Olivier Megaton du 7ème au 9ème Art #2 : « On a jeté le bébé avec l’eau du bain dans l’après Nouvelle Vague et les Coréens l’ont récupéré pour réaliser les films que nous devrions faire »

Figure phare du savoir-faire français en matière de blockbusters d’Hollywood, pionnier du graffiti, Olivier Mégaton a profité de 2017 pour se dévoiler à un autre art : celui de la bande dessinée. Avec une histoire qui n’aurait pas forcément pu être réalisée sur grand écran, un huis-clos entre un petit lopin de terre sur lequel se dresse un phare angoissant et la mer. Une histoire du Neuvième art avec Sylvain Ricard, Nicola Genzianella et Sébastien Gérard qui emprunte des réflexes cinématographiques, ce qui en fait un peu plus le sel. Parce qu’il est toujours bon de saisir un auteur qui réussit à sortir de sa zone de confort, l’occasion était trop belle que pour ne pas rencontrer Olivier Mégaton, avec plein de questions et des allers-retours entre BD et cinéma, et le reste ! Fin de cet entretien en deux parties qui nous fait quitter la mer pour naviguer entre Bande Dessinée, Cinéma et bien d’autres choses.

Première partie | Olivier Megaton du 7ème au 9ème Art #1 : « Adolescents, il y avait les squats, les débuts des Béruriers Noirs et la Kronique des Koupeurs de têtes associés, notre fanzine »

Je rebondis sur ce que vous disiez plus haut, je ne savais pas que les éditeurs envoyaient leurs albums aux cinéastes.

Si, comme on fait des adaptations, ça les intéresse de savoir ce qu’on en pense. Puis, sait-on jamais qu’on veuille transposer l’album au cinéma. Il y a des gens au sein des maisons d’édition qui ne s’occupent que de ça ! Les droits adaptés sont très importants. Encore plus à l’heure où les adaptations de BD vont bon-train.

Dont Valérian !

1000 days of Valérian/Day 77 © Luc Besson/europacorp

Dont Le Petit Nicolas, dont le Petit Fantasio, dont le Petit Spirou… Largo Winch, aussi. Dans tous les styles, en fait. Et toute BD est adaptable. Carmen Cru pourrait faire une comédie assez poilante. Plein de choses sont adaptables, tout autant qu’un roman.

Carmen Cru © Lelong

Il y a quelques mois, avec un producteur, nous étions intéressés par une BD très basique, minimaliste à l’histoire formidable. Je pense qu’il y a un vrai pont entre BD et cinéma. Et comme l’édition produit un nombre phénoménal de BD, on n’en reçoit qu’une petite partie mais ça nous permet de lire des choses sur lesquelles on ne se serait peut-être pas jetés. On nous envoie ce qui peut nous intéresser.

Vous avez eu d’autres projets ?

Les Humanoïdes m’ont contacté avec Je suis légion. Un très gros titre. Le problème ? Sa difficulté à être adapté. Le cinéma, à la différence de la BD, et particulièrement celle-là, est confronté à un spectateur qui ne peut s’identifier qu’à quelques personnages. Dans Je suis légion, on passe d’un personnage à l’autre, très rapidement. C’est plus une série télé à la Games of Thrones. Pendant six mois, on a bossé dessus mais je ne suis pas parvenu à trouver l’axe. Mais j’espère que quelqu’un fera naître le projet car cette série est très riche, porteuse.

Comment expliquez-vous que la bande dessinée soit devenu un des moteurs du cinéma actuel.

Je pense que le cinéma évolue énormément et très vite face à une réalité qui évolue encore plus vite. Ce n’est pas de la fainéantise mais entre le moment où un scénario est conçu et son arrivée sur les écrans, il faut deux ou trois ans. À l’échelle d’un homme, c’est énorme. Alors, quand une histoire a déjà fonctionné, qu’elle a été mise à jour, c’est sans doute plus rassurant pour certains de transposer au cinéma une histoire qui a déjà fait ses preuves. Il y a plein d’autres raisons.

