Pioli prend la vie pour une sublime horloge afin de mieux en faire le tour dans un album-concept qu’on ne lâche plus

Arrêter le temps, tout le monde voudrait y croire ne fut-ce qu’un instant, et pourtant… il file… Tant et si bien qu’au milieu de ce bel été, Monsieur le temps a toqué à notre porte. Et voilà qu’on se rend compte que l’automne a avancé ses cartes et ses feuilles mortes sans que nous ayons parlé de cette rencontre marquante. Monsieur le temps, c’est l’album de Pioli, un vrai petit trésor qui fait mieux qu’aligner les chansons et se conçoit comme un concept, une vie avec ses moments forts, tristes ou heureux.

Chez Pioli, il y a du Barcella, du Renaud, du Renan Luce, du Dionysos aussi. Des belles inspirations qu’on va dégager tout de suite car Pioli, sous son chapeau steampunk d’inventeur farfelu qui a de l’or dans les mains (l’album possède un univers graphique porteur, lui aussi) a un truc bien à lui. D’une simplicité redoutable, d’une naïveté séduisante. Ainsi le Français a pris la vie pour une horloge pour mieux en faire le tour, traçant les beaux moments, les frissons (grands et petits), les joies, les peines et les questions existentielles qui font les humains depuis que le monde est monde.

Et comme les secondes s’échappent, on en fait vite le tour de cette horloge… pas des chansons de Pioli qui révèlent toujours plus de richesses à mesure d’écoute, alignant paradoxalement le poids et la légèreté de la vie. Un yin et un yang qui entraînent un petit danseur dont le syndrome de Peter Pan s’assume, de pas en avant en pas en arrière, à la poursuite du décalage horaire. Deux facettes pour équilibrer ou faire balancer le bel équilibre de cet album-concept. Du testament du commencement au premier cri de l’achèvement, et le firmament, grand, fort, salvateur mais aussi capable de nous mettre le cafard… s’il n’y avait pas la voix chaleureuse de Pioli, réconfortante.

En douze chansons, il nous emmène ici et là-bas, tantôt intime, tantôt choral, universel toujours dans un album qui nous traverse, enfantin et adulte. Un univers ambitieux et ambivalent qui risque bien de s’épanouir sur scène, de gagner en confiance tout en gardant sa fragilité qui nous traverse. Et, une fois n’est pas coutume, c’est sur un commentaire laissé sur Deezer que je conclurai (pour le moment car on compte bien encore et encore parler de Pioli) cette première rencontre tellement emballante : « Il est encore temps de garder son âme d’enfant ! »

Artiste : Pioli (Page Facebook)

Album : Monsieur le temps

Nbre de titres : 12

Durée : 33min

Label : Angel Sweet Records

Date de sortie : le 08/07/2017

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s