De la BD et de la SF #1: L’homme descend du singe, le singe descend l’homme, les Monkey pète des quilles

La science-fiction s’est fait un nom depuis bien longtemps, avec quelques illustres prédécesseurs, dans un Neuvième Art capable, à sa manière, de rivaliser avec le spectacle proposé sur grand écran. Et de varier, désormais, les angles, pour proposer diversité et emmener ce genre qui pourrait être éculé vers une nouvelle vitalité et des confins de l’univers personnalisés. La preuve avec quelques nouveautés qui nous ont fait de l’oeil et de l’esprit. On commence sur une planète des singes qui ne tournent plus rond. 

© Eldiablo/Pozla/Miaw chez Ankama

Cela a été annoncé il y a peu, le Label 619 a pris son indépendance d’Ankama Éditions non sans lui avoir servi quelques joyaux explosifs et franchement barrés: avec Mutafukaz de Run en élément déclencheur et très vite quelques autres créations qui défouraillaient le Neuvième Art. À commencer par Monkey Bizness d’Eldiablo et Pozla (aidé par Miaw aux couleurs). Une odyssée spéciale dans laquelle le lecteur glisse et re-glisse sur les peaux de bananes pour mieux se laisser aller dans cet univers complètement poilant en compagnie de Jack Mandrill le babouin et Hammerfist le gorille.

Résumé de l’éditeur : Los Animales, en 2254. La civilisation n’est plus, le monde appartient désormais aux animaux. Vous voyez là la possibilité d’une paix éternelle ? Détrompez-vous ! La culture de meute règne et engendre une violence inhumaine. Au milieu de tout cela, Jack Mandrill le babouin et Hammerfist le gorille, deux vermines, tentent de défendre leur place au sommet de la chaîne alimentaire. Vous êtes prévenus : Los Animales n’est pas une ville pour les estomacs fragiles… La faim justifie tous les moyens !

© Eldiablo/Pozla/Miaw chez Ankama

Adeptes des coups foireux dans ce monde où l’humain a encore plus dégénéré qu’eux, les deux amis n’ont pas inventé la poudre mais tentent de conserver leur lead et leur trône. Même si en lieu et place du flouze, c’est plutôt la loose que ces héritiers de King Louie (qui ont réussi à être un homme comme vous) amasse.

© Eldiablo/Pozla/Miaw chez Ankama

Face à un cosmonaute qui entend bien prendre sa revanche sur la vie, une secte illuminée, un maire qui veut leur peau, le continuum, des crocos et des rhinos et leurs pulsions primales, il ne faudra pas moins de 400 pages et une brique intégrale de près d’1,5kg pour survivre ou mourir.

© Eldiablo/Pozla/Miaw chez Ankama

Dans ce grand récit futuriste et imprévisible, El Diablo et Pozla (qui au fil des chapitres montre une bonne partie de l’étendue de son art, incisif, coloré, psychédélique) font vrombir le délire à plein gaz. Bodybuildé au running gag et au comique de situation ubuesque et simiesque, Monkey Bizness fait son Monkeyfukaz, gangsta et impétueux, prouvant que les vieux singes font toujours la grimace et les kickass. L’apocalypse des animaux est complètement tordante et haletante.

Un projet de web-série avait vu le jour. Nous ne savons pas où ça en est mais ça avait l’air fin bien.

Série : Monkey Bizness

Intégrale

Scénario : Eldiablo

Dessin : Pozla

Couleurs : Pozla et Miaw

Genre :Aventure, Fantastique, Science-fiction

Éditeur : Ankama

Label : 619

Nbre de pages : 400

Prix : 29,90€

Date de sortie : le 30/11/2018

Extraits :

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