Pacotine dessine la nounou rêvée : « Nanny Mandy voit les choses autrement, ce qui lui donne les armes pour aider les enfants »

Nounou pas comme les autres, Nanny Mandy vit sa 3e aventure BD depuis quelques semaines. Née de la plume de Joris Chamblain, c’est la Sclaynoise Pacotine qui est la «maman de crayon» de cette héroïne attachante. Dont elle dédicacera les albums, parus chez Kennes, lors du festival BD d’Angoulême. Interview avec une auteure qui a de la suite dans les idées et dont l’art met du baume au coeur des enfants comme des grands.

Bonjour Pacotine, c’est la première fois que nous nous rencontrons. Faisons plus ample connaissance, quel a été ton parcours avant de devenir auteure de BD ?

Je suis originaire de Charleroi. Être éditée aux Éditions Kennes, à Loverval, c’est une sorte de retour aux sources. Mon parcours scolaire fut assez spécial puisqu’en secondaires, j’ai fini par étudier par correspondance. Ce qui me laissait plus de temps pour dessiner. Beaucoup de temps. Ça m’a aussi permis de fréquenter diverses académies. À la suite de quoi, j’ai hésité à continuer mes études en illustration ou en animation. J’avais le choix entre Saint-Luc et La Cambre. Partant du constat que le dessin, l’illustration était plus facile à apprendre en autodidacte, j’ai suivi la deuxième voie et ai étudié l’animation. Études après lesquelles, je suis revenue à la BD. Ça me parlait plus.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en faire ?

Je n’ai pas de souvenir précis. Mais nous avions beaucoup d’albums de bande dessinée à la maison. Puis, j’ai dû emprunter tout le rayon BD de la bibliothèque toute proche.

© Pacotine

Aussi, nous habitions à Marcinelle. Quand nous allions faire nos courses, les bureaux des Éditions Dupuis et du Journal de Spirou se trouvaient juste en face du supermarché. Alors qu’on me décourageait à l’école, j’avais la preuve devant mes yeux que c’était un vrai métier, que des gens existaient derrière les petites histoires que je lisais chaque semaine. Puis, chaque année, il y avait ce grand salon BD à Charleroi, je les y rencontrais.

Est-ce toujours un rêve d’être publiée un jour dans Spirou ?

C’est sûr, je ne dirais pas non. Même une toute petite histoire. Spirou, c’est ce qui m’a permis de m’accrocher à mon rêve quand on me disait qu’il était impossible. Mais ce n’est pas un objectif.

À défaut d’être assidue, dessiniez-vous dans les marges de vos cahiers scolaires ?

Oui, d’ailleurs, je pense qu’il faut laisser les enfants dessiner dans leurs cahiers, ça leur permet de se concentrer. Bon, dans les faits, quand j’ai quitté l’école et que ma maman me donnait des cours à domicile, par respect pour elle, j’essayais de ne pas dessiner. Du coup, je regardais par la fenêtre, c’est encore plus terrible. D’autant que j’étais la seule élève de ma classe. Quand j’ai décroché de l’école, ma maman m’a soutenue. J’ai eu beaucoup de chance d’être encouragée par mes parents, là où certains autres ne voient pas forcément les débouchés. Dès mon plus jeune âge, j’ai eu un budget illimité – dans la mesure du raisonnable – pour les livres et loisirs créatifs. Tant que je voulais avancer, que j’avais un but, mes parents me poussaient.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Pourtant, c’est dur de faire face, mes professeurs n’ont pas été tendres. Il n’est pas rare que des élèves doivent abandonner l’école. Moi, j’avais de la chance, j’avais une vie riche à côté, je créais déjà des choses.

L’animation, ça vous aide à faire de l’illustration ?

À la Cambre, j’avais des cours généraux qui, forcément, m’intéressaient. Mais je crois que l’animation m’a permis de mieux faire bouger les personnages, d’imaginer l’espace. Ça m’a aidé à construire, à donner vie et mouvement à mes dessins.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Quand j’ai terminé mon cursus à La Cambre, j’ai dû me résoudre à exercer un boulot alimentaire. J’ai très vite vu que ce n’était pas pour moi. J’ai commencé à prendre des commandes de graphisme, j’ai dessiné toutes sortes de choses. Jusqu’au moment où j’ai mis sur pied un book d’illustrations, un portfolio montrant mes différents travaux, plus orientés sur la presse jeunesse. Yuio m’y a bien aidé quand j’ai eu une baisse de motivation. Ce book, je l’ai fait parvenir un peu partout sans avoir de réponse. Et c’est Jungle qui m’a finalement contacté, je ne sais pas trop comment parce que ça n’avait rien à voir avec ce que je démarchais. J’ai fait un essai et c’était parti.