Le cinéma, c’est un peu de la bande dessinée, aussi ! Le storyboard de Jonathan Delerue sur une scène de Taken 3

Puis, nous sommes dans une époque où il y a de moins en moins de scénarii originaux parce que ça coûte de l’argent et que c’est long. Désormais, on a plus tendance à faire des sequels, des remakes, de rebooter tous les vieux films des années 60… ou pas si vieux d’ailleurs… C’est un gain de temps, encore plus quand le financement est compliqué. Avec une histoire pré-existante, on peut directement donner des indices aux financiers.

Le cinéma, c’est un peu de la bande dessinée, aussi ! Le storyboard de Jonathan Delerue sur une scène de Taken 3

Moi, j’ai plein de projets différents. Et la BD est aussi une source d’inspiration. Parfois, je me dis pourquoi pas. Là, je suis en train de développer un projet inspiré des comics The Last Days of American Crime de Rick Remender et Greg Tocchini. Un projet qui me correspond vraiment, pas si loin de Liberatore, assez trash… Du coup, on a écrit un scénario et on espère arriver à le caster. La BD, surtout américaine, possède cette capacité à dire des choses que peu osent dire et sans se priver de le faire via le cinéma, comme les Marvel, Dc Comics et autres. C’est intéressant, à partir de là, ils connaissent la limite. The Last Days of American Crime, il va falloir la filtrer un peu, ce n’est pas montrable comme ça à l’écran, mais le propos est hyper-intéressant.

© Remender/Tocchini/Maleev chez Emmanuel Proust Editions

Mais c’est vrai, en y repensant, qu’il y a beaucoup de bandes dessinées adaptées au cinéma. Peut-être aussi parce qu’elles sont plus faciles à adapter q’un roman ou une nouvelle, trop longs à adapter, il faut couper dedans. Les choix sont durs. Tandis qu’un album de BD correspond vraiment au format cinéma. Si on se dit qu’une planche correspond à 45 secondes, deux tomes donnent matière à 1h30 ou 1h45 de film. Le format de la BD s’adapte très bien dans sa forme narrative. Puis, il y a des univers : Corto Maltese, Blueberry, ce sont des univers graphiques déjà très présents.

Des adaptations que vous avez vraiment appréciées ? 

Je ne sais pas. À vrai dire, je ne me pose pas la question quand je vois un film ou une série. Si c’est bien, je ne me pose pas la question. Encore plus dans la mesure où quand on choisit une bande dessinée à adapter, on se dit que les lecteurs iront voir le film. Ce qui n’est pas vrai du tout. Dans la BD, on fait son petit bonhomme de chemin dans sa tête tandis qu’au cinéma, on est un peu plus pris par la main. Je ne suis pas sûr qu’il y ait de réelle incidence sur les fans. Certains iront voir le film, certainement, mais pas à ce point.

Dans l’autre sens, c’est pareil : quand je vois un film qui m’a plu, je ne vais pas forcément aller chercher le livre parce que je sais qu’il me racontera autre chose et je préfère rester sur le bon souvenir. Régulièrement, les gens sont déçus quand ils voient un livre ou une BD adaptée, majoritairement parce qu’ils se sont fait une vision très subjective des choses et qu’un étranger va lui donner sa vision, elle aussi, très subjective des choses. C’est normal, il y a une part de créativité monumentale laissée au lecteur dans la littérature… et en BD aussi, même s’il y a un univers, on recrée le monde et on s’y immerge un peu plus. Le cinéma, lui, prémâche tout, les spectateurs sont plus manipulés, tout va plus vite.

Vous parliez de la lenteur du processus quand on fait un film…

… pour la bande dessinée, c’est encore pire pour le coup. Effectivement, on est des ultra-rapides au cinéma. Je mets un an pour faire un film. Ce qui est très rapide, en général, c’est un ou deux ans. Mais sur des grosses machines comme celles sur lesquelles je travaille, on ne peut pas se permettre d’attendre. Là, sur Ni terre ni mer, on a mis six ans de travail, d’aller-retour, d' »on s’arrête, on recommence ». Faut tenir le coup. Mais c’est marrant aussi et je n’ai jamais été frustré. Quand je suis arrivé, Nicola bossait sur autre chose. On a attendu, on revenait six ou huit mois plus tard, on recommençait. Entre-temps, j’avais eu d’autres idées. Pareil avec Sébastien, il s’est arrêté trois mois avant de reprendre la couleur du deuxième tome. Je n’ai pas vu ces trois mois passer.

