PHOTOS| Vu d’en bas mais aussi d’en haut, le Seneffe Festival a fait rayonner la musique de toutes les couleurs

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai participé pour la seconde fois au Seneffe Festival dont c’était la 9e édition. Pour la deuxième année consécutive, le vendredi était dédié aux groupes cover et le samedi à des artistes belges en pleine émergence et ce, grâce à l’énergie et l’investissement d’Eric Jacques, fondateur, et de son fils Florian, qui l’a rejoint il y a 5 ans.

Suarez @ Seneffe Festival 2018 – 19/05/2018 © ManuGo Photography

Nous sommes le samedi 19 mai, il est 13h et j’arrive sur le site. J’aime bien être là un peu à l’avance pour m’imprégner des lieux surtout que je n’étais pas là la veille. Les portes, quant à elles, ouvrent à 14h00. Pas moins de 12 artistes belges sont attendus ce jour sous une météo assez « frisquette » comme on dit chez nous.

Mango Moon est le 1er  band à fouler la scène OUT ce samedi. Dès mon arrivée, Loic Videtta, à la guitare dans le groupe, vient me dire bonjour. Il faut dire que Mango Moon, qui pratique de la pop-funk alternative, ne m’est pas inconnu. J’ai eu l’occasion de les voir et de les shooter aux Solidarités en août 2017 et de faire un peu plus ample connaissance avec eux étant donné que j’avais accès au Backstage et loges pour les Tremplins.  Leur style pop-funk alternatif, c’est dans les studios et sur scène qu’ils l’ont développé au fur et à mesure. Depuis, ils ont sorti en février 2017 leur 1er  EP intitulé « Dirty Shoes And Short Hair ».

« Short Hair », pas vraiment pour toi, n’est-ce pas Loïc ! Sais-tu que tu ravis les filles ? Mais oui tu le sais … Je les entendais dire derrière moi « il est canon le guitariste ». Il est vrai qu’en plus ta longue et abondante chevelure que tu balances dans tous les sens ne laisse  personne indifférent à commencer par notre objectif pour nous, photographes, pour  qui c’est un vrai régal. Donc surtout, ne change rien.

Changement de décor car les artistes alternent entre la grande scène extérieure (OUT) et la scène intérieure (IN) et c’est au tour de Tanaë, jeune chanteuse belge de 21 ans de prendre place sur la scène IN . Je ne la connaissais pas du tout mais j’ai beaucoup apprécié son univers musical teinté de mélodies pop aux influences soul. Son univers va de de Lauryn Hill à Björk en passant par Portishead, Lana Del Rey, JP Cooper, Jain et Dua Lipa. Une jolie voix et belle présence scénique.

Pierre Lizee, vous voyez qui c’est ? Mais oui, pour ceux qui suivent The Voice Belgique, il s’agit de ce jeune chanteur et compositeur belge âgé de 22 ans qui n’était pas passé inaperçu lors de l’Édition 2016 du télé crochet. Le timbre particulier de sa voix se marie bien à la pop anglaise qu’il nous livre. On sent beaucoup de sensibilité chez ce jeune artiste. Il nous a présenté un set exclusif à l’occasion de ce Festival et on le croisera encore souvent, c’est certain.

Il est 16h00, Delta faire son entrée sur la grande scène. Ils ne me sont pas non plus inconnus. J’ai déjà eu l’occasion de les voir plusieurs fois en festival et ils tourneront d’ailleurs pas mal cet été.

Leur style ? De la brit-pop mais en français. Benoît Leclercq et Julien Joris sont à l’origine de ce groupe fondé en 2015 dont  le 1er album s’intitule « À Ciel Ouvert ». Et c’est bien à ciel ouvert qu’ils se sont produits pendant une heure. Ce samedi, ils partageaient aussi l’affiche de la Caravane des Solidarités à Ath. Souhaitons leur plein succès pour la suite ; pas mal de dates sont d’ailleurs prévues pour cet été.

Retour dans le bâtiment pour Keep Yourself Alive. Ce sont de jeunes Brainois (de Braine-le-Comte), ville où j’ai résidé pendant 8 ans, qui composent ce groupe pop rock. Leurs inspirations sont variées issues du rock anglais des années ‘60/’70. Eux aussi se sont partagés entre Seneffe et Ath ce samedi. Outre plusieurs dates en Belgique, ils tourneront également cet été en France et en Angleterre. Jolie réussite pour ces sympathiques garçons venus du Hainaut.

Place à présent à un artiste que j’affectionne particulièrement. Il s’agit de Baptiste Lalieu aka Saule, auteur-compositeur-interprète belge que j’ai croisé et salué dans les escaliers. Accompagné de ses musiciens Julien Gugel et Franck Marco, je les suis lorsque j’en ai l’occasion comme récemment à la Ferme du Biereau.

