Celtic Legends, « Connemara tour » à Namur… Une représentation en demi-teinte

Le dimanche 16 février, au Théâtre Royal de Namur, les Celtic Legends se déplaçaient pour nous offrir un spectacle irlandais complet. De la musique entraînante, des musiciens dynamiques et très compétents. Ils étaient cinq sur scène : un chanteur guitariste à la voix rauque à souhait, un violoniste de génie, une flûtiste virtuose, un percussionniste entraînant et un joueur de Uilleann pipe – la cornemuse irlandaise. Mon violon d’ingre personnel. Divin pour les oreilles.

« La danse irlandaise a connu un renouveau spectaculaire ces dernières années. Celtic Legends, c’est une véritable atmosphère et une expérience de culture irlandaise 100% live ! Venus de Dublin, les 12 danseurs, accompagnés par 5 musiciens, s’emparent de la scène avec une frénésie volcanique, envahissant l’espace de leurs chorégraphies fluides mais rigoureuses, martelant puissamment le sol avec fougue et une époustouflante synchronisation. Les musiciens sont issus du sérail de la musique irlandaise et à ce titre, utilisent uniquement des instruments traditionnels. »

Celtic Legends est une merveille, tant pour les yeux que pour les oreilles ! »

Sauf qu’un spectacle irlandais, c’est aussi et surtout des danses et des danseurs. Et que sur toutes les images de promotion, les vidéos des représentations, la troupe est nombreuse et équilibrée dans les genres. Les danseurs virevoltent, et sont homogènes physiquement. Car c’est ça qui fait la force et la beauté d’un tel spectacle. Un peu comme le Crasy Horse choisit ses danseuses sur base d’une taille, d’un poids et les coiffent toutes d’une perruque identique.

Oui mais voilà, en sortant de cette représentation namuroise, j’ai un peu le sentiment d’avoir payé ma place pour assister à un match des Diables Rouges dans lequel on n’aurait aligné que l’équipe B... Et encore, l’équipe B des Diables aurait fait preuve de plus de qualités physiques.

Sur les sept ou huit hommes présents dans les représentations promotionnelles, seuls quatre étaient à Namur, avec une cohorte de 8 danseuses. Ce fût donc déséquilibrés. Je veux bien comprendre l’argument que la scène du Théâtre est moins large que celle du Zénith mais c’était quand même un peu juste. Et puis certaines danseuses étaient parfois « flottantes » dans l’exécution de cette danse très exigeante et dont la beauté réside dans la réalisation parfaite. En ajoutant que la différence de taille des danseuses allait parfois jusqu’à 20 cm… c’était pour le moins peu esthétique. Même si on voyait qu’elles y mettaient tous le coeur, la maîtrise n’était pas particulièrement criante.

Sans compter le physique des danseurs. Je sais qu’on ne s’attaque pas au physique mais, sous des chemises et t-shirt extrêmement moulants et mal choisis, nous avons pu contempler toute la gamme des épaisseurs adipeuses. Du plus malingre et chétif au plus enveloppé dont la tonicité lors de ces sauts et des pas rythmés était plus que douteuse.

Le Celtic Legends Connemara Tour se présente comme une merveille pour les yeux mais il y a comme un goût d’article bradé dans un magasin discount.

Les musiciens, quant à eux, étaient excellents et ce fût un réel régal pour les oreilles et l’imagination. En sortant de ces deux heures, on n’a qu’un regret, qu’il n’y ait pas de pub irlandais à Namur où prolonger cette soirée musicale.

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