plusieurs jours mêmes. Et comme souvent après un choc, il est difficile de s’évader en pensée, de retrouver l’insouciance.

J’ai trouvé dans ce roman un allié précieux. Car au delà de l’histoire particulièrement touchante de ces trois femmes aux destins hors norme dans cette époque où la plupart restaient à la maison auprès de leurs maris respectifs, ces trois femmes qui traversent un continent pour des raisons distinctes mais qui font le voyage seules, elles témoignent une force qui nourrit. Et puis l’intrigue humaine qui se noue autour des personnages nous pousse à vouloir les connaître mieux encore.

Mais c’est surtout la structure de ce roman que j’ai appréciée. Chaque chapitre est témoin de l’association de deux villes : celle que le train quitte et celle qu’il rejoint.Paris – Milan, Milan – Venise… Ce sont des promesses et l’on se laisse agréablement porter.

Un très joli roman qui se lira avec autant de plaisir au fond d’un lit, dans un fauteuil confiné à la maison ou lorsque l’on pourra à nouveau sortir, sur une terrasse entourée de la vie des autres.

Auteure : Lindsay Ashford

Titre : La dame de l’Orient-Express

Editions : L’Archipel

Sorti le 12 mars 2020

494 pages

Prix : 22 €

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