Le glam rock n’est pas mort, Palaye Royale en est le nouveau prince !

Dimanche 30 septembre, AB Club, Bruxelles. La petite salle de l’Ancienne Belgique s’apprête à vivre un véritable séisme rock avec le passage sur les planches du plus intéressant fleuron de la nouvelle scène glam canadienne : j’ai nommé Palaye Royale. Un concert en forme de claque magistrale digne des débuts de bands mythiques comme furent ceux de Slade, The Sweet, les New York Dolls ou même les… Rolling Stones.

Il est 19h15 lorsque j’entre dans la salle habituellement vide à trois quart d’heure du début des hostilités (comprenez le passage de The Haunt qui assure la première partie ce soir). Étonnamment,  la salle est déjà bien garnie d’un contingent féminin surexcité qui empêche l’accès au bord de scène.Très rapidement, la salle va afficher complet et c’est devant un AB Club déjà fortement électrisé que se déroule la prestation de The Haunt qui n’a franchement pas laissé un souvenir impérissable. Il est clair que ce soir ceux que tout le monde attend c’est Palaye Royale.

The hottest band of the year !

Palaye Royale, c’est le retour des grosses guitares et du rock pur et dur dans une scène musicale actuelle plutôt axée sur une déferlante de dance et de hip-hop. Et c’est tant mieux. Ces trois jeunes mecs de Las Vegas combinent un puissant rock’n’roll, une rage communicative et un indéniable sens du style.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Dès l’arrivée sur les planches du charismatique frontman, Remington Leith, et de ses acolytes, la salle se met à sauter comme un seul homme et les filles deviennent hystériques. C’est une vague de cris stridents qui couvre pratiquement le rock déjanté et nerveux du groupe. De la pure folie.

Palaye Royale a débuté en 2008 sous le nom de Kropp Circle, alors que Danzig avait 16 ans, Leith 14, et Barrett à peine 12 printemps. C’est en 2011 que le band décida de changer son nom en  Palaye Royale, clin d’oeil à un dancing de Toronto qu’avaient fréquentés leurs grands-parents. En dix ans, ces gars là ont fait leur chemin, ont pondu deux albums très réussis (Boom Boom Room Side A and side B), et savent désormais mettre le feu à une salle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Poses à la Iggy Pop, riffs et gestuelle rappelant les Gun’s & Roses jeunes, look à la Johnny Thunders ou Black Veil Brides, Palaye Royale a tout pour plaire et, cerise sur le gâteau, ils écrivent de bons titres, ce qui est essentiel.

De « Don’t Feel Quiet Right » qui ouvre leur set à « Warhol » qui le clôture, en passant par « Masochist », « Fuck with my Head », « How Do You Do », « Get Higher », « Ma Chérie », « Wasted » et l’incontournable hit « Mr. Doctor Man », Palaye Royale nous a tout simplement balancé à la face seize titres brûlants qui ont mis son public à genoux.

Ces gamins-là ont tout compris. Ma main à couper qu’on a assisté, ce 30 septembre à l’AB Club, à la naissance d’un futur très grand groupe de rock n’roll qu’on verra désormais évoluer dans de bien plus grandes salles. Dieu merci, le rock n’est pas mort, Palaye Royale en assure la relève haut la main !

Jean-Pierre Vanderlinden

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