La gazette du BIFFF #4 : diable enfermé à la cave, superhéros venu des enfers, et natation à sec en compagnie d’un charmant croco, le vendredi au BIFFF on ne mange pas que du poisson !

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le cœur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 37e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

Quatrième jour du BIFFF , les festivaliers ont trouvé leurs marques, la presse est aux aguets, le festival est lancé et bien lancé. Aujourd’hui, 2 films très attendus sont à l’affiche: Hellboy et The Pool, mais avant ça je désire aller faire un tour au Ciné 2 pour visionner I TRAPPED THE DEVIL projeté à 16h30.

I Trapped the Devil CR: IFC Midnight

Synopsis : S’il y a bien une période propice pour faire la paix avec tout le monde et retrouver un peu de cet esprit de famille digne d’une pub Knacki Herta, c’est Noël. En tout cas, c’est ce que se dit Matt, quand il emmène sa femme Karen pour débarquer à l’improviste chez son frère, Steve. Bon, d’accord : ça fait longtemps qu’ils ne se sont plus vus. OK, ils se sont un peu brouillé. Mais ça reste une belle surprise pour les fêtes, non ? Pourtant, si Matt ne s’attendait pas non plus à un accueil flonflons et confettis, il était loin de se douter de ce qui se tramait chez le frangin : à peine entrés dans la demeure, Matt et Karen découvrent que Steve garde un homme dans sa cave… Et pas n’importe qui, en plus, puisque Steve leur affirme qu’il s’agit du diable en personne…

Si le pitch de départ est alléchant , ce film en provenance des USA, montre vite ses faiblesse. Peu d’action, des dialogues interminables, un faux suspense qui n’en fini plus, des comédiens insipides et une chute plus que décevante pour un long métrage qui s’apparente plus à un pétard mouillé durant lequel j’ai piqué du nez plusieurs fois tant l’ennui était au rendez-vous. Zzzzzzzzz….. J’en ai même déjà oublié la fin, c’est tout dire.

Note : 9/20

Année 2019
Réalisateur Josh Lobo
Cast AJ Bowen,
Chris Sullivan,
Jocelin Donahue,
Scott Poythress,
Susan Burke
Distributeur Yellow Veil Pictures
Genre horreur
Audience ENA
Running time 82′
Pays USA
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Internationale

Ca y est c’est l’heure de se rendre au Ciné 1 où le grosse foule s’et déplacée pour HELLBOY de Neil Marshall.

Synopsis : Avec un papa démon, une maman humaine, et une enfance passée en Enfer, Anung un Rama n’est pas le genre de bestiau qu’on impressionne facilement. Même son père adoptif, le professeur Bruttenholm, lui a trouvé un p’tit sobriquet qui lui va à ravir: Hellboy… Mais, après des années de baston contre les pires forces du mal, Hellboy aimerait bien souffler un peu. Se refaire son arbre généalogique, voir s’il n’a pas une sœur cachée en Enfer ou une grand-mère oeuvrant aux fourneaux démoniaques. Pourtant, le repos sera de courte durée : tonton Bruttenholm vient de lui envoyer un petit mot doux concernant quelques devoirs à faire : Hellboy est attendu d’urgence en Angleterre pour affronter Nimue, la Reine de Sang, une puissante magicienne qui souhaite rien de moins que la destruction totale de la Terre. Ayant encore pas mal de choses sur le feu, Hellboy va mouiller le maillot comme jamais et montrer qui est le patron sur terre !!

Difficile de s’attaquer à un mythe après le travail effectué par l’immense Guillermo del Toro et l’incarnation qu’en avait fait Ron Perlman. Mais c’est sans connaître Neil Marshall qui a plus d’une idée dans son sac et s’attaque avec ce reboot à l’adaptation de deux comics de Mike Mignola (« The Wild Hunt » et « The Storm and the Fury »). A grands renforts d’effets spéciaux la plupart très réussis, le film se déroule à 100 à l’heure et dès les premières minutes on est happé par l’histoire et on ne décroche plus. Moins classieux et plus dispersé que les précédents opus, celui ci est néanmoins plus fidèle à la bande-dessinée et se pose comme un film de super-héros  conçu pour les fans du genre, débordant d’humour et d’action pure et dure. Hellboy ne fera sans doute pas l’unanimité car ses qualités seront interprétées par certains comme de gros défauts, mais personnellement j’ai adhéré au délire et passé un excellent moment ! Le meilleur moyen de vous faire votre propre opinion est d’aller voir le film. Bonne séance !

Note : 16,5/20

Année 2019
Réalisateur Neil Marshall
Cast Daniel Dae Kim,
David Harbour,
Ian McShane,
Milla Jovovich,
Sasha Lane
Distributeur Kinepolis Film Distribution
Genre adventure, fantasy
Audience ENA
Running time 121′
Pays USA
Audio O.V. Anglais
Sous-Titres Français, Néerlandais
Première Première Belge

Deuxième film dont on parle beaucoup dans les couloirs du festival que la rumeur annonce comme  excellent c’est THE POOL.

Synopsis : Directeur artistique sous payé, Day vient tout juste de terminer le tournage d’une publicité dans une piscine olympique désaffectée. À lui maintenant de nettoyer tout le bordel et vider les millions de litres de flotte chlorée qui s’y trouvent. Mais, le soleil et la fatigue aidant, Day décide de piquer un roupillon en se prélassant sur un matelas pneumatique, tandis que son chien Lucky l’attend sagement, attaché au bord de la fameuse piscine. À son réveil, par contre, Day va avoir droit à une très mauvaise surprise : un employé un peu trop zélé a décidé de vider le bassin, et le niveau de l’eau est désormais si bas que Day ne parvient plus à sortir de là… Cherchant d’abord à se protéger du soleil de plomb, Day n’en peut plus d’entendre son portable vibrer alors qu’il ne peut pas l’atteindre. Ses piqûres d ‘insuline ?

Pas de problème. Il peut facilement tenir deux jours sans. Alors, il crie, il hurle, mais le problème d’un endroit désaffecté, c’est qu’il n’y a pas un chat… Par contre, il y a d’autres animaux en Thaïlande. Et, une fois que la nuit tombe, Day va recevoir la visite d’un baigneur nocturne pas très rassurant. Le genre de bestiole dont on fait d’habitude des bottes, malgré l’amour inconditionnel que lui porte un certain monsieur Lacoste…

Un choc ! Ce film thaïlandais  du réalisateur Ping Lumprapleng est sans nul doute un des tous grands films du festival et la séance d’anthologie annoncée par le BIFFF a bien eu lieu. Alliant avec brio un sens du suspense à couper le souffle et des retournements de situations d’une efficacité redoutable, le film vous scotche de la première à la dernière minute.

Le piège du huis clos ennuyeux est totalement évité par le biais d’un scénario en béton et d’une réalisation magistrale. Et comme les comédiens sont eux aussi en toute grande forme ça donne une pépite de long métrage à ne rater sous aucun prétexte que je vous laisse le soin de découvrir par vous même. Bluffant !

Note : 18/20

Année 2018
Réalisateur Ping Lumprapleng
Cast Ratnamon Ratchiratham,
Theeradej Wongpuapan
Distributeur Mono Film Company Limited, T Moment Company Limited
Genre Survival, thriller
Audience ENA
Running time 90′
Pays Thaïlande
Audio O.V. Thaï
Sous-Titres Anglais, Français, Néerlandais
Première Première Belge

En attendant la suite, continuez à bouffer de la péloche les accros du BIFFF, on se retrouve bientôt ici sur Branchés Culture pour une prochaine gazette !

Jean-Pierre vanderlinden

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