La nuit a dévoré le monde : des zombies chez les frenchies

Antoine Verney, auteur de romans à l’eau de rose, croyait passer une soirée agréable chez son amie Stella. De l’alcool à volonté, de jolies filles. Ça s’annonçait plutôt sympa pour lui qui vit si mal son célibat. Oui mais voilà, l’ambiance est particulière, les invités peu enclins à la discussion. Dépité, le jeune homme termine la soirée seul dans une minuscule bibliothèque avec pour unique compagnie une bouteille de whisky.

À son réveil le calme absolu, plus aucun bruit, tous les convives ont disparu. Ou presque. En effet, le sol du salon, les murs du bel appartement parisien sont maculés de sang, de bouts d’os. Pire, un cadavre sans tête gît par terre. Voulant fuir l’odeur insoutenable de la mort, Antoine se dirige vers le balcon et assiste à une véritable scène de film d’horreur. Dehors, les gens s’entretuent, se dévorent littéralement entre eux, dans les rues d’un Paris transformé en véritable boucherie.

Dorénavant seul contre une meute de morts-vivants, Antoine tente de survivre en convoquant les souvenirs d’un passé bien plus gai qu’il n’y paraissait, seul moyen qu’a trouvé notre homme (avec l’écriture) pour éviter de sombrer définitivement dans la folie.

Martin Page

Il faut bien l’avouer, du zombie on en mange à toutes les sauces depuis déjà très longtemps (les premiers films de Georges Romero ne datent pas d’hier). Mais force est de constater que les auteurs de BD, de romans ou bien encore les scénaristes qui travaillent pour le petit ou le grand écran ont souvent fait preuve d’originalité pour ne pas lasser les amateurs du genre. Pour preuve, la récente et désopilante série Santa Clarita Diet produite par Netflix avec en vedette principale Drew Barrymore.

Dans « La nuit a dévoré le monde », l’originalité vient surtout du fait que l’action se déroule en France et que le roman se veut aussi (et surtout) une réflexion sur la solitude. Fléau nettement moins destructeur qu’une attaque de zombies affamés mais néanmoins beaucoup trop présent dans nos sociétés modernes.

Le court roman de Martin Page (quel joli nom pour un romancier) se lit d’une traite mais que les amateurs de The Walking Dead ne s’y trompent pas, même si le héros du livre dégomme de nombreux zombies, il s’agit avant tout d’un livre évoquant notre rapport aux autres, notre rapport à une société dans laquelle certains ont parfois du mal à trouver leur place.

À noter que le livre de Martin Page sorti en 2014 a été réédité car il vient d’être adapté pour le cinéma. Le film réalisé par Dominique Rocher sorti récemment en France, sera visible (on l’espère) d’ici peu en Belgique tant la bande annonce est alléchante.

Titre : La nuit a dévoré le monde

Auteur : Martin Page- Pit Agarmen

Genre : Fantastique

Editeur : J’ai lu

Nbr de pages : 190

Date de sortie : 20/08/2014

Prix : 6,50 €

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s