Avec en points d’orgue les formidables Manic Street Preachers, le set impeccable d’Hooverphonic et des show bluffants du légendaire Giorgio Moroder puis de Mustii, le Brussels Summer Festival s’est terminé par une journée ensoleillée !

Ça y est, le Brussels Summer Festival en est à sa journée centrale toujours sous une météo maussade. Pas de chance pour les organisateurs et pour le public. Néanmoins la programmation de cette troisième journée Place des Palais a attiré du monde, la preuve que lorsqu’on lui propose de la bonne musique accessible à tous, le public répond présent à l’appel.

Aujourd’hui l’équipe de Branchés Culture réduite à deux unités pour les trois dernières journées, a jeté son dévolu sur la Place des Palais.

C’est Behind The Pines qui ouvre le bal sur le coup de 17h30 devant un public clairsemé comme souvent pour les groupes programmés en fin d’après midi. Pourtant le groupe de rock bruxellois assure comme un chef et donne vie à ses émotions à travers une musique aérienne et punchy au son singulier. Après une certaine reconnaissance médiatique, c’est maintenant avec ses tripes que Behind the Pines continue à convaincre sur les planches. Tout de rose saumon vêtus et le sourire aux lèvres, les Bruxellois nous ont fait passer un très bon moment, avant de récidiver quelques heures plus tard sur la scène du Sablon Music Festival voisin.

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La place est bien remplie lorsque sonne 19h et qu’arrivent sur scène les très attendus Manic Street Preachers. Ce band est un des groupes de rock les plus influents et les plus emblématiques du pays de Galles. Actif depuis 1986 et avec 13 albums studio à son actif il s’est constitué une fanbase mondiale, mûrissant et changeant musicalement tout en gardant le son classique des Manics. Leur dernier album en date Résistance is futile est une petite perle de rock énergique et mélodique et les Manics en live, c’est non seulement des tubes qui vous trainent dans l’oreille, mais aussi toute leur riche discographie passée en revue avec toujours cette même énergie communicative. Cette fois au BSF ils se sont même fendus d’une reprise des Guns And Roses avec une version jouissive de Sweet Child of Mine. Du grand art et une des meilleures prestations qu’il m’ait été donné de voir cette année au BSF, tout simplement.

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Toujours pas mal de monde sur la Place des Palais malgré la pluie qui a refait son apparition lorsque Hooverphonic démarre son set.  Si vous me lisez régulièrement, vous savez certainement tout le bien que je pense du groupe belge mené par Alex Callier et Raymond Geerts et de sa nouvelle jeune chanteuse que je trouve idéale pour interpréter le répertoire d’Hooverphonic qu’elle porte à des sommets sur ses frêles épaules. Hooverphonic a réellement trouvé l’or avec Luka Cruysberghs et leur dernier excellent album « Looking for Stars » qui oscille entre trip hop, James Bond, funk et rythmes programmés est purement excellent.  Hooverphonic, c’est aussi ce style si particulier qui caractérise le son du groupe. Une fois encore nous avons vibré à une prestation cinq étoiles du groupe réduite à un peu plus d’une heure, festival oblige, et rehaussée par les tenues magnifiques de sa chanteuse au charme fragile et à la voix d’or. Magnifique !

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La pluie continue inlassablement de tomber, heureusement pas en trop grosse quantité, lorsque Giorgio Moroder et son band montent sur scène pour 75 minutes de pur plaisir nostalgique . Fondateur du disco et pionnier de la musique électronique, Giorgio Moroder a créé durant plusieurs décennies sa propre marque et sa propre touche musicale immédiatement reconnaissable. Agé de 79 ans aujourd’hui, il est revenu sous les projecteurs en 2013 avec une collaboration sur l’album « Random Access Memories » de Daft Punk. On ne présente plus ses innombrables collaborations sur des tubes tels que  Love To Love You Baby,  Hot Stuff  ,  I Feel Love, Take My Breath Away, On The Radio, Last Dance , la liste est bien trop longue pour tous les citer. Entouré d’un band de tueurs, de talentueuses choristes danseuses, et de cordes, le génial chanteur-auteur-compositeur et producteur italien a mis le feu à la Place des Palais devant un public conquis qui a dansé durant tout son set. Bien sûr, il a rendu l’hommage qu’elle mérite à l’immense Donna Summer disparue bien trop tôt, et c’est avec Call Me de Blondie que s’est terminé ce concert de folie durant lequel l’ambiance n’a jamais faibli d’un cran. Une bien belle manière de terminer ce qui fut à mon sens la meilleure journée du festival jusqu’à présent.

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Pas le temps de souffler, on est déjà samedi et la météo ne s’arrange pas avec la journée la plus pourrie du festival où les éclaircies furent aussi rares que les cheveux sur le crâne d’un chauve.

C’est au Mont des Arts que nous retrouvons  Graviity qui démarre son set. Artiste extraterrestre arrivé sur terre il y a 3 ans,  il parcourt le monde pour rencontrer les Terriens, découvrir leurs civilisations, leur musique, leurs cultures, leurs festivals… Son set de dj/guitariste a attiré quelques centaines de personnes qui ont osé braver la pluie en ce début de soirée. Sympa et étonnant !

