Une odeur de peinture, mille et une couleurs, le Graffiti Festival Pshitt! enjolive le patrimoine namurois !

Quand une odeur de peinture embaume Namur, ce n’est pas toujours parce que l’on est occupé à refaire le marquage sur le sol du centre-ville. Du 30 avril au 05 mai, Namur accueillait son premier festival dédié aux arts urbains. L’occasion de mettre le graff à l’honneur, dans toute sa splendeur et dans sa diversité. De galeries d’art en murs de brique, la capitale wallonne a su redorer le blason d’un art souvent relégué à la dégradation publique.

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Graffiti Festival: Pshitt!

C’est avec énormément d’impatience que je me suis rendu dans le centre-ville de Namur ce samedi 4 mai. Entre autres, le programme proposait des concerts, compétitions de skateboard, live painting, expositions et visites guidées. Mais ce qui m’intéressait, c’était plutôt les graffitis. Pas ces signatures incompréhensibles qui dégradent les murs et les paysages, mais de réelles œuvres que je ne manquerai pas de vous présenter en photo !

Je voulais aller à la rencontre de cet art souvent décrié, et autant dire que ce Graffiti Festival ne m’a pas déçu. Cette manifestation a eu lieu grâce à un partenariat entre La Ville de Namur, les Abattoirs de Bomel, le collectif Drash, Gau Namur et quelques collectifs actifs dans les cultures urbaines.

Enfin, Namur ne se relègue plus uniquement au Musée Rops ou autre Tortue gigantesque au pied de la Citadelle, mais s’ouvre à d’autres types d’arts tandis que les initiatives communales ou associatives fleurissent pour notre plus grand bonheur.

Il y a quelques semaines les manifestations concernaient la manipulation du verre et cette fois c’est la peinture qui est mise en valeur. Mais quand on dit peinture, on ne s’attend pas forcément à ce que les artistes utilisent pour matériel, des bombes de couleurs et du mobilier urbain. L’environnement de la ville de Namur avec ses bâtiments à l’abandon ou en phase de reconstruction offre un cadre propice à de telles manifestations. Certains commerçants  ont procuré le support, le gîte ou les deux à certains artistes qui performaient en live. Comme le ferait un peintre ou un sculpteur, les oeuvres sont loin d’être improvisées :et construites à partir d’un avant-projet sur papier, des demandes particulières du commerçant et d’une analyse de la surface à recouvrir. Ensuite, le travail des artistes prend toute sa dimension ; ils parviennent à intégrer dans leur réalisation le relief, les perspectives et parfois le mobilier urbain. Et le résultat est au rendez-vous.

Certes, le temps n’a pas été de la partie, mais les rencontres et les échanges étaient à la hauteur de la qualité de l’événement. Merci à la galerie Foudart pour le magnifique projet mis en place ( je ne manquerai pas de les suivre dans leur prochaine exposition et je vous montrerai leur travail dans de prochaines chroniques) et à toute l’équipe de chez Graphica. Les artistes étaient très ouverts et parlaient facilement de leurs techniques ainsi que du projet qu’ils réalisaient pour le festival. Pour la Galerie Foudart, le collectif KSA Crew a eu carte blanche dans l’investissement des lieux. Ils ont pu recouvrir les murs entiers de la galerie pour ensuite installer leurs œuvres avec un fil conducteur et une esthétique mettant en valeur leur travail.

Sans plus attendre voici un aperçu de différentes œuvres, parfois les photos valent mieux qu’un long discours. À noter que toutes les compositions sont encore accessibles et visibles. Quant aux œuvres se trouvant dans la galerie Foudart, elles sont visibles le lundi, jeudi, vendredi, samedi de 14h – 19h.

Boutique Katmandou : Zasw

 

 

Boutique Graphica: Kahef

 

Office du tourisme: Mac Gillus

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Boutique Ramd’Âm: Wuste, Sam laloux

Voilà donc un petit aperçu du magnifique travail et de l’engagement de ces artistes hors normes, pouvant se fondre dans un cadre urbain comme dans une galerie d’art. Je vous invite à vous promener dans notre belle capitale wallonne pour aller à la rencontre de toutes ces œuvres insolites. Merci à la Ville de Namur de faire vivre l’art de cette manière et également à tous ceux qui ont œuvré pour cette belle organisation.

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