Le temps s’est détendu dans la créativité. J’ai moins senti la pression. Le dessin du tome 1 est prêt depuis deux ans, on a commencé le dessin du tome 2, il y a un an et demi. À la base, Dupuis, voulait sortir le premier tome en été et le deuxième en septembre : ils ont finalement laissé vivre le premier. Il faut dire aussi que ce n’est pas mon activité principale ! Dans le cinéma, on a vraiment la pression. Entre le moment où on a commencé et la parution, j’ai presque fait trois films ! Le dernier, je l’ai commencé la première semaine janvier, quand le patron du studio m’a appelé pour me dire qu’il avait réservé un lieu tournage pour la première semaine de janvier 2018, pour le prochain film. Ça paraît loin mais c’est super-rapide. Il faut le tourner mais aussi le préparer, il n’était même pas casté, je n’avais que mes trois personnages principaux. Pour mon prochain film à sortir, après l’avoir tourné, si on avait fini le montage en octobre, il fallait encore faire le son, l’étalonnage, la musique, les effets spéciaux… On se dit qu’on y arrivera pas, mais si au final. Ça, c’est la pression, encore plus quand on a la date de sortie. L’industrie met beaucoup d’argent sur les dates de sortie. Souvent, le marketing de ces gros films a un budget plus important que le film. Dupuis a été, ici, super-flexible.

Ici, l’univers est très éloigné de vos précédentes productions (Taken, le Transporteur 3, Colombiana…), non ?

Je ne dirais pas ça, je n’ai pas d’univers en particulier. En fait, j’ai écrit beaucoup de films très différents de ce qu’on peut voir dans ma filmographie. Quand on est metteur en scène, il est difficile de voir quel projet va avoir une issue favorable, ils s’écrivent, se réécrivent, se financent, se définancent, donc j’ai du écrire une quarantaine de scénarii qui ne seront peut-être jamais au cinéma. J’ai adapté certains en littérature. L’écriture est un process, on ne peut pas se dire je me concentre sur ça et je ne m’arrêterai que quand ce sera réalisé. C’est impossible. Parfois, on n’est pas dans le timing; d’autres fois, on se rend compte que l’idée géniale ne l’est pas tant que ça, plein d’éléments dans la vie ou dans l’époque s’étant passés.

Je n’ai pas d’univers, à proprement parler. Je viens du thriller et, très rapidement, en France, je me suis aperçu que c’était le parent pauvre, qu’il n’y avait pas d’argent pour ça et que les gens aimaient en regarder… à la télé. Du coup, c’était infinançable. Ma chance, c’est d’avoir réalisé une grosse scène d’action sur La sirène rouge.

Beaucoup se sont retournés dessus, me disant qu’ils n’avaient jamais vu une scène d’action comme ça en Europe et m’incitant à me tourner vers les films d’action. Je regardais ça de loin, je n’étais pas particulièrement fan de ces films. À la fin, assez lourdement, on m’y a poussé et je me suis rendu compte que j’avais une facilité à réaliser l’action. Parce que c’est mécanique, que c’est très créatif… Du coup, j’ai fait quatre films comme ça. Maintenant, j’ai des projets beaucoup plus noirs, qui font réfléchir un peu plus.

Qu’en est-il de la psychologie des personnages entre cinéma et bd ?

On n’arrive pas autant à la faire passer en BD qu’au cinéma. Ce n’est pas une frustration mais un constat. Le cinéma a une capacité à aller chercher le regard. La vie dans le regard, c’est ce qui fait sa magie. Dans la BD, on donne une idée, une esquisse de la personnalité. Dans le cinéma, on va chercher le non-dit au tréfonds du regard, on rend les émotions de manière super-réelle.

Taken 3 © Jonathan Delerue
Taken 3 © Jonathan Delerue

Et la force de la BD par rapport au cinéma ?

Le contrôle est au lecteur. On peut faire marche-arrière, s’arrêter. Dans la bande dessinée, c’est encore plus facile que dans un roman, on reconnaît directement l’image qui nous intéresse, là où telle chose se dit, à tel moment. En terme de décryptage d’émotion, de drame, on va plus loin que la littérature.

