Avec sa voix d’or et son style flamboyant, Michael McDonald a fait chavirer l’Olympia !

Né le 12 février 1952 à St Louis dans le Missouri, Michael McDonald est surtout connu pour son travail avec le groupe Steely Dan, entre 1975 et 1980, et son intégration aux fameux Doobie Brothers, de 1976 à 1983, pour lesquels il écrivit quelques titres majeurs comme « It Keeps You Runnin », « What a Fool Believes », « Minute by Minute » ou « You Belong to Me ». Sa voix chaude et soul et son excellent jeu de piano font merveille, et sa carrière solo a réellement décollé dans les années 80-90 avec des titres comme « Keep Forgettin », « Only my Own » et « Sweet Freedom ». Cet artiste majeur de la blue eyed soul posait ses valises à l’Olympia de Paris le 21 mars dernier, l’occasion rêvée d’aller à sa rencontre dans la ville lumière et de vivre un concert qui s’est avéré purement excellent.

© Jean-pierre Vanderlinden

La soirée débute de manière étonnante avec Kimberose qui assure la première partie. Cette jeune femme, Kimberly Kilson Mills de son petit nom, est une tornade de feeling dont le nouvel album « Chapter One » vient juste de sortir dans les bacs et orne joliment les rayons des magasins de disques de l’Hexagone.

Elle possède une voix sidérante et une présence scénique indéniable, en résumé, elle a tout pour devenir une nouvelle étoile de la soul. On pense à Amy Winehouse ou à Adèle en plus roots, avec une touche de funk. Et au vu des excellentes compositions qu’elle défend ce soir, durant une trentaine de minute, devant un public plus que réceptif, il y a de quoi en rester réellement pantois. Du très beau boulot, et assurément une artiste dont il faudra suivre la carrière de près.

Mais place maintenant à celui que tous attendent : Michael McDonald !

© Jean-pierre Vanderlinden

Dès son arrivée sur scène c’est une immense ovation qui l’accueille, et à peine notre homme a-t-il commencé de chanter que nous sommes déjà sous le charme de cette voix d’or et de ce groove implacable qui vous remue les tripes et vous donne la chair de poule. Bien sût les titres des Doobie Brothers sont souvent gagnants à l’applaudimètre (« Minute by Minute », « Takin’ it to the Streets », « Here to love you ») mais les compos de sa carrière solo (« I Keep Forgettin' », « Sweet Freedom ») ne sont pas en reste.

© Jean-pierre Vanderlinden

Entouré d’un band de musiciens talentueux parmi lesquels on peut citer les excellents Bernie Chiaravalle à la guitare et Mark Douthit au saxophone et épaulé par son épouse Amy Holland en choriste de luxe, Michael nous régale durant plus de nonante minutes d’un rhythm’n blues classieux et irrésistible. Rien d’ étonnant donc à ce que l’Olympia lui réserve une formidable ovation finale.

© Jean-pierre Vanderlinden

Certains esprits chagrins diront que le style si personnel de McDonald peut parfois lasser sur la longueur, ce à quoi je leur répondrai qu’on tient là un grand chanteur doublé d’un formidable musicien accompagné sur scène d’un band de folie ce qui nous vaut de jolis moments de bravoure ; alors que demander de plus ? Sinon que Michael McDonald ait la bonne idée de revenir nous faire régulièrement quelques concerts épatants sur le vieux continent dans les années à venir.

Jean-Pierre Vanderlinden

Le concert en images…

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