En ont découlé trois albums, deux tomes de Mes Psycho-BD avec Pauline Perrolet et le troisième tome des Hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus avec Jif et d’après John Gray.

Et curieusement, cela a donné plus de poids à mon métier d’illustratrice. J’ai eu de plus en plus de demandes.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Pourquoi avoir choisi ce pseudonyme, Pacotine ?

Parce que j’ai un nom très français, Marianne Dubuis, que beaucoup ont pourtant du mal à orthographier. Que ce soit mon prénom, auquel on a tendance à ne mettre qu’un « n », ou mon nom. J’ai donc opté pour un nom plus facile, raccourci, qui fasse jeunesse. Pacotine, ça sonne bien. Du temps où celui qui allait devenir mon mari habitait encore Saint-Étienne, sa maman lui a un jour demandé: « Tu vas voir ta copine »? Son frère qui entrait dans la pièce a alors répété: « Pacotine ? C’est qui Pacotine ? ». C’est tout bête, en fait, mais mignon.

© Pacotine

Certains auteurs aiment dissocier les deux aspects, illustrations et bande dessinée, souvent parce qu’ils ne se sentent pas équipés pour faire l’un et l’autre à la fois. Vous, vous passez de l’un à l’autre.

J’aime varier. Je trouve que les deux vont ensemble. Dans les cases, ce sont des instants. Dans l’illustration, c’est toute une scène qu’on doit décrire.

Vous avez aussi oeuvré pour la mythique Bibliothèque rose. Sur les couvertures de Mes vies, mes copines.

Et c’est du boulot. Quatre livres par an, avec une quarantaine d’illustrations par volume, certaines petites, d’autres exigeant plus de travail.

© Pacotine

Puis, j’ai aussi illustré des livres scolaires, des cahiers de vacances. Des boîtes de jeu pour Larousse, pour un public assez jeune. Il me manque un beau livre jeunesse mais je n’ai pas eu le temps de concrétiser ça jusqu’ici.

Faisons la connaissance de Nanny Mandy. À vous entendre parler de vos années scolaires difficiles, je me disais que vous compreniez les enfants auxquels votre héroïne est confrontée.

Elle rencontre des enfants. Elle vit quelque chose de très réel, avec des problèmes d’actualité.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Comment est née cette série en compagnie de Joris Chamblain, scénariste à succès (le dernier Yakari, les Carnets de Cerise…)?

Sa femme était mon agent, elle m’aidait à trouver des contrats. Nous nous sommes donc vus quelques fois. Comme à la Foire du livre de Bruxelles où nous avons discuté de projets assez hypothétiques. Le temps qu’il rentre à Toulouse et il me recontactait. Durant cette Foire, il avait rencontré Dimitri Kennes, fondateur des Éditions Kennes, qui avait très envie de travailler avec lui. Joris a sorti un projet de ses cartons et me l’a proposé. Nous nous sommes revus, avons affiné le projet. Nanny Mandy a ainsi acquis son look particulier, ses origines anglaises. L’univers s’est élaboré.

Un look particulier et reconnaissable, comme vous.

J’aime créer des looks qui sortent de l’ordinaire, c’est amusant à dessiner. Ici, je crois que son apparence traduit bien sa vision décalée. Elle voit les choses autrement et c’est ce qui fait qu’elle a les armes pour venir en aide aux enfants.

Elle a aussi les cheveux bleutés, via quelques marches.

Ah, ses cheveux… Au début, sur mes premiers croquis, je lui avais donné des cheveux longs. Puis, une queue-de-cheval. Joris postant différents aperçus de ses projets en cours, il a vite remarqué que les lecteurs qui le suivaient voulaient y voir, coûte que coûte, Cerise, son héroïne-star. Ils voulaient la voir dans tout ce qu’il faisait. Je crois que ça doit être difficile pour lui d’être poursuivi par cette série, aujourd’hui conclue, et qu’on ne le laisse pas toujours se faire reconnaître pour ses autres albums.

En tout cas, il ne fallait pas que Mandy soit Cerise. Nous lui avons donc coupé les cheveux. Puis, pour sa coloration, nous voulions éviter le rose, nous avons opté pour le bleu.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Ce qui lui donne une personnalité très anglaise. Mandy, elle est étudiante mais elle passe son temps libre à « baby-sitter » des enfants, de différents âges et problèmes.

Le but de cette série, c’est de mettre le lecteur face à des situations et des enfants différents. Parce qu’il est difficile d’entasser tous les problèmes du monde sur un seul personnage.

Joris a été, par le passé, éducateur en centre de vacances. Je pense que ça l’a éveillé à ce genre d’histoire.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Au fil des trois tomes, différents enfants apparaissent, chacun avec ses soucis. Le premier, c’est Mathis.

