Déconfit, Le conflit oiseaux et compagnie…

Avec Le conflit oiseaux et compagnie, Nicolas Antoniucci nous présente son huitième livre publié sous le label Couleur Sodium en partenariat avec Libre d’écrire. Une auto-édition donc…et pas dans ce qu’il y a de meilleur.

Le conflit - Oiseaux et Cie

Le conflit oiseaux et compagnie souffre des défauts classiques et excusables d’un premier roman…Sauf que l’auteur en est à sa huitième tentative et qu’il devient plus compliqué de lui témoigner son indulgence. La promesse de la quatrième de couverture était déjà un peu confuse mais je m’y suis laissée tentée. Je pensais déceler derrière une enquête policière, une sacrée dose d’humour au quinzième degré, des situations très chaplinesques, un fond de réflexion sur l’évolution du monde sans prise de tête. Bref, un humour fin et délicat, une morale qui se lit en filigrane… mais ne se fait pas. Mais pour être plus claire, voici un petit résumé proposé par l’auteur.

« Les inspecteurs Jules Bavure et La Biche enquêtent sur des meurtres dont toutes les victimes portent mystérieusement des noms d’oiseaux. Les scènes de crime sont encombrées d’objets de peu de propos, météorites, plumes colorées ou insectes d’origines préhistoriques et rampants… Ils sont aux prises avec des personnages aux allures atypiques, tels un hacker, Corvus Poltergeist, et Cornix, un petit bonhomme aux allures étranges, affublé d’une tête circulaire et de grands pieds de clowns. Cette affaire prit tellement d’ampleur qu’elle concernera tous les pays de la Terre se trouvant simultanément attaqués par des êtres issus de la planète Mars mais qui l’auront quittée jadis, lorsqu’elle sera devenue impropre à la vie. L’histoire du livre « Le Conflit – Oiseau & Cie » raconte une guerre qui eut lieu, entre hommes et Martiens. Il est une sorte de parallèle, tracée dans le ciel et l’espace, du précédent roman de l’auteur, « Cnidaria, Reine méduse », se déroulant dans les profondeurs des océans. »

Il y a déjà un problème de concordance des temps dans cette quatrième de couverture mais je me suis quand même lancée. Soyons clair, la bienveillance que j’avais en commençant l’ouvrage, la réelle curiosité positive, l’envie de découvrir l’univers de cet auteur se sont rapidement envolés… Je ne ferai même pas de jeux de mots, tellement l’auteur les annonce durant des pages entières. Un réel travail d’écriture doit s’opérer sur ce que propose l’auteur.

L’idée n’est pas à jeter aux orties, loin de là : elle pourrait même être gagnante. On a vu d’autres talents rédiger un policier (thriller) dans le milieu des oiseaux (Le vol des cigogne n’en est qu’un exemple) ou avec une réflexion sur le monde qui nous entoure (La conjuration primitive) ou encore avec un humour poétique et un dixième degré parfois (les histoires mettant en scène l’inspecteur Adamsberg). Mais, pour se hisser à la cheville d’un Grangé, d’un Chattam ou d’une Vargas (la cheville hein, pas les épaules, il ne faut pas exagérer !) il y a un travail en profondeur à effectuer sur les écrits. Il faudrait reprendre l’intrigue (très confuse), revoir la forme. Élaguer un maximum de digressions malvenues, inutiles et lourdes.

Si la victime s’appelle Colombe, laissons au lecteur le soin de faire le lien avec le nom d’oiseau, il n’est pas si bête le lecteur. Colombe…oiseau…cela devrait entrer dans son champ de compétences. Et puis un peu de créativité que diable ! Un peu de finesse. Élaguer les longueurs qui ne servent qu’à noircir des pages. Un policier, c’est du rythme, un style et une bonne histoire… Je suis au regret de conclure que même la bonne histoire est à revoir. Bref, un livre qui fait pchiit, comme un pétard mouillé !

Titre : Conflit oiseaux et compagnie

Auteur : Nicolas Antoniucci

Auto-édition chez Couleur Sodium

Nbre de pages : 136 pages

Date de sortie : le 16/11/2018

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