Dans Bâtard, le crime est une affaire de famille qui roule à tout berzingue !

Bandit, gangster, larron, pillard… Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner quiconque vole le bien d’autrui. Max de Radiguès a lui choisi Bâtard, pour l’ambigüité du mot et ses différentes significations. Puis faut dire que Bâtard, ça sonne bien et ça résonne comme un épisode de Breaking Bad ou un film de Tarantino bien torché, bien claqué. Ça tombe bien, Bâtard, c’est plus qu’un titre, c’est un road trip qui ne se refuse rien, sur la piste de Bonnie & Clyde en mode mère et fils. À moins que…

© Max de Radiguès

Résumé de l’éditeur : May et son fils Eugene tracent la route, le coffre de leur voiture rempli de sacs de billets de banque. Ils viennent juste de participer à un  » coup  » exceptionnel : 52 hold-ups simultanés à la même heure, dans la même ville. La police n’a rien pu faire !

© Max de Radiguès

« Faut qu’on bouge ! » « Déjà ? On n’a même pas eu le temps d’aller à la piscine… » Bon d’accord, dit comme ça, ça a tout l’air d’un album qui se traîne et prend son temps. Pourtant déjà, dans cette situation banale, dans ces premières planches, Max De Radiguès tisse son intrigue qui peu à peu va prendre un tour phénoménal. Car la situation de May et Eugene n’est pas anodine. Et la piscine dans laquelle ils vont bientôt plonger pue le sang et la sueur plus que le chlore. Eugene et May ont réussi le coup parfait (inutile de demander, l’auteur reste vague à propos de ce sujet qui n’est pas celui du livre) jusqu’à la fuite. Cette cavale qui, elle, n’a rien de parfait.

© Max de Radiguès chez Casterman

Des barrages de police à la cabane d’un bûcheron jusqu’à l’issue inéluctable, le tout émaillé d’une crise d’asthme, de baston et d’autres moments réjouissants; Max De Radiguès se sert du petit format qui lui est assigné (et qu’il s’est assigné, en fanzine, lors d’une première parution auto-éditée en 2015) pour faire dans la grande aventure, la folle épopée. Et mettant ses deux héros (dont il connait forcément plus les vies que ce qu’il en dévoile pour mieux surprendre) au pied du mur et face à une bande bien plus terrible que les quarante voleurs; l’auteur varie les plaisirs et les paysages dans un noir et blanc qui leur va bien et nous offre une péripétie tour à tour barrée, mordante, allumée (et incendiaire, même) et conquérante. Une BD de genre de beau calibre et sous testostérone qui parvient à échapper à la superficialité pour aller voir plus profond. Et ça, ça lui fait casser la baraque encore plus !

Titre : Bâtard

Récit complet

Scénario et dessin : Max De Radiguès

Noir et blanc

Genre : Road trip, Thriller, Action

Éditeur : Casterman

Nbre de pages : 192

Prix : 13€

Date de sortie : le 07/06/2017

Extraits : 

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