A mi chemin entre le blues le plus roots et la ballade sensuelle imparable, Chris Rea nous a une fois de plus conquis

Chris Rea est un miraculé. Opéré il y a quelques années d’un cancer du pancréas qu’on imaginait fatal pour lui, le guitariste légendaire à la voix chaude et sensuelle doit suivre désormais un traitement à vie mais a repris du poil de la bête.  C’est donc un réel bonheur que de le voir à nouveau prendre du plaisir « on stage » et de nous le faire partager lors de ses régulières visites comme le 11 octobre dernier. Un concert magnifique à Forest National.

Chris Rea © Jean-Pierre Vanderlinden

Tout commence avec avec « The Last Open Road » , suivi de « Happy on the Road ». Le ton est donné, le son parfait, et la voix exceptionnelle de Chris survole un jeu de guitare slide flamboyant dont la réputation n’est plus à faire. 

Il faut bien reconnaître que Chris Rea a cette facilité innée de vous transporter du blues le plus roots à la ballade sensuelle imparable qui donne envie de se lover dans les bras de l’être qu’on aime, et c’est sans nul doute ce qui, au fil des ans, rallie les puristes et le « grand public « ( je déteste cette appellation !) à sa noble cause.

Chris Rea © Jean-Pierre Vanderlinden

Chris est peu bavard comme à son habitude et préfère utiliser sa voix rocailleuse pour nous combler d’aise durant chacun de ses titres. De temps à autre un sourire illumine sa face burinée, signe que l’homme a repris goût à la vie en n’ayant jamais perdu celui de la scène, les tournées agissant sur lui comme des thérapies. On continue le voyage musical en sa compagnie avec « Josephine », « Julia » , « Looking for the Summer » toujours aussi poignant, « Stony Road », « The Road Ahead » tiré de son dernier opus « Road Songs For Lovers », et bien sûr l’inévitable dyptique The Road to Hell attendu par tous et qui me fait inévitablement dresser les poils à chaque écoute.

Chris Rea © Jean-Pierre Vanderlinden

Un rappel s’impose et on accueille le retour de Chris sur cette jolie scène décorée de guitares avec enthousiasme, d’autant plus qu’il nous gratifie d’une version chaloupée de « On The Beach »  suivie d’un  » Let’s Dance »  libérateur et jouissif. Le public en redemande encore, mais notre homme ne reviendra plus.

Un concert de Chris Rea se vit désormais comme un moment hors du temps, comme un rendez-vous galant avec une maîtresse de longue date durant lequel les surprises sont de plus en plus rares, mais l’excitation toujours présente et le plaisir sans cesse renouvelé. Un très beau moment suspendu dont on pourrait difficilement se passer…

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER

 

Setlist Chris Rea Forest national 11.10.2017 :

  1. Encore:

 

Le concert en images…

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