Si l’épidémie s’étend, les vêtements eux sont en voie de disparition, voilà un symptôme que l’OMS aura du mal à expliquer et Toru Oikawa aussi

« Un vers ça va, plusieurs vers, bonjour les dégâts!  » proverbe d’A.S Ticot aux Editions du Lombric

Résumé: Leur ville se retrouve infestée de hordes d’humains contaminés! Les amis de Haruki Amamiya, par jeu, enferme ce dernier dans la réserve de son lycée, où se trouve par hasard une autre élève: Kirara Isonami. La plaisanterie s’éternise et personne ne vient ouvrir la porte. Au bout de trois jours, les deux jeunes gens parviennent à sortir. Mais dehors, leur monde n’est plus ce qu’il était: des « porteurs » s’en prennent aux autres humains et infestent la ville.

Après un petit malentendu, Haruki et Kirara se retrouvent enfermés dans une réserve pendant trois jours. Seuls, coupés du monde, ils n’ont pas conscience de ce qui se passe à l’extérieur. Un terrible virus a provoqué l’évacuation de leur lycée et d’une partie de la ville. Parvenant enfin à sortir, ils ne peuvent que constater l’ampleur des dégâts. Poursuivis par les infectés ou « porteurs », ils veulent absolument retrouver leur famille et leurs amis. Mais ils ne seront pas seuls! Des survivants se sont organisés dans le gymnase de l’école et dans les zones de quarantaines. Vont-ils parvenir à retrouver leur famille? Vont-ils survivre à cette terrible épidémie?

Toru Oikawa est le scénariste et le dessinateur. C’est un jeune auteur japonais qui a commencé sa carrière en 2012. Infection est sa quatrième série et la première à paraître en France.

Dans cette série, le dessin est très bien réalisé et est constant du début à la fin. Les traits sont fins, ce qui permet au dessinateur de bien gérer les différentes émotions qui marquent le visage des personnages. De manière à ce que le lecteur puisse percevoir le changement d’humeur. Les jeunes femmes et leurs sous-vêtements sont mis en valeur (on voit beaucoup de culotte…parfois on se demande pourquoi). Un peu à la manière High School of Dead. Bien sûr, c’est parfois plaisant, mais il y en a de trop sans que cela ne soit justifier. Les décors sont riches et très variés. L’école ainsi que les milieux urbains sont très détaillés.

Sur le plan scénaristique, les codes du genre sont bien respectés. L’amitié, l’abnégation, l’amour, la trahison…tout y est. Mais cela ne fait pas tout: comme je l’ai dit je regrette certains passage en sous-vêtements, un peu superflus (les passages pas les sous-vêtements). Kirara préfère rester à moitié à poil que de mettre un jogging, les enfants eux se détendent et rient en la voyant en culotte. Et, bien sûr le passage du petit pipi dans le bocal avec des petits gloussements, c’est d’un peu ridicule!  Le sexy/érotique à outrance ne fonctionne pas et c’est assez rédhibitoire pour la crédibilité des personnages et de l’intrigue. Les caractères sont un peu stéréotypés et manquent de finesse. Le manque de charisme des leaders et des personnages secondaires prévisibles les rendent quasi transparent. Sur le plan horrifique, nous n’y sommes pas du tout. Et certaines incompréhensions, nous distraient durant tout le manga. On ne sait pas comment l’épidémie s’est répandue, pourquoi il n’y a que la ville de Sendai qui est touché, etc.

Je suis une nouvelle fois mitigé, il y a de bonnes choses mais elles sont gâchées par ce besoin de mettre des séquences érotiques à tout bout de champ. On ne se retrouve pas sur un Walking Dead ou High Shool of Dead (qui sont, pour moi, excellent dans leur genres) mais plutôt dans Strings of dead. Les personnages sont creux et j’espère que le reste de la série sera meilleur. L’impression et le travail sur la jaquette sont eux à la hauteur des Editions Delcourt.

Titre: Infection

Tome: 1

Scénario et dessin : Toru Oikawa

Traduction: Maxime Bonnet

Genre: Seinen

Éditeur: Delcourt Tonkam

Nbre de pages: 192

Prix: 7,99€

Date de sortie: 03 janvier 2018

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