© Mégaton/Ricard/Genzianella/Gérard chez Dupuis

Puis, une BD, c’est un objet ! Ce n’est pas qu’une histoire. On aime l’avoir, le toucher, le feuilleter, le mettre sur une étagère, le prêter ou ne pas le prêter. Un livre n’a pas toujours ce côté précieux qui restera toujours dans la BD. Les couvertures de BD, c’est cartonné, classieux, comme un poster. Il y a de l’émotion, de la créativité pure et un objet. La BD dématérialisée va s’avancer dans autre chose.

Les Last Man, etc.

Oui, ces développements sur internet. Puis ce que font les mômes aujourd’hui. Mon fils a 22 ans, depuis ses seize ans, il lit de la BD en ligne. Il ne les achète pas, sauf les mangas qu’il veut absolument avoir. Ça n’empêche que les gens resteront accrocher à l’objet ?

Est-ce que votre expérience au cinéma mais aussi dans le graffiti vous ont aidé à consolider ce scénario ?

De cinéaste, certainement. Au fil des projets, j’ai mis en place un outil d’analyse permanente d’une histoire, des cadres conçus pour ne pas enlever l’émotion, hein. Mais ce qui fait que je suis beaucoup plus au point qu’avant. Et toute cette expérience peut être mise au service de mon scénario de BD. Après, mon métier de graffeur, je ne suis pas sûr que ça ait joué. On fige la peinture malgré tout, le dessin est différent, la narration absente. Il n’y a pas cette maturité que peut avoir la BD même si le graffiti a évolué, qu’il est beaucoup plus réaliste aujourd’hui, plus mature aussi. Ce n’est pas la même créativité, pas la même expressivité, la technique est radicalement différent. Mes inspirations pour cette BD sont plus à aller chercher du côté des cadrages cinématographiques. J’ai voulu les adapter, les communiquer à la BD. Comme ce bateau perdu de la première page. Il fallait ressentir.

© Mégaton/Ricard/Genzianella/Gérard chez Dupuis

Si vous en faisiez un film, quels acteurs choisiriez-vous ? Ou il y avait déjà un casting préétabli ?

Non, pas spécialement. Je pense que j’irais chercher des Paul Dano, des Ben Foster, des gens assez barges, qui arrivent à se propulser dans un rôle. Je verrais bien un Tom Hardy pour un des deux gardiens de phare. Des acteurs qui ont une capacité à s’immerger dans un rôle, pas lisses, qui mettent beaucoup d’eux-mêmes.

Paul Dano, Tom Hardy et Ben Foster

Des coups de coeur BD ou cinéma récents ?

Pas vraiment. En BD, j’ai l’impression qu’il y a un tassement en terme de dessin. Il n’y a plus cette espèce de violence qui nous fait prendre un coup en tournant une page. Du moins, ça ne m’est pas tombé dans les mains.

Au cinéma, mon dernier coup de coeur doit dater de l’année dernière. Y’a rien eu de grandiose, dernièrement. Dans les séries, par contre. Je découvre la dernière saison de Fargo, on est sur un mode dramatique qui me plait énormément. Les séries sont mille fois plus créative en ce moment. Le cinéma peut l’être mais voilà… J’attends impatiemment le Blade Runner de Denis Villeneuve. J’adore ce qu’il fait et comme Blade Runner est un de mes films préférés. Ça ne me pose aucun problème que ce soit lui qui fasse cette suite, peut-être répondra-t-il à des questions que je me suis posé, j’ai une grosse envie de voir ce film. Après, j’aime bien quand, dans des gros films, les gens prennent des risques. Comme Deadpool, un film classé R – ce n’est pas rien aux États-Unis -, en prenant tous les risques de la terre, qui a fait un succès colossal. Puis, il y a un milliard de films que j’adore dans le cinéma non-commercial. Comme Captain Fantastic.

Mais dans le cinéma français,rien ne m’a semblé révolutionnaire, tant en séries qu’en cinéma. Je suis bercé par ce qu’il se passe, ce ronron, ces films faits pour aller à Cannes ou pour avoir des César, on s’y conditionne en se fichant bien que le public aille les voir puisque de toute façon la critique encensera. Je n’y suis pas réceptif, à ce cinéma qui s’endort. Historiquement, on a un passé impressionnant, avec des énormes cinéastes comme Melville qui ont inventé quelque chose.

