La gazette du BIFFF #2 : Dating sanglant, périple de survie, tueuse de géants, maison terrifiante et escape room sylvestre mortel, le BIFFF trouve son rythme de croisière

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le cœur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 35e festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

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Cette fois c’est parti, le BIFFF est sur les rails, le public est au rendez-vous et le village grouille de cinéphiles impatients de découvrir la programmation du jour. En ce jeudi 5 avril, mon choix s’est porté sur le Ciné 2 pour démarrer la journée, puis sur les films à l’affiche du Ciné 1 pour la fin d’après-midi avant un dernier retour au Ciné 2 pour le film de minuit trente. Six films au programme, c’est parti pour le marathon du jour !

On commence donc avec Double Date De Benjamin Barfoot qui ouvre la journée au Ciné 2.

Synopsis : Jim est sur le point de fêter ses 30 ans et, pour son anniversaire, il ne rêve que d’une chose : se faire enfin décapsuler l’endive par une fille consentante de sexe féminin. Mais Jim, avec ses cinquante nuances de gras, est loin d’être une gravure de mode, sans compter qu’il fait partie d’une minorité qu’on peut encore chambrer : les roux. Heureusement pour lui, son meilleur pote Alex est là pour jouer au rabatteur et lui inculquer les recettes d’une drague réussie. Et là, par un alignement magique des astres, Kitty et Lulu apparaissent dans leur bar. Deux créatures dont l’entrée dans n’importe quel lieu se fait impérativement au ralenti, même si Lulu est plus Angelina que Jolie… Et, malgré une approche qui tient plus du blaireau de comptoir que du gentleman, Jim décroche le jackpot : un double date le soir même ! Alors, Jim se fait beau, il essaie différentes chemises, bouffe six boîtes de Frisk, et s’échauffe délicatement le boa paresseux. Pendant ce temps, leurs «dates» s’apprêtent également : elles affûtent leurs lames, préparent le chloroforme, testent les seringues et terminent leur pentagramme satanique dans leur cave. Bref, tous sont persuadés que ça va gicler ce soir, mais chacun à sa manière…

Quand il s’agit de nous offrir des petites pépites de comédies horrifiques les Britanniques savent y faire. Et Double Date en est une de pépite ! Porté par des comédiens purement excellents et doté d’un humour noir absolument jouissif, le film est une franche réussite. On suit avec délice les tribulations de Jim et Alex dont les aventures horrifico-comiques nous tiennent en haleine durant 90 minutes de pur plaisir. On rit de bon cœur et on se délecte de scènes bien déjantées dont certaines sont amenées à devenir culte. Assurément Double Date constitue la bonne surprise du jour, des films comme ça au BIFFF, on en redemande !

DOUBLE DATE

Première: Première Belge

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Benjamin Barfoot

Cast : Danny Morgan, Georgia Groome, Kelly Wenham, Michael Socha

Distributeur: Film Constellation Ltd.

Année: 2018

Running time 89′

Note : 14,5/20

Après la bonne surprise du jour, place au navet du jour : Flashburn de Georgio Serafini .

Synopsis : Un homme se réveille dans un hangar désaffecté. La tête en sang, il ne sait plus qui il est et surtout ce qu’il fout là… Lorsqu’il essaie de sortir, un joli petit bracelet attaché à sa cheville lui envoie une décharge de plusieurs milliers de volts. Le coup de jus, ça le réveille d’un coup. Par contre, sa mémoire joue toujours les filles de l’air. C’est alors qu’un téléphone sonne. L’amnésique décroche. Un certain Lazare au bout du fil, avec une très mauvaise nouvelle pour lui et l’humanité tout entière : notre inconnu s’appelle Wes Nolan, il est virologue et, en jouant un peu trop bêtement avec ses fioles d’apprenti chimiste, il a libéré une version bionique du virus Ebola dans l’air. Depuis, il y a huit milliards d’êtres humains furibards et mourants dehors, alors l’ami Wes a tout intérêt à très vite retrouver la mémoire et leur pondre un antidote avant l’ultime pic de fièvre mondialisé…

Alors là, franchement, il n’y a rien à sauver dans ce film: les acteurs sont mauvais, la réalisation poussive et le scénario creux comme une dent dévitalisée. Tout sonne faux, à un point tel que les rires des spectateurs fusent à tout moment lors de scènes totalement dėnuėes d’humour et qui sont sensées être dramatiques. Le sommet est atteint lorsqu’un des personnages s’injecte un soi-disant antidote à un virus et que son bras noir d’infection guérit miraculeusement en moins de deux secondes au prix d’effets spéciaux à hurler de rire. Et pour clôturer le tout, le film est d’une lenteur abyssale. Au secours !!!

