Cedric Burnside, bluesman charismatique a chanté le blues du Mississippi devant un AB Club sold out

Lorsqu’on est le fils d’un batteur renommé nommé Calvin Jackson considéré comme un batteur innovateur du Hill Country Blues style et le petit-fils du légendaire chanteur de blues, compositeur et guitariste R.L. Burnside, il y a de fortes chance qu’on se retrouve un jour une guitare entre les mains à chanter le blues du Mississippi sur les scènes du monde entier. C’est ce qui arrive à Cedric Burnside, de passage à l’Ab Club, le 3 novembre dernier…

© Jean-Pierre Vanderlinden

Le club affiche complet pour accueillir celui qui est né un 26 août 1978 à Memphis Tennessee, issu de l’histoire d’amour entre Calvin Jackson et Linda Burnside. Il grandit à Holy Springs, près du Mississippi dans la maison de son grand-père, R. L. Burnside. À 13 ans, il commence à prendre la route avec le groupe de son grand-père dans lequel il fait ses premiers pas comme batteur et, au fil du temps, devient un batteur archi-reconnu récompensé de quatre awards pour son jeu innovant.

Il se met ensuite à la guitare et au chant. Comme Obélix avec la potion magique, Cedric Burnside est tombé dans la marmite du blues étant petit et a été biberonné à la musique du diable.

Ce soir, à l’Ab Club, c’est en duo qu’il se produit, juste accompagné d’un batteur. Il commence le show avec cinq titres interprétés seul à la guitare acoustique avant de brancher les amplis et de nous asséner ce blues sale et hypnotique que l’on retrouve sur son dernier album en date “Benton County Relic ”.

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Ligne de basse à l’infini, riffs répétitifs déclamés en boucle et chant habité, Cedric Burnside fascine et a vite fait de se mettre le public en poche. Un public attentif à sa voix qui porte ce groove africain chargé de douleur et sans concession. Elle sert un blues qui sent la moiteur des saisons lourdes et difficiles, et la charge du labeur dans les champs de coton lorsque l’Amérique connaissait encore l’esclavage.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Bouleversante et enivrante, la musique de Cedric Burnside fascine et bouscule aussi violemment, que son auteur, lui, dégage une immense sympathie. 

Un grand concert d’un fameux bonhomme,  un grand bluesman à suivre indéniablement si on aime le blues…et pas que.

Jean-Pierre Vanderlinden

Un commentaire

  1. Un très grand monsieur, tant physiquement que musicalement.
    Chouette ambiance très détendue, un musicien qui semble heureux sur scène et à l’aise pour communiquer avec son auditoire.

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