C’est un petit garçon qui a du mal à trouver sa place. J’aime cet album car il met en évidence le fait que les enfants possèdent leur propre façon de communiquer. Alors que nous, adultes, nous parlons comme des grands, et on attend qu’ils en fassent de même. Alors qu’ils ne mettent pas forcément les mots de la même manière sur ce qu’ils vivent. Mathis se sent menacé par l’arrivée d’un petit-frère et il a peur que son papa, séparé, ne fasse plus partie de la famille.

Puis, beaucoup plus grand, il y a Antoine. Il est à un âge intermédiaire, ni enfant, ni adulte. Un peu esseulé.

C’est vrai, il est dans un entre-deux. Et comme il aime trouver des objets, une réputation de chapardeur le suit dans sa famille.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Dans ce troisième tome qui sort ce 8 janvier, vous nous faites découvrir Célia.

Elle, elle a une forte personnalité. Elle sait ce qu’elle veut. Ou du moins elle croyait savoir ce qu’elle voulait. Suite à un événement, elle s’est refermée sur elle-même. Elle a des avis très tranchés.

Et est aux prises avec un compagnon de classe… maladroit, c’est le moins qu’on puisse dire.

Maladroit, c’est le mot. Entre proches, on est souvent maladroits, sans vouloir se faire du mal. Mais parfois, on s’enfonce dans un schéma qui n’est pas forcément le bon. Je crois qu’il s’agit là de maladresses plus que de malveillance. Dans la réalité, il n’est pas rare que la bienveillance se concrétise mal.

On ne dessine pas les enfants comme les adultes, j’imagine ?

C’est vrai, les attitudes, les proportions sont différentes. J’essaie de me documenter. Bon, je n’ai pas d’enfants parmi mes proches mais j’observe. Beaucoup de bandes dessinées prennent le monde réel comme décor. Mais ici, je crois qu’on sent fort que c’est le monde de maintenant, avec les problèmes d’ici. Il n’y a aucun élément fantastique, rien d’étrange. Pourtant, j’ose croire que nous racontons quelque chose de fort.

En fait, il suffit d’ouvrir la porte, de se promener dans la rue. Et l’école est omniprésente dans ces albums comme dans vos cahiers de vacances.

Force est de constater que je vais mieux maintenant que je suis loin de l’école. Mais en ce qui concerne les cahiers d’apprentissages ou de vacances, ce sont vraiment des commandes de dessins, je n’ai aucune vision sur les textes ou exercices qu’ils vont illustrer.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Mandy, elle aussi, se prend des claques.

Comme Cerise qui se prenait un méchant revers qui m’avait marqué, dans le tome 2. C’est mieux ainsi. Dans la fiction, il y a trop souvent des personnages aventuriers. Pour le bon déroulé de leurs enquêtes, ils sont prêts à mentir, à piétiner les sentiments des autres. Ça ne se passe pas comme ça dans la vraie vie. En vrai, nous faisons tous des erreurs. Ce n’est pas grave, il faut pouvoir s’excuser, ne pas s’entêter. Mais nous ne sommes pas à l’abri d’aller de travers. J’espère que chacun apprendra quelque chose de notre héroïne.

J’imagine qu’avec Nanny Mandy, vous rencontrez un public constitué de parents autant que d’enfants. Bien plus que pour vos premiers albums.

C’est sûr. Joris étant le scénariste des Carnets de Cerise, nous savions qu’une grosse base de lecteurs le suivait de projet en projet. Malgré le macaron (sticker) indiquant sa présence dans cette nouvelle aventure, nous nous sommes rendu compte que, cette fois-ci, les lecteurs de Cerise ne nous suivaient pas forcément sur Nanny Mandy. Il faut dire que graphiquement, c’est très différent, plus bonbon. Même des éditeurs se sont bloqués, ils trouvaient que ça ne ressemblait pas à du Chamblain. Malgré un très bon accueil critique, cela dit.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Moi, Cerise, ce n’était pas mon succès, donc ça ne m’a pas touchée. Mais j’espère pour Joris qu’avec le temps on le laissera passer à autre chose. Le public aussi.

Parlons de Kennes, chez qui vous avez abouti avec cette série.

C’est un éditeur très familial, proche de ses auteurs. Qui ne veut pas trop s’étendre, pas trop vite, pour prendre soin de s’occuper de ses artistes et projets. Ce n’est pas une usine. Même les auteurs québécois sont invités aux salons, à la foire du livre, c’est toujours très sympathique.

Entre les premiers albums chez Jungle et Nanny Mandy, les décors ont gagné en importance. Et cette série vous permet de ne jamais passer au même endroit.

