Vous connaissez peut-être… vous connaîtrez sûrement !

Vous connaissez sans doute cette fonction qui permet lorsqu’on est sur Facebook de voir défiler les photos des amis de vos amis. Que ce soit la prof de zumba de votre grande soeur ou le charmant cousin de votre voisine Samantha. Ils sont presque tous là.

Lili aussi était là. La jolie Lili de Lille.  Joann n’a pas pu résister, lui qui pourtant se remet à peine d’une déception amoureuse. Pourtant cette fille apparemment gravement malade et qui ressemble étonnamment à sa maman ne lui plaît pas physiquement. Alors comment a-t-il pu tomber dans le panneau? Lui qui ne répond à personne sur internet. Comment a-t-il pu entamer une relation virtuelle avec une inaccessible inconnue alors qu’il a abhorre les réseaux sociaux?

Joann Sfar

Comme s’il en avait un peu honte, Joann Sfar (cette histoire, il l’a réellement vécue comme d’autres personnalités dont il tait les noms) met près de la moitié du roman avant d’aborder sa « rencontre » avec Lili. La fille idéale même si il ne l’a jamais vue en vrai. Tellement différente de ces femmes qu’il a l’habitude de fréquenter et auxquelles il donne parfois un surnom croquignolet (Dracula Vomito, si tu nous lis). Et c’est sans conteste parce qu’elle ne ressemble pas aux autres qu’il s’attache à cette fille paumée et très douée pour le mensonge, un art grandement usité sur la toile.

Chaque jour j’en apprends davantage sur son existence réelle ou fantasmée. Je me dis que j’ai au bout du fil soit un génie à l’imagination folle, soit une héroïne de roman. Dans les deux cas, c’est passionnant.

©Rafael Montesso

Tout au long du récit on sent l’auteur de Petit Vampire, obnubilé par la notion d’abandon. D’où son attirance pour Lili délaissée par sa mère et sa passion pour la SPA et ses chiens en cage laissés là par des maîtres un peu trop lâches.  À ce propos: ne vous fiez pas à la couverture du livre, il ne s’agit pas d’un livre consacré au meilleur ami de l’homme même si on perçoit assez vite l’amour que le créateur du Chat du Rabbin porte aux animaux car comme il l’écrit lui même « si l’on pouvait s’aimer autant qu’on aime son chien, cela résoudrait non seulement les soucis de racisme mais aussi beaucoup de problèmes de couple ».

Alors oui certains diront que c’est encore et toujours le roman d’un auteur français un brin nombriliste comme il en existe tant de nos jours et qu’on en a que faire de ses problèmes de chien pétomane. D’autres diront que ce roman part dans tous les sens tant les digressions sont nombreuses mais c’est tellement bien écrit et souvent drôle que ce serait dommage de bouder son plaisir.

Titre  : Vous connaissez peut-être

Auteur : Joann Sfar

Genre : Roman

Editeur : Albin Michel

Nbr de pages : 263

Date de sortie : 23 août 2017

Prix : 18,50 €

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