FLASHBURN

Première: Première Internationale

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Giorgio Serafini

Cast: Cameron Richardson, Justin Fischer, LaDon Drummond, Sean Patrick Flanery

Distributeur: Red Sea Media

Running time 92′

Note : 6/20

Direction le Ciné 1pour le film qui ouvre l’après midi dans la grande salle : Survival Family de Shinobu Yaguchi.

Synopsis : Les Suzuki forment une famille comme tant d’autres à Tokyo. En gros, c’est une belle bande d’autistes sociaux arrimés à leur technologie domestique : on bouffe devant la télé, on textote et snapchate entre «passe-moi le sel» et «change de chaîne» ; on s’extasie aussi devant les nouvelles baguettes à ventilateur intégré qui tiédissent à ravir les nouilles. Mais, un beau jour, vlan, boum, crac, patatras : blackout généralisé, plus rien ne fonctionne ! Plus d’électricité, voitures en panne, portables et frigos en rade, c’est la bérézina totale. Les supermarchés sont pris d’assaut, les banques sont submergées par les demandes de liquidité et, franchement, les premiers jours sont assez amusants pour la famille Suzuki. Ambiance camping citadin et festin de conserves avec une ampoule artisanale que les anciens appellent «bougie». Mais, très vite, les réserves d’eau s’épuisent, les bouteilles se vendent désormais à prix d’or et le troc revient à la mode. Tout comme les vandales et les chiens affamés qui prennent possession des rues de Tokyo…

Ce film qui nous vient du pays du soleil levant est une excellente surprise. Doté d’un humour irrésistible doublé d’une jolie dose d’humanité il nous met face à la situation extrême que constituerait une panne de courant mondiale. Que ferions nous sans électricité, sans moyens de transport, sans gaz, quasi sans vivres et presque sans eau ? Démuni de la technologie de pointe dont il dépend à  deux cent 200%, l’être humain est totalement perdu et bien maladroit quand il s’agit de retrouver les gestes simples utiles à sa survie.

On suit avec plaisir le périple de cette famille sympathique qui entreprend de quitter sa ville pour trouver ailleurs un hypothétique salut. Les comédiens sont parfaits, l’histoire nous tient en haleine, bref sans être un chef d’oeuvre, Survival Family n’en est pas moins un film de qualité qui donne à réfléchir.

SURVIVAL FAMILY

Première : Première Belge

Pays: Japon

Audience: EA

Audio: Japonais

Sous-Titres: Anglais, Français, Néerlandais

Réalisateur: Shinobu Yaguchi

Cast: Eri Fukatsu, Fumiyo Kohinata, Wakana Aoi, Yuki Izumisawa

Distributeur: Pony Canyon Inc.

Running time 117′

Note : 12/20

I Kill Giants de Anders Walter, la grosse production du jour a attiré la grosse foule au Ciné 1.

Synopsis : À première vue, Barbara a tout de la jeune ado mal dans sa peau : solitaire, harcelée quotidiennement à l’école, recluse dans son monde intérieur, elle passe le plus clair de son temps entre le bureau du proviseur et celui de la psychologue. Tous les adultes, sans exception, sont inquiets pour elle. Et on les comprend : une adolescente avec un QI à trois chiffres, c’est déjà suspect au 21e siècle. Mais qu’elle préfère jouer à l’extérieur plutôt qu’aux jeux vidéo ou qu’elle fasse carrément preuve d’une maturité d’adulte – cynisme compris -c’est, de toute évidence, un signe de dysfonctionnement cognitif. Seulement voilà : ça, c’est pour le plus clair de son temps… Pour le plus obscur, Barbara ne s’en vante pas car personne ne la croira. Et pourtant, notre petite mal-aimée au poids plume est la seule personne sur terre prête à affronter les Géants, ces créatures fantastiques venues d’un autre monde pour semer le chaos. Car Barbara ne joue pas dehors : elle prépare ses pièges. Barbara ne rêvasse pas : elle réfléchit à la meilleure manière de tuer les titans. Barbara n’a pas besoin d’amis : ils vont tous mourir de toute façon…

Né de l’esprit de Joe Kelly (qui a pris part au destin des X-Men, Spider-Man, Four Eyes…) et des mains de J.M Ken Niimura (Zero,Henshin…) et doté d’effets spéciaux made in Belgium, I Kill Giants se laisse regarder avec plaisir comme on savourerait un Harry Potter. Axé principalement sur la personnalité complexe de Barbara , l’excellente Madison Wolfe, le film tout d’abord onirique à souhait bascule ensuite dans le drame familial et parvient à nous émouvoir à maintes reprises. I Kill Giants est une jolie fable sur le passage à l’âge adulte et la prise de conscience de la dureté de la vie. Un bon film familial.

I KILL GIANTS

Première: Première Belge

Pays: Belgique

Audience: EA

Audio: Anglais

Sous-Titres :Français, Néerlandais

Réalisateur: Anders Walter

Cast: Imogen Poots, Madison Wolfe, Zoe Saldana

Distributeur :The Jokers

Running time: 107′

Note : 12/20

Place maintenant à Terrified de Demian Rugna, sans doute un des films les plus attendus du festival.

