Avec son blues rock incendiaire et sexy, la guitar-heroïne Samantha Fish a mis l’AB Club à ses (jolis) pieds

Aux Etats Unis, ils sont légion à jouer du blues rock, mais souvent ils rechignent à franchir l’Atlantique pour se produire en Europe. Alors, quand Samantha Fish, l’une des nouvelles pépites de cette scène florissante, daigne venir nous rendre visite, il est normal qu’on en parle et qu’on se déplace pour aller l’applaudir.

Samantha est née le 30 janvier 1989 à Kansas City, et, très vite, elle se met à la guitare, influencée par des artistes comme les Rolling Stones, Tom Petty ou Stevie Ray Vaughan. Bien vite, elle maîtrise parfaitement son instrument et, comme elle possède une voix étonnante, elle décide de se produire sur scène en trio, accompagnée d’un bassiste et d’un batteur. Après un premier album autoproduit en 2009, elle est repérée par le label blues allemand Ruf Records avant de décrocher en 2012 le Blues Music Award du meilleur nouvel artiste de blues et d’enregistrer son deuxième album en 2013.

Depuis, la demoiselle enchaîne les albums tous plus convaincants les uns que les autres et s’est forgée une réputation de nouvelle reine du blues rock.

Avec Samantha Fish, Joe Bonamassa peut aller se rhabiller, ici pas d’esbroufe ni de démonstrations gratuites et sans âme, Samantha transpire le blues par tous ses pores et en est imprégnée de la tête aux pieds, qu’elle a jolis d’ailleurs et très fémininement chaussés.

Dès l’entame des premiers titres « American Dream » et « Chills & Fever », on tombe sous l’emprise de cette guitar-héroine dont le jeu implacable, précis et sensuel fait frémir nos tripes et nos tympans. « Wild Heart », « You can’t go », « Either Way I Loose », « Watch it Die » se succèdent et Samantha envoie du lourd sans se la jouer et toujours avec une sincérité flamboyante. Son jeu de guitare impressionne, son physique séduit, et sa voix puissante ravit l’amateur de blues rock le plus exigeant.

Autour d’elle évoluent des musiciens doués et visiblement ravis d’accompagner la demoiselle.

« Little Baby », « Blood In The Water », « Love Letters », « Need You More », la demoiselle, féline à souhait dans son fatal moulant, mouille son top noir et balance sa chevelure blonde au rythme d’un blues impitoyable et électrique.

Le son est très bon et l’AB Club est conquis. « No Angels » précède alors un « I Put A Spell On You » d’anthologie tout en émotions, à la hauteur des versions formidables qu’en avaient fait en leur temps C.C.R. et Buddy Guy.

Le public en demande encore, et c’est avec « Bitch on the Run »  joué sur sa cigar box guitare que la nouvelle princesse du blues rock reviendra nous mettre à genoux, définitivement.

Et j’avoue que me retrouver aux pieds d’une telle diva ne m’a pas déplu… Une claque !

Jean-Pierre Vanderlinden.

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