Mission Impossible 6, Fallout : toujours plus dangereux, toujours plus fort, toujours plus profond pour un festin d’action et de rebondissements en pagaille

La saga Mission Impossible n’a pas dit son dernier mot et c’est la première fois qu’un même réalisateur signe deux épisodes (en plus consécutifs) de la franchise: Christopher McQuarrier dirige Tom Cruise dans la peau d’Ethan Hunt mais ils avaient déjà tourné ensemble auparavant « Jack Reacher » (2012) (et McQuarrie avait également scénarisé « Walkyrie », « Mission: Impossible 4 – Protocole Fantôme », « Edge of Tomorrow » et « La Momie » dans lesquels jouait l’acteur). Par contre, la série perd tout de même Jeremy Renner qui n’a pas pu rejoindre le casting de cette suite en raison de son engagement sur les films Marvel. Autre mauvaise nouvelle qui a donné des sueurs aux fans : Tom Cruise s’est fait une double fracture au niveau de la cheville sur le tournage du film en sautant entre deux immeubles au cours d’une cascade à Londres, ce qui a provoqué un retard de tournage de sept semaines. Explosif, donc.

Note : 17/20 (Vu au cinéma Acinapolis Jambes)

Résumé: Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Ethan Hunt et son équipe d’agents du IMF – dont l’ancien chef de la CIA Alan Hunley, l’assistant technique Benjamin « Benji » Dunnet et le hacker informatique expert Luther Stickell – reviennent une fois de plus dans une course contre la montre alors qu’ils doivent se battre pour sauver la planète du « Syndicat », et de son chef maléfique Solomon Lane. Il y a des années, Hunt a fait deux choix incroyablement difficiles pour protéger ceux dont il se souciait le plus. Il a choisi de sauver sa femme, Julia, en simulant sa mort. Il a également choisi de sauver son équipe du IMF qui, dans le processus, a laissé échapper une cache de plutonium. Maintenant, les retombées de ces deux décisions fatidiques reviennent le hanter.

Après l’immense « Mission: Impossible 5 – Rogue Nation » (2015), l’alliance Cruise/McQuarrie semble être un gage de qualité! Suite directe de ce cinquième épisode, « Fallout » marque pour la première fois le retour d’un personnage féminin important (Ilsa Faust, jouée par Rebecca Ferguson) ainsi que le retour d’un antagoniste (Solomon Lane, joué par Sean Harris) dans deux films consécutifs de la franchise. Mais cette sixième mission est surtout la plus dangereuse pour Ethan Hunt, lui qui devra faire face ici aux répercussions de toutes ses bonnes intentions effectuées depuis son entrée en service. Plus qu’une nouvelle aventure, ce film se vit comme un intense épisode-somme, où les limites de son héros n’auront jamais été autant dépassées que dans n’importe quel autre film de la saga. C’est dire si les enjeux sont ici très élevés. À vrai dire, la mission n’a jamais porté aussi bien son nom…

Partant pourtant d’un pitch simpliste, où notre équipe du IMF devra panser les plaies d’une mission ratée afin de sauver, in fine, l’humanité, « Fallout » met rapidement en place une intrigue à tiroirs, laquelle réserve son lot de retournements de situation quasiment toutes les dix minutes (et on n’exagère pas en disant ça). Durant ce film pourtant long, jamais le spectateur ne perd ainsi le fil conducteur de cette mission, véritablement mortelle, malgré toutes les sorties de route encaissées, mais très malignes dans leurs idées, faisant durer le plaisir du spectateur.

Côté surprises, en plus de jouer sur l'(habituelle) imprévisibilité de Hunt, cet opus met en place l’utilisation d’une technologie qui, à coup sûr, réussira aussi à vous tromper. Quant aux personnages, leur écriture relève du génie. Par exemple, par rapport aux antagonistes présumés, même si leurs faits et gestes nous laissent émettre des hypothèses quant à leurs intentions, elles se révéleront encore plus énormes, et cela autant dans la manière, que dans la forme.