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Très en forme et plein d’énergie,  c’est toujours un réel bonheur de les revoir. Le soleil a d’ailleurs fait son apparition juste avant leur passage sur scène et la vue d’en haut est impressionnante car nous, photographes accrédités, avons eu l’opportunité de prendre des photos perchés sur une nacelle qui donne une jolie vue du site et des environs. Outre un univers musical hyper sympa, « humilité » et « disponibilité » sont les maîtres mots qui pour moi décrivent le mieux ces 3 sympathiques garçons.

Leur passage à Seneffe fait partie d’une tournée de 10 concerts pour leurs 10 ans. Ils seront le 16/06/2018 à la Fête de la Musique Montivilliers en France.

Après 1h15 de concert, retour à l’intérieur pour Blackwave. Le public plutôt jeune est au rendez-vous pour ce duo anversois pratiquant  du hip hop mâtiné de jazz et de soul. Ils ont trouvé leur inspiration auprès de Common, Digable Planets, Mos Def et The Roots.  Sur scène ils sont accompagnés de musiciens issus du conservatoire Royal d’Anvers. Ils ont sorti un premier opus « Mic Check » en 2017 et depuis, ils sont heureux de jouer dans les grands festivals dont le Rock Werchter ce 7 juillet. Le public ravi, entonne les chansons les unes après les autres.

Il est 20h15 et le parterre est quasi full à l’extérieur. Un grand habitué des festivals, Marc Pinilla et ses acolytes malgaches, aka Suarez, arrivent sur scène. Le public entonne directement ses chansons issues de son 4e album mais également des précédents. Nul doute qu’il y a de nombreux fans présents. Suarez, c’est une tournée de plus de 100 concerts en Belgique, logique qu’il passe par les festivals ce printemps et cet été.

J’emprunte à nouveau la nacelle pour un autre voyage dans les airs. Le contre-jour est malheureusement toujours présent. Je sais que ce ne sera pas du tout flatteur pour les photos mais il faut s’en accommoder, on n’a pas le choix mais positivons, ce n’est pas tous les jours, qu’on peut prendre des photos « d’en haut » et c’est vraiment très chouette.

Pour ceux qui souhaiteraient voir ou revoir Suarez, ils seront le 26 mai prochain à « Faites de la musique » à Mouscron mais également aux Francofolies de Spa le 20 juillet et enfin au Festival Les Gens d’Ere le 27 juillet à Tournai.

Une fois revenue sur terre, je décide de vite aller manger un petit bout car la soirée est loin d’être finie (merci d’ailleurs à vous trois, Florian, Eric et Groove pour l’accès à l’espace VIP). Après cette petite pause, je jette un œil sur le programme et vois qu’il est grand temps de me rendre dans la salle IN pour un artiste que je ne connais pas du tout du nom de Swing. La salle est archi pleine et le public particulièrement jeune et déchaîné.

Mais qui est Swing ? Membre de l’Or du Commun depuis la création du groupe en 2012, Swing a déjà une belle route derrière lui en Belgique comme à l’étranger. Il s’agit aussi du « backeur » de Romeo Elvis sur la tournée Morale 2.

En janvier, il sort son 1er projet solo intitulé « Marabout ». Après 10 minutes passées en front stage, on demande aux photographes de sortir de cette zone car la sécurité a du mal à maîtriser le public qui pousse de plus en plus les barrières en avant.

C’est là que je fais un parallèle avec ma propre jeunesse et me dis que soit j’ai mal vieilli, soit je suis dépassée car j’avoue ne pas comprendre tout cet engouement mais bon, il faut bien que jeunesse se passe.

La soirée bat son plein. Il est 22h et dans 15 minutes, Alex Germys, producteur belge de 22 ans va monter sur scène. Début 2011, il entre en contact avec O.G. Da General pour lui proposer une de ses compositions, ce qui l’amènera par la suite à être signé chez Universal Music Belgium, une jolie ascension pour cet artiste dont l’objectif était de se lancer en solo comme producteur et c’est un pari réussi. Actuellement, il collabore avec le DJ MAKASI sur un projet Electro Festival au nom du DJ anversois. Voilà une belle réussite pour ce jeune homme qui a enflammé la scène ce samedi soir et nous a offert un spectacle haut en couleurs surtout vu de la nacelle dont c’était le dernier voyage.

Avant-dernier artiste mais dernier pour ma part, il s’agit de Todiefor.

Luca Pecoraro aka Todiefor a sorti son premier single « Beautiful » en featuring avec la chanteuse Helen qui compte plus de trois millions de streams sur Spotify et Youtube. Après une 39e place au Top 50 belge ainsi qu’un EP de 4 chansons, Todiefor régale ses fans avec un nouveau single « Cool Kids ». Il est signé chez Sony Music Belgium et il ravit les festivaliers avec son show électronique haut en light.

Voilà qui clôture cette journée du 19 mai. Merci à Eric et Florian Jacques mais aussi à Grooveman pour leur disponibilité. Les photos des divers photographes reprises par le Festival sont visibles sur leur page Facebook. Vivement l’an prochain pour la 10Édition

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