Mais aujourd’hui, ce sont les Coréens qui font les films qu’on devrait faire, ces polars, ce cinéma noir. Ça ne s’est pas redéveloppé alors qu’on a Le samouraï, Le cercle rouge… Des monuments et des signes avant-coureurs du thriller américain. On n’est plus capables de faire ça, en France. Je trouve regrettable qu’on ne fasse plus ça en France. On a jeté le bébé avec l’eau du bain dans l’après Nouvelle Vague. On a voulu faire de l’intellect, en se disant que le reste du cinéma était débile même si ça faisait des entrées. Sans doute, y’avait-il moyen de faire des entrées avec un cinéma plus dur… mais ce fut le contraire. Il n’y a plus de place pour l’entre-deux, le public n’est plus éduqué à ça, du coup il va chercher de la série américaine. On aurait pu aller plus loin, faire notre Old Boy mais les Coréens nous ont volé littéralement tout un pan de ce qu’on aurait pu continuer. Mais bon, quand c’est impossible à financer, impossible à caster ici…

Et vous, vos projets ?

Je finis un documentaire pour Canal + sur l’escroc Christophe Rocancourt, l’homme qui a escroqué Michel Polnareff, Mickey Rourke, entre beaucoup d’autres. Ce sera diffusé dès le 25 octobre puis il fera des festivals. C’est un documentaire en deux épisodes : un de 2h10, l’autre d’1h40.

© Canal +

Je développe également un film qu’on aurait dû tourner cet automne mais qu’on a décalé au printemps : Rally Car avec Keanu Reeves. L’histoire d’un ancien pilote de Nascar qui se fait éjecter de sa place et qui se retrouve à devoir beaucoup d’argent. Il va donc devoir prendre part à une course en Chine qu’il devra terminer dans les trois premières places pour espérer gagner de l’argent. Il va se retrouver confronter à une culture qu’il ne connait pas. Sans compter le mode de conduite : il a passé sa vie à tourner à gauche et, là, on lui demande de tourner à droite. Avec des traversées de désert, etc. De l’action pur.

Puis, je vais lancer un nouveau documentaire. Enfin, j’ai d’autres long-métrages. Aux États-Unis, The Last Days of American Crime, donc. On est en train de caster ça.

© Remender/Tocchini/Maleev chez Image Comics

Et un remake en France qui n’est pas encore dealé, c’est un film des années 60 avec Jean Gabin énormément connu. Un vieux thriller remis au goût du jour.

Il y a aussi, dans les tuyaux, un Spartacus futuriste, non ?

Champion, un gros gros film d’action avec un gros budget. On verra dans deux-trois ans, ça prendra du temps. Les journalistes, en France, ont parfois l’impression que le film arrive, qu’il leur plait ou pas, et voilà. Mais non, c’est très long. On le met en place mais ça prend du temps.

Et en BD ?

On attend la sortie du tome 2 de Ni terre ni mer, puis on regarde pour repartir sur une nouvelle aventure.

Pour terminer, dans ce besoin d’être créatif, vous dessinez, peignez à quelle fréquence ?

Pas tous les jours mais dès que j’ai le temps. J’ai fait une expo en juin et juillet à Paris, ça faisait trois ans que je n’avais plus exposé. J’ai peint un mur, à Saint Ouen, une sorte de Walk of fame. On voulait que je sois le premier comme je suis un précurseur parmi les graffeur à la bombe français. Ça me permet de rester en relation avec moi-même. C’est jouissif de repeindre, de faire quelque chose en un quart d’heure devant des gens qui n’en reviennent pas que ça aille si vite. J’ai fait ça toute ma vie, c’est facile.

Titre : Ni terre ni mer

Tome : 1/2

Scénario : Olivier Mégaton (Page Facebook) & Sylvain Ricard

Dessin : Nicola Genzianella

Couleurs : Sébastien Gérard

Genre : Thriller, Suspense, Huis-clos

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 54

Prix : 14,50€

Date de sortie : le 07/07/2017

Extraits :

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