Esperanzah ! 2018 : les mille visages d’un festival qui brasse musique, culture et humain

Du vendredi 3 aout au dimanche 5 aout prochain, l’abbaye de Floreffe et ses alentours vont une fois encore être transportés dans un univers hors du temps emprunt à la féérie et à l’idéalisme, et bercé par de la world music. Comme chaque année, les organisateurs d’Esperanzah ! ont voulu innover pour transformer, un peu plus encore, leur festival en une oasis utopique où il fait bon vivre. Pré-festival en collaboration avec le Caméo, conception d’un team de SACHA, partenariat avec le FIFF, des spectacles d’art de rue pour petits et grands, pour compléter le programme de l’affiche transgénérationnelle et multiculturelle de cette dix-septième édition.

La programmation musicale ? C’est par ici !

Le jeudi 24 mai dernier, l’Esperanzah avait déjà donné le ton pour le festival floreffois 2018. En s’alliant avec le cinéma namurois, Caméo, les organisateurs d’Esperanzah avaient décidé de mettre à l’honneur le hip-hop féminin grâce aux prestations de Joy et Chilla.

Pour continuer sur cette lancée, placée sous le signe du déclin de l’empire du mâle, un cycle de débats liés à la condition des femmes sera proposé tout au long de cette édition 2018. Les thématiques abordées seront Les femmes et la migration, Laplace de la femme dans le hip-hop, La lutte contre le patriarcat grâce à un mouvement anticapitaliste et un coup de projecteur sur Le féminisme musulman et l’afro-féminisme.

Cette année, les festivaliers découvriront aussi un team de SACHA sur l’ensemble du site qui accueille l’évènement. Non, l’abbaye ne va pas se mouvoir en une immense arène pour les accros de Pokémon GO. Le SACHA est un équivalent du BOB mais là où le BOB permettait de militer contre les fléaux de l’alcoolisme, le SACHA (Safe Attitude Contre le Harcèlement et les Agressions en festival) aide à lutter face au harcèlement et aux agressions sexuelles.

Le volet animation aura des airs clownesques, cette année. Tout au long du week-end, des ateliers touchants aux arts du cirque seront dispensés par Créacirque et, le samedi après-midi, l’école de cirque de Gembloux offrira aux festivaliers l’opportunité de s’essayer à l’art de la jonglerie.

Le programme cinématographique de cette 17e édition recèle également quelques perles à ne surtout pas rater (en plus, il fait frais dans la salle on ne peut plus obscure où sont projetés les films). Je n’aime plus la mer, un documentaire d’Idriss Gabel, traitera de la situation des enfants en attente de régularisation dans les centres fermés. The Poetess de Stefanie Brockhaus et Andy Wolff est un film racontant la lutte de Hissa Hillal par la force de ses mots contre les fatwas et les extrémismes religieux. Enfin, Le sociologue et l’ourson, une réalisation de Etienne Chaillou et de Mathias Théry, illustre les enjeux du débat du mariage pour tous, par l’utilisation de peluche et par la discussion d’une mère et son enfant. Il y en a d’autres.

Les arts de rue ne seront pas en reste et Esperanzah ! risque une fois encore de vous faire voguer d’un continent à l’autre. Entre les échassiers africains du collectif Afuma et la performance musicale aux accents australiens de Keyaki feat. Tobias, en passant par le rêve à l’américaine de The Wishes Factory, il y aura du choix. Les marionnettes de la compagnie Le fil à la patte seront certainement un appel à la rêverie pour les plus petits. Les esprits créatifs trouveront un terrain de jeux où s’exprimer grâce aux Métalu à chahuter. Les adeptes de shows pyrotechniques se donneront rendez-vous au spectacle de la compagnie Lorsque Soudain.

À quelques semaines du retour des échasseurs namurois à la place Saint-Aubain pour le combat des fêtes de Wallonie, l’Abbaye de Floreffe deviendra la scène d’un spectacle de haute voltige réalisé par des échasseurs togolais qui graviteront à plus de 5 mètre du sol.

Plus loin, Keyaki vous fera découvrir un univers musical à mi-chemin entre des mélodies fantaisistes et des rythmes viscéraux qui résonneront en vous comme un appel ancestral vers la modernité. L’invitation à danser sur du Didgeridoo transe acoustique pourrait bien être le voyage le plus dépaysant de cette 17e édition d’Esperanzah !.

Dans le cadre du CabarEsperanzah !, The Wishes Factory présentera The Michael Jackson Story ; un spectacle de marionnettistes composé de neuf tableaux sur des airs bien connus du King of the Pop.

Les marionnettes de La Compagnie Le Fil à La Patte planteront le décor du spectacle LA BANDE À ZADAR où trois étranges créatures viendront conter une histoire constituée de quelques légendes perdues.

Les festivaliers intrépides pourront s’évader dans un monde très expérimental grâce aux machines du collectif français, Métalu à Chahuter. Les instruments atypiques de ces artistes permettront aux petits et aux grands de faire appel à leurs fibres artistiques.

Enfin, la compagnie Lorsque Soudain offrira une chance aux spectateurs de redécouvrir l’un des plus vieux shows qui existe au monde sous un nouvel angle. L’homme canon prendra vit dans une démonstration pyrotechnique qui risque bien d’enflammer le ciel floreffois.

Alors, qu’est-ce que vous attendez ?

Infos et tickets sur www.esperanzah.be

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