PHOTOS| De la Méga Classe de Solaar au dernier show fameux de Loïc Nottet avant un petit moment, les artistes ont brûlé la scène de Ronquières, samedi

L’été bat son plein et la météo est de la partie. La canicule était bien annoncée pour ce premier week-end d’août, pas de quoi pousser les festivaliers à rebrousser chemin: ils étaient bien là à Ronquières, festival de deux jours et de deux scènes, « Bâbord » et « Tribord ». Le tout surplombé par l’impressionnant  plan incliné de Ronquières. Tout est prévu pour se désaltérer et se restaurer, le pont pour abriter ceux qui craignent le soleil et bien sûr, une affiche diversifiée autant le samedi que le dimanche. J’ai d’ailleurs appris par la suite que cette édition a battu tous les records puisqu’elle a accueilli 42.000 festivaliers.

Question organisation, rien à redire. Nous, les photographes disposons d’un point presse où se poser, d’un passage facile derrière les scènes pour passer de l’une à l’autre, d’un accueil très chaleureux. Pas de doute, ce festival figure parmi mes favoris. Cette année, j’ai la chance de compter parmi les photographes accrédités en ce samedi 4 août. Étant donné la chaleur écrasante, je me mets en route à 12h45 et ne vois donc pas les 3 premiers concerts. Lorsque j’arrive, je dispose d’une place de parking tout près de l’entrée et je prends mes marques afin de découvrir les lieux qui me sont inconnus. D’ailleurs, voici un petit aperçu du site et de son ambiance au fur et à mesure que la journée avance.

Le temps d’aller saluer les « confrères » au point Presse et il est déjà temps de rejoindre la scène Tribord pour Témé Tan.

Tanguy, de son prénom a le voyage dans le sang. Ce jeune homme dont sa famille s’est partagée entre Bruxelles et Kinshasa a commencé à faire de la musique à son arrivée à Bruxelles. Autodidacte à la guitare, il s’accompagne également d’un MPC (machine servant à la composition de musique) pour créer ses propres beats et nous faire voyager au creux de son univers teinté d’un subtil mélange de grooves minimalistes, de beats entêtants et d’harmonies suaves. Cette journée s’annonce bien.

Je me pose un peu au point Presse mais pas longtemps car je pars me balader sur le site pour y prendre des photos avant le concert suivant. C’est d’ailleurs au tour de Fùgù Mango de monter sur la scène Bâbord. Ce qui est très appréciable à Ronquières, c’est que les concerts ne se chevauchent pas. Les festivaliers et nous-mêmes avant donc le temps de passer d’une scène à l’autre sans perdre un artiste.

Revenons-en à Fùgù Mango. Mais qui sont-ils ? Ce trio bruxellois brasse ses mélodies électroniques où se mêlent  afro beat et pop et nous emmène tout au long de son set dans un voyage riche, lointain et rythmé. Il s’inspire également de quelques cousins anglo-saxons. On songe alors à Crystal Fighters ou Yeasayer.

Il est 16h45 et je m’apprête à rejoindre la scène Tribord qui va accueillir un duo que je connais déjà pour l’avoir vu plusieurs fois sur divers festivals, à savoir Caballero & JeanJass. Habitués des festivals, les deux rappeurs  hip hop  nous font traverser leur univers  parmi les titres de leurs trois opus  « Double Hélice 1 », « Double Hélice 2 » et « Double Hélice 3 », sorti début juin, avec toute l’énergie qu’on leur connait. Toujours très appréciés du public, l’ambiance est au rendez-vous.

L’après-midi avance à grand pas et le chanteur folk-rock Asaf Avidan arrive sur la scène Bâbord. L’artiste est un auteur-compositeur interprète israélien, à la voix si particulière qu’on reconnait  tout de suite son timbre. Au départ, leader du groupe Asaf Avidan  & The Mojos, il s’est lancé en solo en 2012 et a sorti depuis quatre albums. On se souvient de son succès « One Day » sorti la même année. Il nous a livré un concert tout en balade.

Petit retour sur les deux plaines afin de faire quelques photos et de faire la connaissance de deux jeunes fort sympathiques avec qui je discute un moment et que je reverrai plus tard.

Les festivaliers et les infrastructures © ManuGo Photography

Il est déjà temps d’aller voir Loïc Nottet.

Lui non plus ne m’est pas inconnu, pour qui l’est-il d’ailleurs ? Cet artiste compte parmi les plus demandés par les festivaliers. Quelle ascension fulgurante pour ce jeune belge. Après avoir rempli deux fois l’Ancienne Belgique et deux fois Forest National, le voici à Ronquières. Je l’ai vu notamment à l’Inc Rock Festival à Incourt en mai dernier et j’avais beaucoup aimé son show qui est un régal pour nous les photographes. Ici, nous avons en plus eu la chance de pouvoir le « shooter » pendant une bonne partie du concert. Quel régal !

Il en profite pour nous dire que c’est la dernière fois qu’on le voit sur scène avant le prochain album. En attendant, nous avons pu nous délecter des titres mélodieux, pop et électro de son 1er album où, accompagné par ses danseurs, il nous a fait  voyager dans son monde  imaginaire.

Après une petite pause bien méritée au point Presse, il est temps de se diriger vers la scène Bâbord pour Passenger. Après plus de 9 ans à espérer rencontrer les faveurs du public, c’est grâce à Ed Sheeran, en 2012, qui l’invite à l’accompagner en 1ère partie de sa tournée, que Mike David Rosenberg, de son vrai nom, démarre enfin sa carrière.

Auteur-compositeur interprète folk anglais, c’est « Let Her Go » qui l’a véritablement lancé en 2012. Depuis, il a sorti trois albums et c’est à Ronquières qu’il est venu partager avec nous sa passion pour la musique.

Je profite ensuite de la lumière rasante pour faire quelques clichés de cette fin de journée caniculaire avant de rejoindre MC Solaar.

Les festivaliers et les infrastructures © ManuGo Photography

Très attendu sur scène. On voit le bonheur de l’artiste sur son visage, lui qui revient après 10 ans d’absence. N’oublions pas qu’il est l’un des premiers artistes à avoir popularisé le rap en France dans les années ’90. On le sent ému, très heureux d’être là et de retrouver le public. Ce rappeur français à la jolie plume, amoureux des mots et plein de poésie, nous livre les titres de son nouvel album « Avec le Feu et la Forme », dont le single « Sonotone » passe sur les radios.

Ce samedi soir, il nous a prouvé qu’il n’avait rien perdu de son talent. Entre nouveaux titres et titres anciens, il a enflammé la scène.

Ce concert signe la fin de journée pour moi car seuls quelques-uns d’entre nous ont le droit de prendre en photo  Etienne Daho et je n’ai pas le courage d’attendre une heure 30 pour Henri PFR. Je retiendrai de ce festival qu’il est extrêmement bien organisé, convivial et que ce ne sera pas ma dernière Édition. Mon coup de cœur de ce samedi est incontestablement le retour de MC Solaar dont « l’as de trèfle a piqué mon cœur »

Rendez-vous au même endroit l’année prochaine en espérant pouvoir admirer le même coucher de soleil que celui de ce samedi 4 août ci-dessous.

(photos et texte ManuGo Photography)

MC Solaar @ Ronquières Festival – 04/08/2018 © ManuGo Photography

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