Synopsis : Imaginez un instant : vous êtes paisiblement endormi, votre femme s’est discrètement levée pour aller faire ce qu’elle a à faire au petit coin et, d’un coup, vous entendez un martèlement tonitruant de l’autre côté du mur. Furieux d’avoir un voisin qui joue du marteau à trois plombes du mat’, vous allez sonner chez lui afin de lui faire avaler sa boîte à outils, mais il ne répond pas. De retour chez vous, vous remarquez que ces bruits proviennent en fait de votre propre salle de bain. Et lorsque vous ouvrez finalement la porte de celle-ci, vous découvrez votre femme, transformée en boule de flipper ensanglantée, qui se mange tous les carrelages de la pièce… Imaginez maintenant que tout votre quartier soit devenu un freakshow paranormal géant, où tous vos voisins ont droit à ce qui se fait de pire en termes de phénomènes inexpliqués. Où même les flics n’osent plus mettre les pieds. Où seuls des enquêteurs spéciaux décident désormais de s’enfermer pour étudier les phénomènes. À condition, bien sûr, de garder son sang-froid car ce qu’ils vont découvrir est proprement terrifiant…

Esthétiquement magnifique, Terrified témoigne de tout le savoir-faire de son réalisateur argentin pour nous coller à notre fauteuil et nous faire sursauter à coup de jump scares inventifs. Le scénario tient la route et nous plonge dans un monde réellement terrifiant. Les acteurs sont parfaits, le montage dynamique, et les scènes impressionnantes sont légion. Un très bon film de genre à voir absolument si vous voulez faire grimper votre taux d’adrénaline et passer un très bon moment de cinéma bien effrayant .

TERRIFIED

Genre: horreur

Compétition: Compétition Internationale, Prix de la Critique

Première: Première Européenne

Pays :Argentine

Audience: ENA

Audio: Espagnol

Sous-Titres: Anglais, Français, Néerlandais

Réalisateur: Demian Rugna

Cast: Agustín Rittano, Elvira Onetto, George Lewis, Julieta Vallina, Maxi Ghione, Norberto Gonzalo

Distributeur: Aura Films S.R.L, Machaco Films

Running time 90′

Note : 14,5/20

Passons maintenant au dernier film de la journée programmé au Ciné 2 à 00h30 : Ruin Me de Preston Defrancis

Synopsis : Vous avez déjà vu la gueule d’un mec obligé de faire l’ouverture des soldes avec sa gonzesse ? Eh bien, c’est à peu de choses près la même trombine que doit tirer Alex depuis qu’elle a accepté d’accompagner son homme au Slasher Sleepout, sorte d’escape room sylvestre de 36 heures. Alex, son film préféré, c’est Dirty Dancing. Alors, quand le GO vide son sac de rando et fait une blague à la Carrie sur sa boîte de tampons, elle ne comprend pas. Quand les autres geeks du jeu se mettent à parler de Cronenberg, elle se dit « chouette, quelqu’un a amené de la bière ! ». Mais, une fois qu’ils sont lâchés sur le site avec leur sac nominatif, tout le monde devient aussi sérieux que le dernier Aronofsky : les énigmes se succèdent, les prothèses de membres coupés deviennent de plus en plus réalistes, la nuit tombe tel un jump scare, et les arbres se mettent à bouger dans le noir… Lorsque le cadavre d’un des participants est retrouvé, Alex pense très fort à Patrick Swayze et se dit qu’ils ont mis le paquet afin de leur foutre la trouille. Mais lorsqu’elle se réveille sur une plage avec une chaîne au pied qui file droit dans l’océan, elle n’a plus du tout envie de rigoler…

Renouvelant le genre par l’inventivité de son scénario, Ruin Me surprend le spectateur et parvient à le captiver du début à la fin en oscillant sans cesse entre slasher et thriller. La réalisation est nerveuse, les acteurs impeccables et les jump scares bien amenés. Bref, on frémit et on s’identifie à cette bande de jeunes perdus en forêt et acteurs d’un jeu diabolique auquel ils ne s’attendaient pas vraiment. Le suspense constant reste entier jusqu’au twist final étonnant. Un très bon film que je vous recommande vivement.

RUIN ME

Genre: horreur

Première: Première Belge

Audience: ENA

Audio: Anglais

Sous-Titres: Français, Néerlandais

Réalisateur: Preston Defrancis

Cast: Cameron Gordon, Chris Hill, Eva Hamilton, John Odom, Marcienne Dwyer, Matt Dellapina, Sam Ashdown

Distributeur: Jinga Films Ltd

Running time 87′

Note : 14/20

A très bientôt les dingos de scary movies, on se retrouve bien vite pour une prochaine gazette du BIFFF !

Jean-Pierre Vanderlinden

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