Ma famille et le loup: entre souvenirs de famille et récit fabulaire, réalité et animation magique

12 ans après Nocturna, la nuit magique, Adrian Garcia nous revient avec un second long-métrage intitulé Ma famille et le loup. Ce récit nous conte les aventures d’Hugo, un petit garçon de 9 ans qui part à la découverte de son histoire, en allant passer un été avec son père auprès de sa grand-mère et de ses cousins. Alors qu’Hugo apprend à redécouvrir sa famille en intégrant le clan des cousins, sa mamie Sara lui annonce que le loup va venir la chercher. S’étant  épris d’affection pour ses proches, dont il l’avait été éloigné trop longtemps, Hugo va décider de mener l’offensive pour protéger sa grand-mère grâce au concours de ses cousins.

Sur papier, Ma famille et le loup a tout pour séduire. Une aventure familiale et enfantine dans le sud de la France, cela fait toujours écho aux aventures d’enfance que Marcel Pagnol aimait tant narrer. De plus, le long-métrage se compose de prises de vues réelles et de fragments d’animation. Dès qu’une histoire est contée, elle prend vie sur grand écran sous forme de dessins animés.

Malheureusement, cette nouvelle réalisation d’Adrian Garcia est inégale dans son ensemble. Il ne réussit pas à transmettre la même magie avec ses acteurs qu’avec ses splendides animations. Malgré la sympathique bande d’acteurs qu’il a réuni pour donner vie à son récit, celle-ci manque toujours de charme face à l’esthétisme des instants fabulaires.

Néanmoins, ce long-métrage est loin d’être une torture. Si le spectateur fait le choix de se laisser porter par les scènes enfantines qui reflètent parfaitement la facétie et l’espièglerie de cet âge de tous les infinis possible, alors il sera transporté dans une agréable épopée.

Comme l’écrivait Pauline Kergomard, la fondatrice de l’école maternelle française, « Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie ». En prenant le risque de mettre en scène de vrais enfants, Adrian Garcia a fait un choix audacieux qu’il faut saluer.

L’heure trente que le public consacrera à cette œuvre ne sera peut-être pas des plus incroyables mais lui fera très certainement vivre ces épopées de cet âge dont l’imaginaire est sans limite.

Un film de Adrian Garcia, avec Carmen Maura, Pierre Rochefort, Bruno Salomone, Enzo Ingignoli, Tatiana Goussef, Franc Bruneau, Baptiste Sornin, Veronica Novak, Wim Willaert, 80 min.

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