Mais là où « Fallout » est pensé comme une digne conclusion des précédents films, c’est en immergeant son récit dans l’accomplissement des actions passées de son héros. Sans en révéler le contenu, le film est autant un spectacle hors norme que la lutte effrénée d’un homme envers le respect de ses valeurs, toujours défendues, malgré leur remise en question, et leur manipulation à tort par autrui, et contre lui. D’ailleurs, c’est la première fois (aussi) qu’Ethan Hunt apparaît sous un angle si intime, et vulnérable, au travers d’une mission à la perversité sans limites. Le film met ainsi le paquet du côté de son histoire, qui se veut de plus en plus palpitante au fil des minutes.

Mis en scène avec une efficacité des plus remarquables, « Fallout » repousse les limites du spectacle, et des cascades affolantes. Saut en parachute au travers d’un orage, saut dans le vide sur quelques mètres, course-poursuite à moto dans Paris, ou encore en hélicoptère au travers des montagnes… On en a véritablement pour notre argent devant un tel festin d’action hallucinant. Mais tout ne se joue pas que dans son visuel, étant donné cette fois des sauts… de tension fabuleux, auxquels vous aurez droit. Sans oublier des scènes de combats à mains nues d’une violence inouïe, qui laisseraient paraître les coups pour réel. Quoi qu’il en soit, Tom Cruise est une bête vivante, capable de risquer gros, et de se donner comme aucun autre acteur afin d’assurer l’authenticité des scènes qu’il joue. Mais il n’est pourtant pas le seul à fournir un très beau travail dans ce film.

Left to right: Simon Pegg and Henry Cavill in MISSION: IMPOSSIBLE – FALLOUT, from Paramount Pictures and Skydance.

Sans ses fidèles coéquipiers, Ethan ne serait rien. D’ailleurs, le personnage n’est pas sans failles, et c’est d’ailleurs sur cela que s’appuie ici une partie du récit. Le travail d’équipe, voilà l’une des véritables clefs de la réussite d’une mission, impossible, et de son succès. Avec l’ancien chef de la CIA Alan Hunley (Alec Baldwin), l’assistant technique Benjamin « Benji » Dunnet (Simon Pegg) et le hacker informatique expert Luther Stickell (Ving Rhames), sans oublier la splendeur de l’agent Ilsa Faust (Rebecca Ferguson), le IMF a de quoi ici faire travailler ses méninges. Mais la cohésion de ces compétences réunies crée des étincelles, et surtout la naissance d’une famille que l’on ne voudrait jamais quitter. Quant à Henry Cavill, il incarne la parfaite rivalité avec Tom Cruise, soit celle de deux générations de figures hollywoodiennes différentes, relançant les dés quant à leur place dans le cinéma d’aujourd’hui, tandis que Sean Harris joue le mal de l’histoire, tel qu’on l’attend, c’est-à-dire davantage moral que physique. Et, en ce qui le concerne, tous ses cartes sont jouées d’avance…

Left to right: Vanessa Kirby, Henry Cavill and Tom Cruise in MISSION: IMPOSSIBLE – FALLOUT, from Paramount Pictures and Skydance.

« Mission: Impossible 6 – Fallout » est sans conteste le blockbuster par excellence de cet été. Toujours plus fort, toujours plus profond, ne serait-ce que pour les thèmes de l’amour et de l’amitié abordés avec subtilité, le film atteint ici un niveau encore jamais atteint par la franchise. Baigné de clins d’œil aux précédents volets, « Fallout » fait resurgir les fantômes du passé dans une course contre la mort, où les apparences s’avèrent souvent trompeuses, et les coups de théâtre, nombreux. Bref, mission réussie, du début à la fin, pour ce film imposant, dégainant une maestria dans le domaine du divertissement calibré. Un conseil: profitez.

Toutes les critiques de Julien pour l’année 2018, ça se passe également par là !

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