Outre la maison de Mandy, tout change. J’ai eu des problèmes sur le tome 2 tant tout se passait dans la même maison. J’ai dû tourner en rond, je bloquais sur certains détails. Joris peut être très pointilleux, notamment sur l’attitude des personnages sans non plus donner d’indication visuelle. Par contre, pour les décors, je suis libre, je gère l’espace comme je veux.

Pour mon projet fantasy à venir un jour, j’ai faits des prises de vue Google, à l’aide desquelles je crée ma ville moderne. Dans Nanny Mandy, j’ai fabriqué un modèle 3D qui puisse m’aider à poser ma caméra où je le voulais. Je perds moins de temps. Parfois, je me sers de photos existantes que je réarrange. La maison de Mandy, c’est une maison du quartier où j’ai grandi, à Marcinelle. Pas forcément parce que je rêvais d’y entrer mais parce qu’elle correspondait à ce que nous voulions faire.

© Pacotine

Aussi, l’endroit où Célia tire à l’arc est inspiré de l’Andenne Arena. Je mélange les décors, je construis en 3D. Mais oui, la vraie vie m’inspire.

© Chamblain/Pacotine/Lenoble aux Éditions Kennes

Et en dédicaces, comment cela se passe-t-il ?

En général, les gens découvrent le personnage, ils n’ont pas encore lu l’album avant la dédicace. Mais quand ils sont lecteurs des tomes précédents, souvent ils me disent qu’ils se sont reconnus dedans. Nous sommes dans le vrai.

Et Angoulême ?

Ça, c’est l’usine. Moi qui ai du mal avec la foule, je suis servie. C’est un énorme événement, le temple de la BD mondiale, dans une toute petite ville. C’est la guerre pour trouver à manger. Puis, c’est l’hiver, il y a de la pluie… mais tout le monde y revient. Les auteurs aiment se revoir.

Le moment critique, c’est l’ouverture des portes quand le sol tremble sous les pas de course des centaines de festivaliers. Comme la scène des gnous dans le Roi Lion. On a envie de crier: « Sauve-toi, Mufasa! » (Elle rit).

© Pacotine

Avez-vous d’autres projets ?

En ce moment, je teste un univers de fantasy pour un public d’adolescents. Une idée que je poursuis depuis très longtemps. Ado, j’en avais déjà envoyé quelques planches aux Éditions Dupuis. On m’avait répondu, m’encourageant et me donnant des conseils. Il s’agirait de suivre une troupe de cauchemars mignons qui n’arrivent pas à faire peur aux enfants. J’ai été dégoûtée par le film Vice-Versa, ils m’ont piqué toutes mes idées (rires). J’ai confié cette idée à un scénariste. Pour ce projet, j’aimerais revenir au papier.

© Pacotine

Pour le reste, j’aime plein de choses différentes. J’ai aussi un début de projet plus politique. Et une envie de raconter les souvenirs des moments que je passais chez ma marraine.

Vous travaillez uniquement en numérique, alors ?

Oui, à peu de chose près. Je n’ai pas d’originaux, que des fichiers. Le numérique permet de faire vite. Il n’y a pas besoin de scanner ni de nettoyer les scans, le trait est d’emblée propre. Et quand il faut faire des retouches, on ne doit pas tout redessiner.

Bref, quand je suis arrivé chez Jungle, comme je devais travailler rapidement, j’ai acheté une Cintiq sur laquelle j’aime travailler. Le numérique, ça glisse, c’est magnifique. Mais, avec le papier, il y a plus de place au hasard, il y a une maîtrise à avoir, un toucher. Un rendu différent. Paradoxalement, tous mes projets plus personnels, je veux les concrétiser sur papier.

L’animation, ça ne vous tente plus ? Il y a tout de même cette bande dessinée animée postée sur votre blog ?

C’est vrai. Sur le blog, que je ne trouve plus le temps d’alimenter, je relatais en BD les petites choses qui m’arrivaient. Pendant une période, il se passait des choses bizarres dans ma cuisine. On en rigolait mais j’avais décidé d’en faire un petit écho. De son côté, Brice Légée, musicien et arrangeur, avait pris l’habitude de faire des chansons sur les blogs BD qu’il aimait bien. Il m’avait contactée. C’est ainsi que, sur le Fantôme de la cuisine, j’avais réalisé une petite animation BD.

Merci Pacotine et bonne continuation. Terminons sur une petite interview-dédicace.

Série: Nanny Mandy

Tome: 3 – Dans le coeur de Célia

Scénario: Joris Chamblain

Dessin: Pacotine

Couleurs: Hélène Lenoble

Genre: Drame, Jeunesse

Éditeur: Kennes Éditions

Nbre de pages: 56

Date de sortie: le 08/01/2020

Extraits : 

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