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Retour à la place des Palais où Marc Pinilla , chanteur/guitariste de Suarez déplore la météo catastrophique lorsqu’il monte sur scène, puis s’embarque dans un set pop rock, beaucoup plus pop que rock d’ailleurs, qui a sans nul doute ravi ses fans les plus fidèles agglutinés dans le premier quart de la place, sous une pluie battante. Par solidarité avec son public, Marc va même mouiller sa chemise et sa jolie mèche de cheveux en allant interpréter quelques titres sous la pluie sur l’avancée de la scène, les pieds dans l’eau. Enthousiasme non contrôlé ? inconscience ? Heureusement le set s’est bien terminé, car on en a déjà vu d’autres se prendre un choc électrique dans de pareilles circonstances. Ceci dit il était chaussé de basket, mais tout de même…

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À peine peut-on profiter d’une légère accalmie d’une bonne dizaine de minutes que c’est reparti de plus belle pour de grosses gouttes pendant le set d’Hyphen Hyphen, groupe visiblement très attendu. Les remuants Français et leur pop-electro avaient déjà foulé la scène du BSF il y a quelques années et c’est avec plaisir qu’ils ont retrouvé ce soir leurs fans belges pour un set énergique, furieux, dansant et haut en couleurs.

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Pour l’équipe de Branchés Culture la journée de samedi s’arrêtera là, on laisse Kyo à ses fans et on regagne la casa histoire de retrouver un endroit sec après avoir enduré des heures de pluie sur nos capes détrempées.

Dernier jour de ce BSF 2019, le dimanche, et c’est sur le Mont des Arts que s’est porté notre choix où vers 17h30 sont attendus The Pirouettes. Duo sympa, Leo et Vickie sont un couple d’amoureux talentueux devenu en quelques années l’une des figures les plus attachantes de la pop hexagonale d’aujourd’hui. Une love story commencée en chanson, et qui depuis n’hésite pas à se mettre en scène, à se déguiser ou à se dévêtir. Le duo s’était déjà fait remarquer au BSF sur cette même scène il y a quelques années et sa pop fraîche et enjouée a ravi le public présent. Il nous a offerts en cette fin d’après midi un joli moment de fraîcheur bienfaitrice devant un beau contingent de fans qui chantaient les paroles de leurs chansons.

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Place ensuite à Blanche. La jeune femme, avec l’envoûtant « City Lights » qu’elle a défendu à l’Eurovision 2017, a parcouru les sommets des charts européens et s’est imposée comme une artiste atypique au timbre de voix reconnaissable entre mille. Sur scène, flanquée de deux musiciens elle a impressionné par le joli timbre de sa voix malgré une présence scénique charmante mais parfois un peu statique. Il faut dire que la chanteuse n’a que vingt ans, et toute sa carrière devant elle pour gagner en assurance lors de ses apparitions scéniques néanmoins fort agréables. Blanche a annoncé la sortie prochaine de son album, et on se réjouit d’ores et déjà de jeter une oreille attentive sur cette première galette qui ne saurait tarder et dont sont déjà extraits les singles Wrong Turn et Soon.

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Il est 20h45, et c’est la grosse foule au Mont des Arts pour la prestation très attendue de Mustii. Cette fois la météo est favorable et tous les voyants sont au vert pour que Thomas nous offre un concert de malade, on connait son talent inné d’entertainer lorsqu’il s’agit d’électrifier un public. Et l’artiste ne nous a pas démentis, car une fois de plus Mustii nous a fait le gros show !

Sur scène Mustii ne lâche rien et saisit son public à la gorge dès les premières mesures. Entouré d’un band redoutable le bruxellois qui déclare avec humour s’être rendu au BSF en tram et qu’il a l’impression ici d’être un peu à la maison, se donne sans compter, et ne laisse à ses fans aucune minute de répit.

Voix impeccable, compos irrésistibles, charisme de fou, Thomas a tout pour devenir immense même si son parcours à l’heure d’aujourd’hui est déjà plus que remarquable.  J’ai fait sa connaissance à ce formidable concert promotionnel de la Rotonde du Botanique du 16 février 2016, et depuis ce jour, j’affirme à qui veut bien l’entendre qu’un jour ce mec-là sera énorme. Être humain sympathique, simple et modeste à la ville, acteur de formation, il est également auteur, compositeur, chanteur et metteur en scène à un âge où certains se cherchent encore. Curieux de se développer à travers diverses disciplines complémentaires les unes aux autres, et surdoué, il crée une pop hybride, glam et théâtrale se construisant autour de son instrument principal: sa voix !

Et ce soir après un set flamboyant et s’être payé une petite promenade dans le public porté par la foule, il a asséné le coup de grâce avec un « Feed Me » impérial.

Assurément une des prestations phares de cette édition 2019 !

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Après l’irrésistible Mustii c’est Alvaro Soler qui monte sur la scène du Mont des Arts et avec l’espagnol on sait que c’est à une grosse fiesta qu’on va avoir droit. Fils d’un père allemand et d’une mère hispano-belge, Alvaro est un auteur-compositeur-interprète polyvalent dont la renommée n’est plus à faire. Avec ses titres latino-pop parfois teintés de rock, Alvaro et son band nous ont mis une ambiance de feu durant tout leur set à coup de hits imparables baignant dans un lightshow impressionnant et à grands coups de canons à confettis. Un super moment festif, idéal pour clôturer avec une musique ensoleillée une édition 2019 qui fut placée hélas bien trop souvent sous le signe de la pluie.

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À la Place des Palais, c’est le DJ Lost Frequenties qui fait danser les clubbers, mais ça c’est une autre histoire…

Jean-Pierre Vanderlinden

Crédits photos : Pierre Destrebecq – Jean-Pierre Vanderlinden

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