Bettie toujours à la Page dans les incroyables et intemporelles illustrations d’Olivia de Berardinis

Le temps ne fait aucun cadeau et la beauté, à peu de chose près, est éphémère. Même sur les photos destinées à l’immortaliser, les couleurs passent et les bords s’écharpent, se plient, s’érodent. Mais un dessin ! Les années se succèdent, les siècles peuvent rouler dessus, sa force n’en démordra pas. Alors, voilà qu’une armée de traits, des couleurs qui pètent et un pouvoir de séduction (et de suggestion) irrépressible viennent rendre grâce et sexy-attitude à Bettie Page, dont on a célébré il y a quelques jours les dix ans de la mort mais dont l’iconographie sensuelle et coquine n’a pas fini de faire parler d’elle… et de porter l’art d’Olivia De Berardinis au coeur des années 50 mais toujours intemporel.

© Olivia De Berardinis chez Graph Zeppelin

Résumé de l’éditeur : Plus de 50 peintures et dessins réalisés par Olivia De Berardinis, sur l’icône des années 50 mondialement connue pour ses photos de pin-up fétichistes : Bettie Page. De la première affiche réalisée en 1980 aux célèbres peintures Playboy, Olivia De Berardinis nous offre dans cet ouvrage une véritable galerie d’œuvres d’art dédiée à Bettie Page.

© Olivia De Berardinis chez Graph Zeppelin

Qui emploie encore, aujourd’hui, le mot pin-up ? Démodé, déglingué pour faire place à des mots plus grossiers et vulgaires. Pourtant, pin-up, ça avait son charme, sa poésie, son pouvoir d’évocation. Heureusement, il en reste plus que des vestiges et l’iconographie liée à des Marilyn ou à des Bettie Page, intemporelle, inébranlable. Et c’est ce que prouve ce recueil réédité par Graph Zeppelin et passant en revue les faits et traits marquants de la rencontre faste entre Bettie Page et Olivia De Berardinis, portraitiste hors-pair, amorcée dès le milieu des années 70. Et en quarante ans, pas un nuage n’est venu bousculer le charme solaire (torride, même) de cette reine de l’érotisme libertaire, précurseuse du burlesque tel que nous le connaissons, désormais, et à l’aura difficilement canalisable.

© Olivia De Berardinis chez Graph Zeppelin

Au fil de ces quatre-vingt pages de beauté graphique, c’est sous toutes les coutures (et le moins possible en général, tout en préférant la suggestion à la nudité pure et dure) que Bettie Page se dévoile, une dernière fois, comme dans un testament livré au plaisir des yeux. Ange ou démon, sirène ou bien terrienne  Femme libre et volatile, inaccessible malgré ses airs de rien, dans la jungle urbaine ou celle des félins, Bettie Page est en balade à travers les genres et dans les métamorphoses qu’opère Olivia De Berardinis sur son corps et sa peau. Ainsi croise-t-on deux ersatz de Tom et de Jerry qui s’échine à se poursuivre sans jamais s’attraper sur la courbe du dos de la playmate.

© Olivia De Berardinis chez Graph Zeppelin

La dessinatrice (autour de laquelle gravitent quelques mots de Hugh Hefner, d’elle-même et de Joel Beren), elle, possède ô combien son sujet, dans toutes les positions (même les plus inavouables) et livre une déclinaison épatante du pouvoir des femmes et de tous les univers avec lesquelles Bettie Page (toujours victorieuse) est entrée en collision. Provoquant, affolant, iconique, vénéneux.

Titre : Bettie Page

Auteur : Olivia De Berardini

Genre : Beau Livre, Artbook

Éditeur : Graph Zeppelin

Nbre de pages : 80

Prix : 30€

Date de sortie : le 15/09/2017

Extraits : 

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